<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848</id><updated>2011-12-12T01:23:43.828-08:00</updated><title type='text'>Louis au Cambodge</title><subtitle type='html'>« Pour que l'événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu'on se mette à le raconter. » [Jean-Paul Sartre, in: La nausée, 1938]</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>41</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-7772238536867331125</id><published>2008-10-15T09:08:00.000-07:00</published><updated>2011-10-25T10:45:20.371-07:00</updated><title type='text'>Opération Phum Thmey : un grand succès.</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SPYYFTKj8UI/AAAAAAAABBI/4MfbpEVhn50/s1600-h/DSC01495.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SPYYFTKj8UI/AAAAAAAABBI/4MfbpEVhn50/s320/DSC01495.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257416094324617538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis et lecteurs,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’&lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/semaine-26-overlord_16.html"&gt;Opération Phum Thmey&lt;/a&gt; a donc pris fin ce 30 septembre 2008 après avoir emporté un vif succès. Au total, vingt dons ont permis de récolter 2070€, soit plus de 100€ en moyenne. Au nom des enfants du village de Phum Thmey à qui cette opération profitera, je prie les généreux donateurs d’agréer mes plus sincères remerciements. Confiés au P. François Hemelsdael (en charge de la paroisse de Phum Thmey), les fonds de l’&lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/semaine-26-overlord_16.html"&gt; OPT&lt;/a&gt;  sont aujourd’hui en de bonnes mains et seront à coup sûr utilisés à bon escient pour les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc s’achève ma coopération au Cambodge : par une opération de solidarité réussie. Puisse-t-elle être la meilleure expression de ma gratitude envers ceux qui m’ont accueilli cette année au Cambodge, et particulièrement à Kompong Cham et à Phum Thmey. Je souhaite que les fonds ainsi levés soient pour leurs destinataires un signe que je ne les oublie pas. Dans une plus large mesure, je souhaite également qu’ils soient un pont de plus entre deux mondes : un monde trop souvent laissé au bord du chemin par les mauvais Samaritains du tout croissance - le leur -, et un monde fonçant bien souvent tête baissée vers la surabondance matérialiste - le nôtre -. &lt;br /&gt;Encore merci à tous ceux qui ont suivi mes aventures et/ou qui y ont participé d’une manière ou d’une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt, avec toute ma reconnaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-7772238536867331125?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/7772238536867331125/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=7772238536867331125' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7772238536867331125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7772238536867331125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/10/opration-phum-thmey-un-grand-succs.html' title='Opération Phum Thmey : un grand succès.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SPYYFTKj8UI/AAAAAAAABBI/4MfbpEVhn50/s72-c/DSC01495.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-7636497850327699639</id><published>2008-08-06T05:49:00.000-07:00</published><updated>2011-09-15T06:42:08.189-07:00</updated><title type='text'>RAPPORT DE FIN DE MISSION</title><content type='html'>À peu de choses près, ce rapport de mission est tel que je l'ai rendu à &lt;a href="http://www.la-guilde.org/"&gt;la Guilde Européenne du Raid&lt;/a&gt; et aux &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;Missions Étrangères de Paris&lt;/a&gt;. Il était une des clauses du contrat qui m’a lié toute cette année à ces deux organismes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SJmgsUFj68I/AAAAAAAAAt4/0XmIw3al5yo/s1600-h/flottant.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SJmgsUFj68I/AAAAAAAAAt4/0XmIw3al5yo/s320/flottant.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231389125334264770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEBUT DE MISSION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Quelles étaient les  motivations de votre départ en mission ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;1) partir ailleurs – 2) être utile pendant un an à une cause qui me tienne à cœur – 3) Trouver un substitut au service militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Quelle formation avez vous reçue avant le départ ? A t elle été utile et adaptée? Avez-vous des suggestions ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formation 1 : école de commerce. La formation dans les écoles de commerce, très généraliste, m’a offert de pouvoir m’adapter assez facilement dans un environnement professionnel qui ne m’était pas forcément familier. &lt;br /&gt;Formation 2 : faculté d’histoire. La rigueur universitaire, absente dans les écoles de commerce, m’a beaucoup apporté ; je lui dois la persévérance dans le travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens, ma formation reçue avant le départ m’a été utile. &lt;br /&gt;Je n’ai pas de suggestion particulière à émettre, hormis que le bon sens et la volonté sont les meilleurs alliés du travailleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Comment s’est passée votre arrivée ? Avez vous eu une période de tuilage ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je suis arrivé, mon prédécesseur était déjà rentré en France, où j’ai pu le croiser pour qu’il me briefe sur quelques points essentiels de ma mission. Je ne me suis néanmoins pas retrouvé tout seul à mon arrivée, puisqu’un second coopérant, en poste sur place depuis 23 mois, m’a accueilli. Nous avons passé quinze jours ensemble, le temps pour lui de me montrer au mieux comment manier la barre. Il est ensuite rentré en France.&lt;br /&gt;J’ai donc eu un semblant de tuilage, qui m’a été des plus précieux. Pour la suite, et j’y reviens, le bons sens et la volonté ont été mes meilleurs alliés.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;- Y a t il eu un décalage avec le poste annoncé ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je tiens compte du contenu de la mission tel qu’il est écrit sur mon accord de volontariat (« Assistant responsable comptable / responsable du centre de jeunes »), il y a eu, de fait, un décalage avec le poste annoncé. Sauf erreur de ma part, et jusqu’à présent, la responsabilité du centre de jeunes était réservée à la seconde année de volontariat. Je n’ai donc pas eu à assister le directeur du centre (même si je crois savoir que cela ne sera plus nécessaire par la suite). Ce trou d’activités par rapport au poste annoncé s’est soldé par la tenue de cours de langues, dont un cours de Français plus ou moins régulier à l’évêché, et un cours d’Anglais quotidien à Phum Thmey, un village situé à douze kilomètres en amont du Mékong. Néanmoins, le gros de ma mission revenant à toute la partie comptable, il n’y a pas eu de décalage majeur avec le poste annoncé. Naturellement, d’autres aménagements ont pu se faire sur le tas. C’est ainsi que j’ai parfois organisé des activités plus ponctuelles pour les enfants de Phum Thmey (promenades en bateau sur le Mékong, après-midi jeux, sorties culturelles, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Commentaires :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inquiet au départ, je rentre content d’avoir été jusqu’au bout. Ce contentement se partage la première place avec la satisfaction d’avoir été, je crois, utile pendant un an. Comme pour tout le monde, il y a eu des hauts et des bas ; comme pour tout le monde, je me suis souvent interrogé sur la finalité de mon action. Pourtant, le volontariat a ça de plus qu’il m’a fait me questionner sur l’utilité de ma mission ; souvent, je me suis demandé ce que je foutais là. Souvent, je me suis dis que cette parenthèse dans ma vie d’Occidental était un luxe que je m’offrais pour fuir un système que je ne porte pas particulièrement dans mon cœur. Parfois même, j’ai eu envie de rentrer prématurément. Mais mon année passée au service de l’Église du Cambodge qui œuvre elle-même au service des Cambodgiens m’a aidé à comprendre que le service aux autres et la simplicité sont les meilleures voies d’accès à la paix de l’âme. Et quand des questions existentielles surgissaient, avec un peu de volonté, je prenais sur moi, en veillant autant que possible à me prendre au jeu. Avec le temps, mon regard de Français sur mon environnement matériel et humain s’est adouci, au point parfois de le comprendre et de l’apprécier. En un an, j’ai appris à vivre au Cambodge, dans le cadre très communautaire de l’évêché de Kompong Cham. J’ai pris mes marques ; les visages au départ inconnus me sont devenus familiers ; mon emploi du temps s’est régularisé. Autant d’ingrédients qui m’ont pincé le cœur quand il m’a fallu quitter cette ville de la province cambodgienne et retourner en France. Puisse cette expérience toujours m’évoquer « le bon temps du volontariat ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LA VIE SUR PLACE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Les conditions de vie (logement/nourriture...) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je le sous-entends plus haut, je vivais à plein temps à l’évêché de Kompong Cham (qui est en fait le siège de la Préfecture apostolique du même nom, mais que nous appellerons ici « évêché » par souci de commodité – le Cambodge est divisé en trois administrations apostoliques : le Vicariat apostolique de Phnom Penh et les deux préfectures apostoliques de Battambang et de Kompong Cham). J’y vivais quotidiennment avec Mgr Antonysamy Susairaj, Préfet apostolique, le Père Gérald Vogin, curé de la paroisse et vicaire général, ainsi qu’avec les deux cuisinières et leurs enfants. A tous ces gens s’ajoutaient plus ou moins régulièrement des prêtres et des séminaristes de toutes nationalités et d’autres personnes de passage. Confortablement logé dans un bâtiment en dur, avec chambre individuelle et coin salon avec télévision câblée et réfrigérateur toujours rempli de sodas, je n’ai pas à m’en plaindre compte tenu du confort souvent spartiate de l’habitation traditionnelle khmère. Je n’ai pas eu un seul jour à me soucier de mes repas, les cuisinières œuvrant à la tâche. Vu d’ici, tout cela peut sembler bien luxueux, et certes ça l’est. N’y voyons cependant pas un superflu  à la coloniale : il règne là-bas une grande simplicité, et les relations entre le personnel de maison et les hôtes ne sont jamais biaisées par quelconque rapport de force qui sont souvent ceux des dirigeants-dirigés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Le niveau d’hygiène (sanitaire et alimentaire) a t il été suffisant ? A t il posé des problèmes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais ma propre salle de bains, avec savon fourni. Une des cuisinières avait aussi à charge de faire le ménage dans mon bâtiment, y compris ma chambre. La maison est équipée d’une machine à laver le linge. Le linge de maison, fourni, était régulièrement lavé. Je n’ai dans ces conditions rien à redire de l’hygiène qui m’a été réservée cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Votre intégration sur place, dans la vie-culture locale :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant mes six premières semaines, j’ai eu droit à des cours de Khmer, à raison de six ou sept heures par semaine. Si j’en suis sorti avec le B-A-BA local en tête, je n’ai pas mis le paquet sur l’apprentissage de la langue. J’ai ainsi eu un peu de mal au départ pour communiquer, mais le temps qui passe m’a offert de progresser peu à peu, au point de parler à peu près le Khmer dans le dernier trimestre de mon volontariat. Cette connaissance du Khmer n’est certainement pas étrangère au succès de mon cours d’Anglais de Phum Thmey, qui brassait quotidiennement de soixante à quatre-vingt-dix élèves (ils étaient quatre-vingt-onze le dernier jour !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul volontaire sur place, je n’ai pas eu d'autre choix que de m’insérer dans le quotidien de mes hôtes. Si la vie menée à l’évêché n’est de fait pas celle du commun des mortels cambodgiens, elle est pourtant bien locale. Rien à voir ici avec la vie d’un expat de Phnom Penh. Au Cambodge, plus qu’ailleurs peut-être, il y a d’un côté la capitale, de l’autre la province. À Phnom Penh, aucune difficulté pour vivre à l’occidentale. En province, c’est beaucoup plus difficile, pour ne pas dire perdu d’avance. Kompong Cham a beau être la quatrième ou cinquième ville du pays, elle n’en demeure pas moins une petite ville de province, peuplée de 40000 âmes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'agissant d'une éventuelle intégration dans la vie-culture locale puisque c’est l’objet de la question, je n'y prétendrai rien. En un an, et plus encore lorsque l’on sait que l’on rentrera rapidement en France, il est difficile de prétendre pouvoir digérer une culture qui n’est pas loin d’être aux antipodes de la nôtre. Plus encore que le missionnaire qui fera toute sa vie là-bas, je suis resté le « baraing » de passage, le barbare venu de l’étranger. Qu’importe : je me suis appliqué à vivre comme on me l’a proposé, et non comme je l’avais souhaité. Je reste content d’avoir été basé à Kompong Cham ; loin de la vie extravagante de Phnom Penh, Kompong Cham est un bon mix entre simplicité et consumérisme, entre tradition et modernité. Suffisamment préservée pour s’y sentir ailleurs, elle est par ailleurs suffisamment ouverte sur le monde moderne pour ne pas s’y sentir isolé (j’avais l’Internet dans mon bureau !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir sur ce point, et sans vouloir prendre parti aucun, je voudrais dire un mot sur l’Église du Cambodge, qui, après des siècles de sulpicisme et un travail d’introspection qui lui a valu les fourbes de certains, est entrée récemment dans une phase d’inculturation, pour mieux respecter la culture séculaire de cette terre qui l’accueille. En ce sens, elle contribue à défendre le peuple khmer contre le risque de nivellement culturel qu’a engendré la mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Votre intégration sur place parmi les autres volontaires ou expatriés occidentaux :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Kompong Cham , les expatriés se comptent sur les doigts de la main ou presque. On les croise principalement dans l’un ou l’autre des deux pubs en front de fleuve (l’un est tenu par un Américain, l’autre par un Breton). Je ne les ai que peu vus, et n’ai pas cherché à les voir plus que ça.&lt;br /&gt;Pour ce qui est de mes virées mensuelles à Phnom Penh (le dernier week-end de chaque mois), il en est tout autre chose. D’abord parce que j’y retrouvais mes compères MEP, à la maison dites « des coopérants », et que j’y croisais facilement des expatriés occidentaux. Les autres volontaires MEP, je n’ai je crois rien à en redire : le cru 2007-2008 était excellent. J’ai découvert qu’il n’y a en fait pas de profil type pour le volontaire MEP, profil dont j’avais peur d’être soit trop proche, soit trop éloigné, selon les dires. Que nenni : il y a parmi nous toute sorte de motivations et de compétences, de caractères et de « niveaux de foi ». Unis dans la diversité en quelque sorte. &lt;br /&gt;Les expats occidentaux installés à Phnom Penh, je ne les ai vus que par l’intermédiaire de mes compères MEP installés à Phnom Penh et dont la mission les amenait à entrer plus facilement en contact avec eux. À chaque fois, et dans une certaine mesure, j’ai pris plaisir à entrer dans ce monde si particulier des expatriés.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;- Avez-vous été confronté à des problèmes d’insécurité sur place ? de santé ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à signaler de particulier pour la sécurité. La santé ne m’a pas moins suivi qu’en France, et je lui en sais gré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Quel a été votre visa ? A t il été difficile à renouveler ? Autres difficultés administratives ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après que j’avais pris à mon arrivée un visa business valable un mois, l’Église s’est occupé de le faire prolonger, et je n’ai pas ouï dire au sujet de quelconque difficulté en la matière. Je n’ai par ailleurs eu aucune difficulté administrative particulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Avez-vous eu d’autres activités sur place pendant la mission ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hormis quelques jours çà et là, j’ai pris deux semaines de vacances complètes au début du mois de mai 2008. Avec quatre amis venus de Paris et Manille, nous avons vadrouillé au Cambodge la première semaine et dans le Tonkin la seconde. &lt;br /&gt;Je ne sais pas ce que vous entendez par « autres activités ». Je pourrais vous raconter tous les écarts à la compta et aux cours de langues, mais je crois qu’ils font bel et bien partie de la mission. Par exemple, retenons que chaque dimanche soir, je projetais un film pour les jeunes des foyers que nous avons à Kompong Cham. Si vous souhaitez malgré tout en savoir plus, je vous invite à lire mon présent blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Commentaires :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie sur place était globalement confortable. Sa seule caractéristique qui m’ait été parfois pesante est son caractère très communautaire : horaires fixes, avec toujours les mêmes gens. Au départ, c’est une peu casse-pieds, mais avec le temps qui passe, j’ai appris à ne plus m’en plaindre et à jouer le jeu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;LE PARTENAIRE LOCAL&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Présentation du partenaire et du référent pour la mission sur place :&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nationalité indienne, Mgr Antonysamy Susairaj est né en 1952 à Salem. Après avoir fait son séminaire à Bangalore, il est ordonné prêtre en mai 1978. Deux ans plus tard, il part étudier à l’université pontificale du Latran, avant d’être nommé directeur du centre pastoral de Salem. En 1994, il rejoint les Missions Étrangères de Paris, qui l’envoient au Cambodge en 1995. En 1997, le Saint-Siège le nomme administrateur apostolique de Kompong Cham. En 2000, il est promu Préfet apostolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Les relations/ la communication avec les responsables du partenaire local : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mgr Susairaj est quelqu’un de très simple, qui tient sa place avec brio. Parlant couramment six langues dont le Français, sa première qualité est à mes yeux d’être d’un calme presque déroutant. Très accessible, il est je crois difficile de ne pas s’entendre avec lui. À chaque fois, et je n’en démords pas, j’ai été frappé par sa grande capacité à garder son calme. Nos relations ont été sinon des plus amicales du moins des plus cordiales.&lt;br /&gt;Le Père Vogin n’en est pas moins sympathique. J’ai beaucoup d’admiration pour lui : parmi ses confrères, il est de ceux qui font le plus d’efforts pour être proche des gens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Avez-vous eu d’autres interlocuteurs sur place ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il ne vivait pas à l’évêché, le Père François Hemelsdael, un jeune prêtre fraîchement arrivé au Cambodge et chargé de la paroisse de Phum Thmey (où je donnais mes cours d’Anglais), a été de ceux avec qui j’ai le plus eu à travailler. Nous nous sommes je crois bien entendus, et notre collaboration a été assez efficace et agréable.&lt;br /&gt;Je partageais mon bureau avec Primprey, une jeune Khmère de mon âge, qui s’attelait principalement à la saisie pendant que je m’attelais à rédiger des rapports financiers et des dossiers de demandes de fonds auprès des organismes étrangers qui soutiennent les diverses activités socio-éducatives mises en place par l’Église. Là encore, notre collaboration a été plutôt une réussite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Commentaires :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le staff de l’évêché, du Préfet apostolique au personnel de maison, a toujours été généreux à mon endroit, et je l’en remercie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LE PROJET&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Développement local du pays et de la zone d’intervention :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cambodge d’aujourd’hui continue de payer le prix des affrontements d’hier. Surpris par le coup d’état du Général Lon Nol en mars 1970, assommé par les bombardements américains du début des années 70, meurtri par le régime des Khmers Rouges entre 1975 et 1979, prisonnier d’une administration vietnamienne entre 1979 et 1989, c’est sur un tas de cendres le Cambodge a repris récemment le chemin du développement. Novice en démocratie, néophyte en capitalisme, il en est encore à l’heure de la digestion des déchirements de son passé. Le poids de l’histoire, alourdi par le « complexe d’Angkor », qui définit cette angoisse qu'ont les Cambodgiens à accepter leur long déclin depuis la chute du glorieux empire au XVe siècle, est encore fortement ancré dans la population et la gestion des affaires publiques. C’est maintenant un monde à deux vitesses qui s’y profile : d’un côté, un capitalisme ravageur dont Phnom Penh est la vitrine suprême, de l’autre, des provinces laissées plus ou moins à l’écart, où les gens, pauvres mais pas miséreux grâce à un climat généreux, vivotent de leur lopin de terre ou de boulots de fortune.&lt;br /&gt;Signe que le Cambodge n’a pas encore pris goût à la sagesse, la corruption a là-bas pignon sur rue. Le nombre impressionnant de voitures de luxe du genre Lexus dernier cri ou Hummer immatriculées RCAF (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Royal Cambodian Armed Forces&lt;/span&gt;) en est la manifestation la plus criarde. Le système tout entier repose sur la corruption : du plus petit des fonctionnaires trop mal payé pour ne pas à moitié lui pardonner sa malhonnêteté aux ministres et membres de la famille royale, tous s’adonnent à ce sport national. Qu’on le veuille ou non, chacun est prié de se faire à cet état de faits : pour bien des ONG ou des entreprises étrangères, ne pas intégrer ce mode de fonctionnement les conduirait rapidement à mettre la clef sous la porte. &lt;br /&gt;Le Cambodge a ça de particulier pour un pays asiatique : il est sous peuplé et le trou démographique engendré par la politique pol potienne n’y est pas étranger. Signalons toutefois que la population, qui atteint près de quinze millions d’habitants, a aujourd’hui doublé par rapport à 1975. Quinze millions d’habitants sur un territoire grand comme un tiers de la France, c’est peu, et cela autorise les Cambodgiens à s’organiser au minimum, voire à ne pas s’organiser du tout (il n’y a pas de système d’imposition sur la personne privée). De fait, si le peuple Khmer est une réalité bien définissable, avec une histoire riche et reconnue de tous, la société cambodgienne en est encore à l’état de concept. C’est bien souvent la loi de la jungle qui y dicte ses règles, celui qui a les plus gros bras l’emportant dans la plupart des cas. Au lieu de s’organiser pour que chacun puisse tirer son épingle du jeu, on préférera bien souvent se pousser les uns les autres jusqu’à ce que le plus fort l’emporte. Je l’ai souvent dit, le Cambodge est à mes yeux comparable à un camp scout sans chef pour faire appliquer la loi, l’argent y prévalant en matière de sélection naturelle. Certes, il y a bien des lois, mais tout le monde ou presque s’en fiche avant même de faire l’effort de les connaître. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre aspect du développement à la cambodgienne passe par la présence presque écrasante des ONG brassant des capitaux étrangers par milliards. Le roi Sihanouk le disait récemment : le Cambodge est devenu un pays d’assistés. Ces dernières années, depuis l’Apronuc mise en place par les Nations Unies au lendemain des instabilités qui ont suivi l’occupation vietnamienne et jusqu’à aujourd’hui, la reconstruction du Cambodge n’a été l’œuvre que d’Occidentaux sinon imbus du moins imprégnés de leur propre culture. Cet entrain international pour aider le Cambodge à se sortir enfin du pétrin n’a pas eu que des effets positifs. D’aucuns prétendent même qu’il a sclérosé le peuple khmer, au risque parfois de lui faire oublier le goût de l’effort et du travail bien fait. Le défi actuel est de khmériser enfin le développement du Cambodge, encore déraciné par son histoire récente. Reste au royaume déchiré par les guerres successives de se réconcilier avec lui-même et tourner enfin la page d’un passé révolu. Cependant, la culture locale est marquée du sceau de l’individualisme bouddhiste et un sursaut national ne semble dès lors pas à l’ordre du jour ; bon gré mal gré, chacun parait plus ou moins se complaire dans cet état de choses, plus intéressé de vivoter au jour le jour que d’imaginer ce que sera le Cambodge à plus long terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière d’éducation, et contrairement à son voisin vietnamien, il semble que le Cambodge n’en n’ait pas son cheval de Troie en matière de développement. Le résultat est trop souvent catastrophique. Quel gâchis ! Voir cette génération montante sortir de l’école sans même savoir situer leur propre pays sur une mappemonde crève le cœur. Officiellement, et exit les minorités ethniques des zones reculées, on frôle les 100% de scolarisés en primaire ; mais bien souvent, les profs préfèrent aller assurer leur fin de mois dans des instituts privés plutôt que de transmettre leur maigre savoir à des campagnards prédestinés de toute manière à cultiver leur terre jusqu’à la fin de leurs jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassurez-vous ou non, je n’entends pas ici dresser un tableau sans nuance et tout noir de ce beau pays qu’est le Cambodge. Hun Sen, Premier ministre depuis 1985 et qui vient d’être réélu en ce 27 juillet 2008, a aujourd’hui suffisamment assuré ses arrières et celles de son clan pour pouvoir enfin se mettre à développer son pays. Les chantiers sont de plus en plus nombreux et l’on ne compte désormais plus les pistes en cours de goudronnage. Des coins autrefois inaccessibles sont peu à peu désenclavés, et l’on a récemment promis que l’électrification du pays serait galopante dans les deux prochaines années. Reste à savoir si tout cela n’est pas qu’effet d’annonce. En parallèle, Chinois et Coréens achètent le pays, spéculant sur la terre et l’immobilier. Des paysans autrefois pauvres aux portes de Phnom Penh vendent désormais leur rizière à prix d’or. Ces nouveaux riches achètent des 4x4 et des téléphones dernier cri, au risque de se retrouver sans rien dans les deux ans qui suivent. Des zones d’activités défiscalisées poussent un peu partout autour de la capitale est le long des frontières vietnamienne et thaïlandaise, permettant à des firmes notamment américaines de venir embaucher de la main-d’œuvre à pas cher. Le capitalisme sauvage est à mes yeux le plus grand danger qui menace aujourd’hui le Cambodge. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;- Présentation du projet et de ses objectifs :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai passé le plus clair de mon temps dans le bureau de l’évêché, en compagnie de mon fidèle ordinateur. Comme cela est mentionné sur mon accord de volontariat, j’y ai assisté une jeune Khmère dans la comptabilité quotidienne de la Préfecture apostolique. Primprey avait elle aussi son ordinateur, équipé de Quickbook, un logiciel de comptabilité anglo-saxon. Quotidiennement, il fallait suivre d’aussi près que possible les dépenses de cette structure d’une quarantaine d’employés. J’étais particulièrement chargé de rédiger des rapports financiers aux divers organismes qui nous soutiennent et qui ont des comptes à rendre à leur administration fiscale. Par ailleurs, et pour assurer la pérennité des projets socio-éducatifs développés sur place, il m’a fallu monter des dossiers de demande de fonds. L’Église du Cambodge, loin d’être indépendante sur le plan financier, ne vit que grâce à des fonds venus de l’étranger. C’était là le principal défi qui m’a été offert : maintenir les liens avec nos différents financeurs, avérés ou potentiels. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est des cours de langues, je ne retiendrai que deux choses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les cours de Français m’ont permis de découvrir à quel point notre langue est difficile : sa seule règle est qu’elle n'est faite quasiment que d’exceptions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les cours d’Anglais à Phum Thmey ont été l’occasion de me confronter plus en profondeur à la population cambodgienne. Phum Thmey est un village de 1500 habitants environ qui n’a toujours pas d’école maternelle. Les gens y vivent pauvrement et simplement mais ne sont pas miséreux. Je ne vous cacherai pas que j’ai eu un grand plaisir à donner ces cours ; je me suis beaucoup donné pour les enfants, qui je crois me l’ont bien rendu ; d’octobre à mai, je n’avais comme élèves qu’une dizaine d’adolescents, et leur assiduité a été de mal en pis, surtout après la pause du Nouvel an khmer (avril). Lassé de faire 24 kilomètres par jour pour me retrouver avec une classe quasiment vide, j’en ai alerté Mme Phat, la catéchiste de la paroisse, qui a alors parcouru le village et appelé tous les enfants à venir participer à mon cours. À partir de là, l’affluence n’a jamais décru et je me suis rapidement retrouvé avec soixante élèves les petits jours, quatre-vingt-dix les grands jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- En quoi s’inscrit le projet dans l’optique de développement du pays ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Royaume de Cambodge entretient des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, ce qui nous offre une grande liberté d’action. C’est ainsi que depuis son retour officiel en 1994, l’Église n’a cessé d’œuvrer au service de ses hôtes. Les projets sont nombreux et souvent riches d’enseignement. C’est aussi bien le Père untel qui dans un coin dont tout le monde se fout ouvre des écoles, développe des programmes d’agriculture ou construit des ponts, que des programmes moins localisés qui viennent en aide à la population. La Préfecture apostolique de Kompong Cham, sur les 66000 km2 que couvre son territoire, a mis en place plusieurs centres de jeunes où des étudiants, arrachés à leur pauvreté sclérosante, sont logés à l’année pour étudier. Un programme intitulé « hygiène, culture et danse » a pour première mission, et comme son nom l’indique en partie, de sensibiliser les villageois les plus isolés à l’hygiène ; c’est dans le cadre de ce programme que l’Église a également ouvert sept bibliothèques dans des villages où la seule culture qui prévalait jusqu’alors était celle du riz ; enfin, pour sensibiliser les jeunes à la richesse de leur culture, plusieurs troupes de danse traditionnelle ont été montées dans différents villages. &lt;br /&gt;Un programme à destination des malades a parallèlement été mis en place ; il vient en aide aux plus pauvres qui n'ont pas accès aux soins dans un pays où, peut-être plus qu’ailleurs, tout passe par l’argent. Des frais de transport au règlement des soins hospitaliers, ce programme entend ainsi soutenir ceux à qui la vie n’a pas fait de cadeau.&lt;br /&gt;Il y a également d’autres programmes, plus ou moins ponctuels, plus ou moins localisés, dont le seul but est de pratiquer la justice. En ce sens, les projets socio-éducatifs mis en place par l’Église participent au développement du Cambodge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- En quoi la mission participe-t-elle à ce projet ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comptabilité, dans le sens où c’est elle qui permet le contrôle des mouvements financiers propres à chaque programme, est une étape nécessaire au projet. Les rapports financiers sur l’utilisation des fonds sont très souvent une clause des différents contrats - fussent-ils moraux - qui nous lient à nos donateurs. Nous sommes tenus de les faire, si non par obligation, du moins par correction. Il faut bien le reconnaître : sans les aides de l’étranger, nos activités seraient réduites à néant. En ce sens, l’aspect comptable de ma mission a participé aux différents projets d’aide et de développement développés par la Préfecture apostolique de Kompong Cham. La recherche de financeurs passant par la réalisation de dossiers de demandes de fonds auprès d’organismes susceptibles de nous supporter est également une étape importante pour assurer la pérennité de nos activités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un autre registre (dans une moindre mesure ?), les cours de langues et plus particulièrement le cours d’Anglais à Phum Thmey participent eux aussi au développement du Cambodge. Donner le goût de l’étude à des élèves confrontés à une école qui mise moins sur le savoir et la connaissance que sur la statistique pourrait bien me blanchir d’inutilité. Mais plus encore, je vois mon cours d’Anglais comme une activité gratuite proposée à des gamins trop souvent prisonniers de leur pauvreté. Extirper les enfants à leur désœuvrement est, je crois, le meilleur moyen, pour ne pas dire le seul, de leur faire voir autre chose que la vie domestique, qui dans leur monde de subsistance ne leur fait généralement pas de cadeau et ne leur offre aucun extra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Commentaires :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes avec le temps&lt;/span&gt; » [Samuel Beckett].&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour&lt;/span&gt; » [Antoine de Saint-Exupéry].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LE POSTE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- La mission opérationnelle (tâches/ organisation/ rythme de travail) : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inquiet au départ sur l’apparent manque d’activités, j’ai vite constaté que j’avais en fait largement de quoi m’occuper. Déjà parce que les rapports et autres dossiers m’ont pris pas mal de temps, mais aussi parce que dès le début du mois d’octobre 2007, on m’a demandé si je pouvais dispenser un cours d’Anglais à Phum Thmey. Ma journée-type s’est ainsi rapidement organisée :&lt;br /&gt;- 6h30 : lever.&lt;br /&gt;- 7h : prière.&lt;br /&gt;- 7h15 : petit-déjeuner.&lt;br /&gt;- 8h : bureau.&lt;br /&gt;- 12h : déjeuner.&lt;br /&gt;- 13H30 : bureau.&lt;br /&gt;- 15h30 : départ pour Phum Thmey.&lt;br /&gt;- 16h : cours d’Anglais.&lt;br /&gt;- 18h30 : retour.&lt;br /&gt;- 19h : dîner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons que j’ai donné un cours de Français pendant deux mois, le matin à 8h. Par ailleurs, et comme le bureau était sur place, je pouvais m’organiser un peu à ma guise, au risque de travailler très souvent après le dîner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire de plus sur ce point ? Un mot simplement : plus le bureau était ouvert, mieux c’était. Et pour cause : bien (trop ?) souvent sans crier garde, les responsables des programmes venait y retirer l’argent nécessaire à leurs activités ; en quelque sorte, nous faisions office de banque interne à l’Église. Voilà un point qui m’autorise à ajouter quelques mots sur l’aspect bancaire de ma mission : toute l’année durant, j’ai veillé à placer à un taux aussi intéressant que possible l’argent que nous avions à notre disposition, afin de le faire fructifier et de pouvoir par la suite mettre les intérêts perçus au service des plus pauvres.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;- Les enjeux du poste :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principaux enjeux du poste étaient le suivi des différents contrats qui nous lient à nos financeurs. Bien souvent, ceux-ci ont été signés pour une durée de deux ou trois ans, avec pour condition un rapport financier annuel. Il m’a donc au début fallu reprendre le flambeau laissé sur place par mes prédécesseurs et ainsi apprendre à manier la barre. De son côté, Primprey, ma collègue à la comptabilité, s’occupait principalement de la saisie, ce qui l’occupait à plein-temps. L’efficacité de notre collaboration était en ce sens elle aussi un enjeu de ma mission.&lt;br /&gt;La recherche de nouveaux financeurs était elle aussi indispensable : sans financeur, pas d’argent ; sans argent, pas de projet.&lt;br /&gt;Enfin, s'agissant de mon cours d’Anglais, l’enjeu était d’intéresser les élèves et de leur donner le goût de la langue. Si je n’ai pas eu un seul instant la prétention de pouvoir leur faire maîtriser l’Anglais, j’ai essayé de les faire entrer un tant soit peu dans une logique linguistique qui n’est pas la leur et de leur montrer que l’étude systématique est le seul secret pour passer de l’ignorance à la connaissance. Le succès de mon cours d’Anglais à Phum Thmey reste la grande satisfaction de mon volontariat.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;- Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Comment les avez-vous surmontées ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le temps, et comme sans doute tout un chacun, l’adaptation a été la première difficulté de mon volontariat. Parachuté à Kompong Cham, j’ai eu au départ beaucoup de mal à me faire à l’idée que j’allais y rester un an, pensant même un moment à rentrer prématurément. Néanmoins, je l’ai dit plus haut, le temps qui passe m’a appris à prendre sur moi dans les moments difficiles. Je me suis peu à peu fait au rythme très communautaire de l’évêché de Kompong Cham, au point d’en savourer parfois les intérêts par rapport à ma vie de célibataire parisien. Une autre difficulté a été que je me suis parfois senti un peu seul, au milieu de ces prêtres de toutes nationalités et de tous ces Cambodgiens. Difficile à Kompong Cham de se faire des amis au sens où nous l’entendons traditionnellement. &lt;br /&gt;Il n’empêche, au final, s’il y a bien eu des jours où j’en ai eu ras-le-bol, s’il y a bien des périodes de lassitude constante, j’ai passé une bonne année de volontariat, sans difficulté particulière ou méritant que l'on s'y attardât.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Les motivations du recrutement d’un volontaire expatrié par rapport à un employé local :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l’ai dit plus haut, je partageais mon bureau avec une employée locale : Primprey. Toute la comptabilité de la Préfecture apostolique ne repose donc pas sur le volontaire expatrié ; c’est là je crois une grande sagesse. En revanche, il est vrai que Primprey n’aurait pas assez de temps pour faire tout toute seule et qu’elle a réellement besoin d’un collaborateur sur place. Ne serait-ce que pour les rapports financiers, qui ne sont pas encore très évidents pour elle. Au fur et à mesure, je tâchais de lui montrer les fruits de mon travail et de lui en expliquer la logique ; c’est sans doute cela la partie formation dont vous parlez dans le contenu de ma mission. Même chose pour les dossiers de demande de fonds : cela demande du temps. Je signale d’ailleurs, qu’à part un seul en Français, tous ces documents sont à rédiger en Anglais ; sans prétendre maîtriser parfaitement la langue de Shakespeare, il est vrai que je la connais un peu mieux que Primprey. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, vous pourriez penser qu’un employé local bilingue en Anglais suffirait bien à ce poste. Pourtant, dans l’immédiat, je ne le crois pas : plus que de l’assistance, je crois qu’il s’est agi cette année d’une véritable collaboration entre une employée locale et un volontaire expatrié. Ce sont ici deux parcours et deux mentalités très différentes qui ont travaillé ensemble, mettant l’un et l’autre leurs savoirs au service d’une cause qui leur tient à cœur (Primprey travaillait autrefois dans une autre structure où elle gagnait mieux sa vie : par conviction, elle a décidé de venir travailler pour l’Église catholique).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Par ailleurs, la présence d’un volontaire expatrié est je crois apprécié par les gens sur place. J’étais cette année le seul volontaire à être basé à Kompong Cham, et hormis sept prêtres de tous les continents ou presque, l’ensemble des employés de la Préfecture apostolique sont des Khmers. Mon souhait, naturellement, est qu’un jour l’Église du Cambodge, encore trop récente et trop petite pour s’assumer, soit entièrement khmérisée ; mais pour l’heure je ne prends pas pour superflue la présence de quelques volontaires expatriés. Ce qui incombe est qu’au final tous se mettent efficacement au service de ceux qui en ont besoin et plus globalement de la société des hommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Le suivi de la mission...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;... par le partenaire local :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à redire : Mgr Susairaj habite sur place et je n’avais dans ces conditions aucune difficulté à l’entretenir du déroulement de ma mission.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;... par l’association en France :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à en redire de particulier non plus.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;- Commentaires :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans vouloir prétendre avoir été indispensable, je crois que mon poste est à maintenir, du moins à court terme. &lt;br /&gt;« Chacun est responsable de tous. Chacun est seul responsable. Chacun est seul responsable de tous. [Antoine de Saint-Exupéry)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BILAN DE MISSION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cf. &lt;/span&gt;plus haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Pensez vous avoir répondu aux attentes du partenaire local ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À peu près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Votre mission a-t-elle permis une évolution du projet ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une continuité plus qu’une évolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Avez vous été remplacé par un volontaire ou un employé local ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un certain Hugues prend ma place à compter du 1er septembre. Une certaine Victoire assure d’ici là l’intérim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Quel bilan faites-vous de cette expérience de mission de volontariat ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bilan professionnel :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Immersion totale en Asie du Sud-est. &lt;br /&gt;2) Comptabilité quotidienne d’une structure de 40 salariés.&lt;br /&gt;3) Rapports financiers et demandes de fonds auprès d’organismes étrangers.&lt;br /&gt;4) Activités annexes, dont un cours d’Anglais dans un village (quotidien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bilan personnel :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma première satisfaction est d’être arrivé au bout de cette année de volontariat. Plus isolé sans doute que les autres VLD de Phnom Penh et d’ailleurs, j’ai souvent regretté cet isolement. Mais Kompong Cham n’est finalement pas si petite que ça ; on y trouve facilement de quoi vivre simplement sans pour autant manquer de quoi que ce soit. &lt;br /&gt;Ma seconde satisfaction est de rentrer content d’avoir été à peu près utile pendant un an, au service des autres. Je me suis souvent demandé ce que je foutais là et si c’était vraiment constructif et pour les autres et pour moi. Avec un peu de recul, je m’autorise à penser que mon coup de main a été plutôt profitable à ceux qui m’ont accueilli.&lt;br /&gt;Enfin, je me réjouis par avance de penser que toute ma vie restant j’aurai le souvenir de la coopération au Cambodge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Évaluation générale de la mission par une note de 1 à 10 (10 pour un bilan très positif) et explications:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Ma note : 7/10.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi sept ? Déjà parce neuf ou dix auraient été exagérés, compte tenu que comme je le dis plus haut, il y a eu des périodes plus casse-pieds que d’autres, des moments où j’ai eu envie de tout foutre en l’air. &lt;br /&gt;Huit est le point que je perds compte tenu de mes inefficacités ponctuelles : on ne peut pas être efficace tout le temps.&lt;br /&gt;Moins de sept serait injuste, compte tenu que j’ai globalement passé une très bonne année et que les gens qui m’ont reçu l’ont fait avec gentillesse et dévouement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Commentaires :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir en posant sa pierre que l’on contribue à bâtir le monde&lt;/span&gt; » [Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LE RETOUR DE MISSION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;- Comment se passe votre retour en France ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon retour en France se passe pour le moment bien. S’il est vrai que j’étais un peu triste de quitter ma terre de mission tant en un an j’ai eu le temps d’y prendre mes marques et de m’habituer aux gens, je suis content de revoir ceux qui ici me sont chers. &lt;br /&gt;Le risque - s’il en est – est maintenant de refermer la parenthèse que j’avais ouverte en arrivant l’année dernière à Kompong Cham et de reprendre la vie comme avant, le volontariat ne restant alors qu’un souvenir parmi d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Quels sont vos projets professionnels suite à cette mission ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon projet est dans l’immédiat de trouver un travail qui m’intéresse un minimum et dans lequel je puisse faire mes preuves en y faisant valoir malgré tout ce que le volontariat m’a apporté. Tant qu’à faire, je cherche un travail qui ne soit pas celui d’un parasite, mais réellement utile à la société des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Souhaiteriez-vous un accompagnement spécifique ?&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous avez des idées et des contacts, je suis naturellement preneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Commentaires :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puissent ceux qui partent en volontariat en rentrer comme j’en suis rentré : content.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VIE DE FOI&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Est-ce que votre mission vous a permis de vivre votre foi sur place ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. Les messes étant dites sur place, je pouvais si je le souhaitais aller à la messe quasiment tous les jours. Chaque dernier vendredi du mois, j’allais à Phnom Penh pour « la messe des coopérants », précédée généralement d’un partage d’évangile.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;- Avez-vous trouvé auprès des confrères Mep ou d’un autre prêtre la possibilité d’un suivi spirituel ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Avec le Père Vogin, nous avons entrepris dès le début de ma coopération de nous rencontrer deux ou trois fois par semaine, avant la prière du matin, pour un partage d’évangile. Cela a duré six mois environ. J’apprécie beaucoup les partages d’évangiles : ils sont souvent l’occasion de débattre sur un point particulier du dogme ou de la foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Quels ont été vos rapports avec l’Eglise locale ? Qu’avez-vous découvert de l’Eglise en Asie ou Océan Indien ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes rapports avec l’Église locale ont été je l’espère ceux d’un fidèle parmi les fidèles. Ce que j’ai découvert au Cambodge est une Église encore faible mais heureusement bien rattachée à l’universalité de l’Église de Rome. En train de se chercher une voie, elle semble avoir choisir la voie de l’inculturation. Je lui souhaite que ce soit la bonne. Souvent, je me suis posé la question de notre place dans un pays qui n’est pas le nôtre et où le catholicisme reste qu’on le veuille ou non une religion exotique. Mais le travail d’une Église se mettant au service de ses hôtes m’a aidé à relativiser quant à une éventuelle intrusion au pays du Bouddha. Le message chrétien reste je crois bon pour l’homme et son humanité et le projet politique qui en découle ne peut qu’améliorer dans l’avenir un pays encore retourné par son histoire récente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Pensez-vous avoir apporté un témoignage de foi au cours de votre mission ? Si oui comment ? Si non pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma foi, s’il en est, je pourrais vous en parler des heures durant. Et pourtant, ô paradoxe ?, je ne sais pas très bien ce qu’elle est. Le temps qui passe m’a simplement offert de comprendre qu’elle est sans doute davantage une adhésion à un projet plus que la compréhension de concepts qui pour la plupart m’échappent encore, et m’échapperont peut-être toujours. Ce dont je suis certain, c’est que j’aime l’Église en tant que fruit d’une histoire riche et mouvementée, en tant qu’institution mondiale, et j’allais même dire en tant qu’Internationale tenant la route. Je reste convaincu malgré les dires de certains que le projet proposé par le Christ est fondamentalement bon pour la société des hommes, société à laquelle je suis le plus certain d’appartenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, dans le sens où je me suis parfois battu contre moi-même pour me donner aux autres, je pense avoir  apporté ce vous appelez un « témoignage de foi » ; de fait, je l’ai fais je crois au nom de mon appartenance à l’Église catholique. Du moins, il s’agit bien là du cadre dans lequel je suis parti en volontariat. &lt;br /&gt;Au niveau de la piété dont cette question sous-entend sans doute qu’elle est aussi un « témoignage de foi », je ne saurais prétendre en avoir témoigné de manière particulière. J’y reviens : fidèle parmi les fidèles, je veillais à assister à la prière du matin et ne me suis jamais permis de sécher la messe dominicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Votre mission a-t-elle été l’occasion pour vous de rencontrer davantage le Christ, d’approfondir votre foi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour réponse à cette question, je suis tenté de reprendre mot pour mot ce que j’ai répondu à la précédente. Néanmoins, je me sens poussé de préciser un peu quelle a pu être pour ma foi (s’il en est) cette année de volontariat. « Rencontrer davantage le Christ », dites-vous ; me voilà un peu perplexe face à un concept dont j’ai souvent bien du mal à me faire une idée claire. Si c’est du Christ en tant que Dieu parmi les hommes, en tant qu’incarnation et donc en tant que réalité terrestre dont vous parlez ici, je serais tenté de vous répondre par la positive. Oui, je suis entré peut-être plus en profondeur dans le monde qui m’entoure ; oui, en ce sens, j’ai rencontré davantage le Christ. Cependant, si c’est du Christ en tant que Dieu (tout court), je ne saurais tout simplement pas vous répondre. La transcendance, si je la crois de fait infuse à notre nature d’homme, m’apparaît encore bien trop mystérieuse pour être approfondie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Comment pensez-vous témoigner de cela à votre retour ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense témoigner de cela à mon retour dans la simplicité, sans particularisme ni artifice majeur. Je me souhaite simplement de continuer à être fidèle parmi les fidèles, à vivre mon appartenance à l’Église par la pratique régulière de ma religion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;RELATIONS AVEC LES MEP&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Que pensez-vous de la préparation au départ ?&lt;/span&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une part, elle permet aux néophytes de se mettre dans les bains si singulier et si sympathique des Missions Étrangères de Paris. Ses nombreux intervenants apportent d’autre part à ceux qui vont partir quelques éléments de réponses aux questions qui pourraient les interpeller une fois arrivés sur leur terre de mission.&lt;br /&gt;En ce sens, je pense de la préparation au départ qu’elle est intéressante et nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Que pensez-vous du suivi des volontaires sur le terrain assuré par les MEP à Paris ou bien par les confrères dans votre pays d’accueil ? &lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai rien qui vaille à en redire. Seulement, je dirais que c’est également au volontaire de faire en sorte que son suivi soit bon : en donnant quelques signes de vie, il met sur ce point en particulier toutes les chances de son côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Êtes-vous prêt à participer aux activités proposées par les MEP en France ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, dans une certaine mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Êtes-vous prêt à témoigner de votre expérience de volontariat ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, dans une certaine mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- En quoi votre expérience de volontariat a-t-elle transformé, orienté, converti votre vie quotidienne?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait à peine deux semaines que je suis rentré. Dans ces conditions, je ne saurais répondre honnêtement à cette question et vous propose d’en reparler au moins dans quelque temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SJmgsXTfqFI/AAAAAAAAAtw/nZtZHlWKA9I/s1600-h/DSC01489.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SJmgsXTfqFI/AAAAAAAAAtw/nZtZHlWKA9I/s320/DSC01489.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231389126198011986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-7636497850327699639?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/7636497850327699639/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=7636497850327699639' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7636497850327699639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7636497850327699639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/08/rapport-de-fin-de-mission.html' title='RAPPORT DE FIN DE MISSION'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SJmgsUFj68I/AAAAAAAAAt4/0XmIw3al5yo/s72-c/flottant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-9219771352464215419</id><published>2008-06-25T05:35:00.000-07:00</published><updated>2008-12-11T14:18:03.491-08:00</updated><title type='text'>Semaines 41,42, 43, 44 &amp; 45 : Opération Phum Thmey.</title><content type='html'>Avant de commencer, je voudrais vous rapporter un article, trouvé dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cambodge soir&lt;/span&gt;, un hebdomadaire francophone, et pour lequel je ne ferai pas de commentaire, hormis un, entre crochets dans le texte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le fils d’un général ouvre le feu.&lt;/span&gt; Une enquête est en cours après le tir de plusieurs coups de feu, le 1er mai, à Phnom Penh. Ce soir là, une voiture de luxe &lt;span style="font-style:italic;"&gt;[signe le plus criard de la corruption triomphante, on ne compte plus à Phnom Penh le nombre impressionnant de voitures de luxe du genre Lexus dernier-cri ou Hummer immatriculées RCAF – Royal Cambodian Armed Forces –]&lt;/span&gt; et une camionnette sont entrées en collision. De colère, le propriétaire du premier véhicule, le fils d’un général trois étoiles du ministère de la défense, a ouvert le feu sur la camionnette. Son chauffeur et son passager ont pu prendre la fuite sans être touchés. Selon les témoins, l’homme, en possession de quatre armes dont deux &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/AK-47"&gt;AK-47&lt;/a&gt;, a tiré une dizaine de balles. Les policiers arrivés sur place n’ont pas osé arrêter ce fils de général. Seuls les deux véhicules ont été emmenés au commissariat (…). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;- Début – &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière ligne droite. M’éloignant toujours plus du début, je commence à m’approcher grandement de la fin. Le mois prochain, je rentre au bercail. Ici, le temps m’est assez insupportable : il fait une chaleur à crever, avec un taux d’humidité qui l’est tout autant. Ça me démange et me fait regretter la saison sèche. Comme chante si bien Gaëtan Roussel, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ça m’gratte partout tout l’temps&lt;/span&gt;". Pendant ce temps-là, à deux cents mètres d’ici (je suis dans mon bureau), le Mékong continue de se remplir ; les fonds sablonneux du fleuve sont maintenant immergés ; les ponts de bambous ont été démontés ; les eaux sont devenues boueuses. Bref. Je passe à mon blabla, dont on ne sait plus s’il hebdomadaire, bimensuel, mensuel ou que sais-je encore. Quoiqu’il soit, il est.&lt;br /&gt;Comme dans ma dernière chronique, je vais suivre sagement le calendrier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lundi 19 mai :&lt;/span&gt; c’est l’anniversaire du Bouddha ; comme Noël chez nous, c’est férié. J’en profite pour aller faire faire un tour du coin à Ronan, arrivé la veille, et dont je vous parlais la dernière fois. Nous allons au Vat Nokor, le temple angkorien jouxtant Kompong Cham, puis nous passons à la piste des B-52. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Élément du Vat Nokor.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGI-m_tdipI/AAAAAAAAAmg/YQzNZiJrIhg/s1600-h/1+-+%C3%A9l%C3%A9ment+du+Vat+Nokor.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGI-m_tdipI/AAAAAAAAAmg/YQzNZiJrIhg/s320/1+-+%C3%A9l%C3%A9ment+du+Vat+Nokor.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215800158106520210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Ronan, près de la piste des B-52.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAZSpWJSI/AAAAAAAAAmo/om-01UybE8w/s1600-h/2+-+Avec+Ronan,+pres+de+la+piste+des+B-52.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAZSpWJSI/AAAAAAAAAmo/om-01UybE8w/s320/2+-+Avec+Ronan,+pres+de+la+piste+des+B-52.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215802121694618914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mardi 20 mai :&lt;/span&gt; bureau + RAS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mercredi 21 mai :&lt;/span&gt; En fin de journée, j’emmène Ronan à Han Chey, la montagne monastère située à une vingtaine de kilomètres en amont du Mékong. La vue y est toujours aussi grandiose :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAZU894fI/AAAAAAAAAmw/cMmqZnJG0t8/s1600-h/3+-+vue+han+chey.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAZU894fI/AAAAAAAAAmw/cMmqZnJG0t8/s320/3+-+vue+han+chey.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215802122313785842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jeudi 22 mai :&lt;/span&gt; RAS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 23 mai :&lt;/span&gt; Ronan, reposé, quitte Kompong Cham, et continue sa route vers le Laos, avant de s’envoler pour l’Australie dans quelques semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Samedi 24 mai :&lt;/span&gt; le P. Gérald et Mgr rentrent de Sihanouk où ils avaient une grande réunion presbytérale toute la semaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dimanche 25 mai :&lt;/span&gt; Messe. Projection du film chinois &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Elixir of love&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, réalisé en 2004 par Riley Yip Kam-Hung, et qui raconte la passionnante histoire d’un empereur en quête de l’élixir qui soignera sa fille unique qui pue, du fait d’une mystérieuse maladie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC8KxFdPI/AAAAAAAAAnQ/FZl5wCRb74s/s1600-h/Elixir_Of_Love1001.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC8KxFdPI/AAAAAAAAAnQ/FZl5wCRb74s/s320/Elixir_Of_Love1001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215804919898273010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lundi 26 mai :&lt;/span&gt; RAS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mardi 27 mai :&lt;/span&gt; Thibault, le nouveau coopérant de Prey Vêng, arrivé la semaine dernière pour trois mois, passe en coup de vent avec Damo pour repérer les lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mercredi 28 &amp; jeudi 29 mai :&lt;/span&gt; RAS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 30 mai :&lt;/span&gt; départ pour Phnom Penh, et la messe mensuelle des coopérants. Pour une fois, elle n’a pas lieu à la maison des coopérants, mais chez le P. François-Xavier, à l’autre bout de la ville. Le traditionnel partage d’évangile est ce soir étrangement silencieux ; le texte retenu (celui du dimanche - Mt, 11, 25-30) n’inspire apparemment pas les foules. Dans la foulée de la messe, nous dînons à coups de chili con carne et autres plats bien locaux, avant de filer pour quelques uns d’entre nous au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Memphis&lt;/span&gt;, le bar-club du Quai Sisowath. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Samedi 31 mai&lt;/span&gt; : je fais faire un tour de Phnom Penh à Thibault, avec les étapes qui me sont maintenant traditionnelles : le marché central (qui va être restauré), le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sorya&lt;/span&gt;, le Vat Ounalom et sa relique du cil du Bouddha, &lt;a href="http://www.up-to-you.org/"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Up to you&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;etc.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Poste de Phnom Penh.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAZ8mE8TI/AAAAAAAAAm4/YP0sRpijEYc/s1600-h/4+-+La+Poste.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAZ8mE8TI/AAAAAAAAAm4/YP0sRpijEYc/s320/4+-+La+Poste.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215802132955197746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans le marché central.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAaHArGvI/AAAAAAAAAnA/pf_bRtBkZbQ/s1600-h/5+-+dans+le+march%C3%A9+central.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAaHArGvI/AAAAAAAAAnA/pf_bRtBkZbQ/s320/5+-+dans+le+march%C3%A9+central.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215802135751105266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAagsr0sI/AAAAAAAAAnI/y33vBLBD1pM/s1600-h/6+-+dans+le+march%C3%A9+central+2.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJAagsr0sI/AAAAAAAAAnI/y33vBLBD1pM/s320/6+-+dans+le+march%C3%A9+central+2.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215802142646588098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les toits du Palais Royal depuis le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sorya.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC8p8IRPI/AAAAAAAAAnY/ZIT2GUUvUxI/s1600-h/7+-+les+toits+du+Palais+Royal+depuis+le+Sorya.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC8p8IRPI/AAAAAAAAAnY/ZIT2GUUvUxI/s320/7+-+les+toits+du+Palais+Royal+depuis+le+Sorya.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215804928266093810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le marché central depuis le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sorya&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC9PC5h6I/AAAAAAAAAng/mf7TXgMNQFY/s1600-h/8+-+le+march%C3%A9+central,+depuis+le+Sorya.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC9PC5h6I/AAAAAAAAAng/mf7TXgMNQFY/s320/8+-+le+march%C3%A9+central,+depuis+le+Sorya.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215804938226599842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Au Vat Ounalom, la statue reliquaire du cil du Bouddha.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC9RmdxII/AAAAAAAAAno/AR7gulNxmRA/s1600-h/9+-+la+staue+reliquaire+du+cil+du+Bouddha.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC9RmdxII/AAAAAAAAAno/AR7gulNxmRA/s320/9+-+la+staue+reliquaire+du+cil+du+Bouddha.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215804938912646274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Musée national.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC9id-7iI/AAAAAAAAAnw/LRfC9JennMA/s1600-h/10+-+le+mus%C3%A9e+national.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJC9id-7iI/AAAAAAAAAnw/LRfC9JennMA/s320/10+-+le+mus%C3%A9e+national.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215804943440473634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Devant le Palais Royal.&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGBAs4KPI/AAAAAAAAAn4/Bn3Tbp-9_dM/s1600-h/11+-+devant+le+Palais+Royal.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGBAs4KPI/AAAAAAAAAn4/Bn3Tbp-9_dM/s320/11+-+devant+le+Palais+Royal.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215808301630499058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Assemblée Nationale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGBcApW6I/AAAAAAAAAoA/Pa-d6JTrJ_g/s1600-h/12+-+l%27Assembl%C3%A9e+Nationale.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGBcApW6I/AAAAAAAAAoA/Pa-d6JTrJ_g/s320/12+-+l%27Assembl%C3%A9e+Nationale.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215808308961172386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, nous dînons avec Laurent (&lt;a href="http://mission.mepasie.net/volontariat/partir.php"&gt;volontaire MEP&lt;/a&gt;) et Cécile (stagiaire à la banque nationale) du côté du Palais Royal avant d’aller enterrer la journée avec une tripotée de Lyonnais dans un bar à expats (les autres compères &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; sont en camp scout dans le sud du pays).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dimanche 1er juin :&lt;/span&gt; je rentre de bonne heure à Kompong Cham pour terminer un rapport pour que Mgr puisse l’embarquer demain pour Paris (dimanche prochain, c’est la grand-messe à Notre-Dame pour les 350 ans des &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt;). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la semaine qui suit, à savoir la 43e de mon calendrier khmer, je ne retiendrai que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;le week-end des 7 et 8 juin&lt;/span&gt;, passé à Prey Vêng, dans la mission du Père Alberto (&lt;a href="http://www.pime.org/it/index.htm"&gt;PIME&lt;/a&gt;) où je retrouve Damo et Thibault. Samedi, nous filons vers Cheung Phnom, une montagne monastère qui domine toute la région de Neak Lueung, à une trentaine de kilomètres au sud de Prey Vêng. De là-haut, la vue est splendide. Le kitch des bâtiments du monastère bat tous les records : ici, un oiseau en béton de quatre mètres de diamètre nous projette un temps au Pays des merveilles, là, un temple-meringue bariolé de couleurs fluo me rappelle la maison de la sorcière dans Hansel et Gretel. Dimanche matin, après la messe, nous filons à quelques uns dans un village à une trentaine de kilomètres de Prey Vêng, pour y couper les ongles et épouiller toute une troupe de bambins venus de part et d’autre de ce coin de bout du monde. Peut-être cela rappelle-t-il quelque chose aux plus assidus d’entre vous ; de fait, l’endroit ne m’était pas inconnu : j’y avais déjà œuvré en novembre (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/11/semaine-13-les-bouts-des-doigts-du-bout.html"&gt;ici&lt;/a&gt;). Retour à Prey Vêng vers 13h30. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le bout du monde.&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGB5hHJvI/AAAAAAAAAoI/x0g_bNAuS94/s1600-h/13+-+le+bout+du+monde.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGB5hHJvI/AAAAAAAAAoI/x0g_bNAuS94/s320/13+-+le+bout+du+monde.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215808316881970930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;File d'attente pour se faire couper les ongles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGCYKyucI/AAAAAAAAAoQ/W7Now_wgvLM/s1600-h/14+-+la+queue+pour+se+faire+couper+les+ongles.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGCYKyucI/AAAAAAAAAoQ/W7Now_wgvLM/s320/14+-+la+queue+pour+se+faire+couper+les+ongles.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215808325109856706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En rentrant du bout du monde.&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGCvWwPmI/AAAAAAAAAoY/4VSVlDXmIUM/s1600-h/15+-+en+rentrant+du+bout+du+monde+1.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJGCvWwPmI/AAAAAAAAAoY/4VSVlDXmIUM/s320/15+-+en+rentrant+du+bout+du+monde+1.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215808331334041186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIoTR0ifI/AAAAAAAAAog/g4KUUVqIzL8/s1600-h/16+-+en+rentrant+du+bout+du+monde+2.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIoTR0ifI/AAAAAAAAAog/g4KUUVqIzL8/s320/16+-+en+rentrant+du+bout+du+monde+2.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215811175655442930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un déjeuner vite avalé, me voilà sur la route du retour, avec comme passager arrière James, le séminariste coréen installé à l’évêché pour quatre mois, et qui était aussi de la partie ce week-end. Pour une fois, au lieu de rentrer par la RN 11 à travers les plantations d’hévéas, nous tournons à gauche à Oreang Ov, le gros bourg à mi-chemin entre Prey Vêng et Kompong Cham. D’après la carte, une piste longe par ici le Mékong, et rattrape la RN7 au niveau du pont de Kompong Cham. Bingo : sans jamais s’éloigner du fleuve, la piste arborée zigzague entre maisons traditionnelles, rivières et pagodes, et débouche, une heure et demie plus loin, sur la tour cham, juste en face de Kompong Cham. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La tour cham.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIoqpLoHI/AAAAAAAAAoo/6KcxY1yYoXc/s1600-h/17+-+tour+cham.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIoqpLoHI/AAAAAAAAAoo/6KcxY1yYoXc/s320/17+-+tour+cham.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215811181927440498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Par une des fenêtres de la tour cham.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIoyokUnI/AAAAAAAAAow/SuZrX1-OqW8/s1600-h/18+-+par+une+des+fenetres+de+la+tour+cham.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIoyokUnI/AAAAAAAAAow/SuZrX1-OqW8/s320/18+-+par+une+des+fenetres+de+la+tour+cham.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215811184072348274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vue depuis la tour cham.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIpYLYqjI/AAAAAAAAAo4/xk0ZuT4Cmqc/s1600-h/19+-+vue+depuis+la+tour+cham+1.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIpYLYqjI/AAAAAAAAAo4/xk0ZuT4Cmqc/s320/19+-+vue+depuis+la+tour+cham+1.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215811194150496818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIprrQHlI/AAAAAAAAApA/ohByIXlWCEc/s1600-h/20+-+vue+depuis+la+tour+cham+2.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGJIprrQHlI/AAAAAAAAApA/ohByIXlWCEc/s320/20+-+vue+depuis+la+tour+cham+2.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215811199384428114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le pont de Kompong Cham, le seul à enjamber le Mékong au Cambodge.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMR-smZBNI/AAAAAAAAApY/qzTlyjeSIVs/s1600-h/23+-+le+pont+de+Kompong+Cham,+le+seul+du+Cambodge.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMR-smZBNI/AAAAAAAAApY/qzTlyjeSIVs/s320/23+-+le+pont+de+Kompong+Cham,+le+seul+du+Cambodge.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216032562246911186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Zoom sur le pont, depuis la tour cham.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMR93ChnGI/AAAAAAAAApI/EbeUIYtG8iU/s1600-h/21+-+zoom+sur+le+pont,+depuis+la+tour+cham.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMR93ChnGI/AAAAAAAAApI/EbeUIYtG8iU/s320/21+-+zoom+sur+le+pont,+depuis+la+tour+cham.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216032547869400162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Notre moto, d’en haut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMR-NGGAeI/AAAAAAAAApQ/_J3fB4pttQo/s1600-h/22+-+notre+moto.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMR-NGGAeI/AAAAAAAAApQ/_J3fB4pttQo/s320/22+-+notre+moto.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216032553789948386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’antre de la tour cham.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMR-1VI2HI/AAAAAAAAApg/ZgfdsXQQ4x4/s1600-h/24+-+l%27antre+de+la+tour+cham.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMR-1VI2HI/AAAAAAAAApg/ZgfdsXQQ4x4/s320/24+-+l%27antre+de+la+tour+cham.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216032564590467186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, pour la séance ciné, c’est particulier : les jeunes des centres sont en révision, du coup il n’y a que trois spectateurs pour regarder : 1) le film de l’enterrement du mari de Sokchear la cuisinière, mort du sida il y a deux ou trois ans (les trois spectateurs sont Sokchear elle-même, et ses deux jeunes enfants…). 2) un dessin animé sur Saint François Xavier, en Khmer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lundi 9 juin :&lt;/span&gt; à Phum Thmey, grosse arrivée d’élèves. Alors que nous n’étions presque plus à mes cours d’Anglais (depuis la pause du nouvel an Khmer, les uns et les autres avaient eu du mal à s’y remettre), Phat a déniché partout aux alentours de nouveaux élèves. Âgés d’une dizaine d’année, ils sont pour la plupart débutants. Nous reprenons à la lettre "A", tandis que je continue à faire un peu de vocabulaire avec les plus grands. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mardi 10 juin :&lt;/span&gt; il y a aujourd’hui une quarantaine d’élèves à se presser sur les bancs de la classe, tirant la langue pour recopier un B, un C, un D, en majuscule, en minuscule, et en "Times new roman". "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;A Apple, B Book, C Car, D Door&lt;/span&gt;" : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;tatam !&lt;/span&gt;" ("répéter" en Khmer)…. Tous hurlent à s’égosiller, dans une cacophonie générale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mercredi 11 juin :&lt;/span&gt; même scénario, avec E, F, G, et H, et un peu plus de monde encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jeudi 12 juin :&lt;/span&gt; je prends un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;lân touri&lt;/span&gt; à 6 h, direction Phnom Penh et la maison de coopérants pour donner un coup de main à mes compères pour le déménagement. Et pour cause (et vous l’aurez compris) : nous changeons de maison, le propriétaire l’ayant mise dernièrement en vente. Après une matinée à porter des meubles en rotin (il y en a un bon nombre) et à entasser des trucs et des machins dans tout ce qui peut servir à entasser (draps, fait-tout, corbeilles, bassines, &lt;em&gt;etc.&lt;/em&gt;), nous mettons le cap sur &lt;a href="http://mission.catholique.org/10828-claire-amitie"&gt;Claire amitié&lt;/a&gt; pour le déjeuner. Cette organisation catholique s’occupe notamment des femmes ouvrières des usines de Phnom Penh et de ses alentours. Nous sommes reçus comme des pachas, en compagnie, entre autres, d’un journaliste de RCF venu faire un reportage sur l’Eglise du Cambodge. L’après-midi, nous remplissons un dernier camion, et installons enfin la nouvelle maison. Et quelle maison ! Certes un peu plus éloignée du centre-ville que la précédente, elle n’en demeure pas moins beaucoup plus agréable. Dans son jardin arboré de quelques palmiers, elle n’a rien à voir avec le casier chinois que nous avions jusque-là (ndlr: les Chinois construisent partout dans Phnom Penh des maisons tout en hauteur, les unes à côté des autres, et communément appelées "casiers chinois"). Le soir, sans pendre pour autant la crémaillère, nous nous empiffrons de saucissons rapportés par Philibert de Paris, où il est allé passer cette semaine un oral pour l’année prochaine (il a d’ailleurs été reçu). Cinq d’entre nous allons terminer la soirée à la Gazolina, un bar en plein air quelque part dans Phnom Penh, autour d’une partie de tarot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 13 juin : &lt;/span&gt;je m’en retourne à Kompong Cham pour mon cours d’Anglais, avancé à 15h30. Dans la soirée, je tente enfin le &lt;a href="http://www.koryosoojichim.org/"&gt;koryo soojichim&lt;/a&gt;, manuthérapie traditionnelle coréenne, dont James (voir plus haut) tient une séance chaque soir où il y a des candidats. Dans un premier temps, à l’aide d’un appareil électronique, l’apprenti médecin mesure votre tension en différents points sur vos mains. Des chiffres qui s’affichent sur l’écran lui permettent de placer là où il faut des sortes de petites pastilles, que l’on allume et laisse se consumer pendant environ cinq minutes. On renouvelle ensuite l’opération deux fois sur la main droite, et trois fois sur la main gauche. C’est transit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Samedi 14 juin :&lt;/span&gt; Thibault arrive de Prey Vêng. Dans l’après-midi, après un passage à la tour cham, nous faisons une balade en moto le long du Mékong, pour y trouver une vieille pagode indiquée il y a quelque temps déjà par le P. Gérald. Après quelques hésitations sur la route à prendre, nous trouvons enfin ce qui semble être de fait une pagode plus ancienne que ses consœurs ; indice : dans l’entrebâillement de la porte cadenassée, nous pouvons voir que les piliers de soutènement sont en bois, alors qu’ils sont généralement en béton (&lt;em&gt;ndlr:&lt;/em&gt; on ne cesse au Cambodge de construire des pagodes, encore, toujours, et partout). Nous réussissons à nous faire ouvrir la porte : ça sent le grenier de mon enfance et ce n’est guère plus propre ; les peintures sont superbes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans la vieille pagode.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMSAGM-RzI/AAAAAAAAApo/3iN5_tUGGQY/s1600-h/25+-+dans+la+vieille+pagode.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMSAGM-RzI/AAAAAAAAApo/3iN5_tUGGQY/s320/25+-+dans+la+vieille+pagode.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216032586299492146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Dans un hamac, au bord du Mékong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMT_OxhwPI/AAAAAAAAApw/43NB5J8WaXE/s1600-h/26+-+dans+un+hamac,+au+bord+du+M%C3%A9kong.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMT_OxhwPI/AAAAAAAAApw/43NB5J8WaXE/s320/26+-+dans+un+hamac,+au+bord+du+M%C3%A9kong.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216034770443682034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un passage à Vat Nokor (voir plus haut), nous retrouvons Laurent, ledit &lt;a href="http://mission.mepasie.net/volontariat/partir.php"&gt;volontaire MEP&lt;/a&gt; à Wat Champa venu me faire une visite ce week-end. Dîner avec Mgr rentré de Paris, avant une séance de koryo soojichim et un saut chez Franck, le Rennais qui tient un des deux bars de Kompong Cham.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dimanche 15 juin :&lt;/span&gt; messe à 7 h. J’ai la crève. Vive la médecine traditionnelle. L’appel du ventre me fera quand même aller jusque chez Franck pour une crêpe au chocolat. Au retour, ascension de la tour cham (Laurent ne la connaissait pas).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Avec Laurent, sur la tour cham. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMT_nQ4s-I/AAAAAAAAAp4/DX_7MxoMn8s/s1600-h/27+-+avec+Laurent,+en+haut+de+la+tour+cham.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMT_nQ4s-I/AAAAAAAAAp4/DX_7MxoMn8s/s320/27+-+avec+Laurent,+en+haut+de+la+tour+cham.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216034777017660386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, projection de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Titanic&lt;/span&gt;, en Khmer, pour les jeunes des deux centres. Comme c’est long, nous continuerons la semaine prochaine. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’ai toujours la crève&lt;/span&gt;" sera le mot de la fin pour ma 44e semaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWKS6QG9I/AAAAAAAAAqY/iTfT4b5neys/s1600-h/titanic.01.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWKS6QG9I/AAAAAAAAAqY/iTfT4b5neys/s320/titanic.01.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216037159555832786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lundi 16 juin :&lt;/span&gt; je suis raplapla. Laurent et Thibault s’en retournent dans leurs chez lui respectifs. Dans l’après-midi, mon cours d’Anglais connaît une affluence record. Il y a aujourd’hui une cinquantaine d’élèves. C’est le bocson. Je leur ai fait des photocopies, pour qu’ils recopient les lettres, en majuscules et en minuscules ; sans ça, ils ne savent pas où placer la lettre par rapport à la ligne. J’en fais passer quelques uns au tableau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C'est le bocson.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMT_yEoHPI/AAAAAAAAAqA/7ySZX_VFzPY/s1600-h/28+-+c%27est+le+boxon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMT_yEoHPI/AAAAAAAAAqA/7ySZX_VFzPY/s320/28+-+c%27est+le+boxon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216034779919031538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMUABEhtWI/AAAAAAAAAqI/UK_Fe6sVFnM/s1600-h/29+-+c%27est+le+boxon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMUABEhtWI/AAAAAAAAAqI/UK_Fe6sVFnM/s320/29+-+c%27est+le+boxon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216034783945143650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’en fais passer quelques uns au tableau.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMUAf2B8yI/AAAAAAAAAqQ/ODZhYXHqwyo/s1600-h/30+-+j%27en+fais+passer+quelques+uns+au+tableau+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMUAf2B8yI/AAAAAAAAAqQ/ODZhYXHqwyo/s320/30+-+j%27en+fais+passer+quelques+uns+au+tableau+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216034792205841186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWK9kUxEI/AAAAAAAAAqg/kEPl7CIungw/s1600-h/31+-+j%27en+fais...2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWK9kUxEI/AAAAAAAAAqg/kEPl7CIungw/s320/31+-+j%27en+fais...2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216037171006587970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWLAXBFCI/AAAAAAAAAqo/w1vzVH0IYpA/s1600-h/32+-+j%27en+fais...3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWLAXBFCI/AAAAAAAAAqo/w1vzVH0IYpA/s320/32+-+j%27en+fais...3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216037171756078114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sortie de cours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWLRMuPNI/AAAAAAAAAqw/KGff00Av-Ow/s1600-h/33+-+sortie+de+cours+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWLRMuPNI/AAAAAAAAAqw/KGff00Av-Ow/s320/33+-+sortie+de+cours+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216037176276303058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWL4EkPQI/AAAAAAAAAq4/E1saaz_p8hI/s1600-h/34+-+sortie+de+cours+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMWL4EkPQI/AAAAAAAAAq4/E1saaz_p8hI/s320/34+-+sortie+de+cours+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216037186711076098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX5wzQqwI/AAAAAAAAArA/_5YV5a4jUwI/s1600-h/35+-+sortie+de+cours+3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX5wzQqwI/AAAAAAAAArA/_5YV5a4jUwI/s320/35+-+sortie+de+cours+3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216039074545052418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ma classe, vide.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX6QVK8uI/AAAAAAAAArI/AR3K9-gQ95g/s1600-h/36+-+ma+classe,+vide.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX6QVK8uI/AAAAAAAAArI/AR3K9-gQ95g/s320/36+-+ma+classe,+vide.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216039083008783074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mardi 17 juin :&lt;/span&gt; RAS, hormis que nous approchons maintenant la soixantaine d’élèves à mon cours d’Anglais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mercredi 18 juin :&lt;/span&gt; à Phum Thmey, la liste s’est encore allongée : il n’y a même plus assez de place pour tout le monde. De Sréï Lânh à Tchénda, de Sokla à Boraï, de Sokléï à Vitchera, en passant par Thari, Mégn Hou, Ö Ang ou Rotham, je m’y perds, d’autant qu’il y a parfois deux ou trois enfants à porter le même prénom, garçons et filles mélangés. Dans un coin, deux jumelles à la ressemblance confondante me font perdre tout espoir de savoir qui est qui avant mon départ. Ici, les uns récitent à tue-tête l’alphabet, là, les autres papotent avec leurs voisins, tandis que les plus sages se mettent à chahuter. Mais tous ont l’air ravis de l’expérience, moi le premier. Nous en sommes à la lettre P.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sréï Notch et Sréï Netch.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX6umVU4I/AAAAAAAAArQ/Y9FNlc7O1uc/s1600-h/37+-+les+jumelles,+Sr%C3%A9i+Netch+%26+Sr%C3%A9i+Notch.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX6umVU4I/AAAAAAAAArQ/Y9FNlc7O1uc/s320/37+-+les+jumelles,+Sr%C3%A9i+Netch+%26+Sr%C3%A9i+Notch.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216039091133830018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jeudi 19 juin :&lt;/span&gt; pris quelque peu par le temps, je laisse Phat aller tenir le cours d’Anglais, m’engageant à y aller demain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 20  juin :&lt;/span&gt; à Phum Thmey toujours, l’affluence ne décroît pas. Nous attaquons Q, R, S et T. Pour un Khmer, dont la langue ne contient pas le son "FFFF", je m’aperçois que prononcer différemment le F et le S relève de la gageure : nous nous attelons un quart d’heure à la tâche, avec un demi-succès au final. En fin de cours, sans savoir ce qui m’a pris, je lance un "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;beusseun néa tchang, knaï atèt, néa at mao neu tini maeu pi dombaï légn&lt;/span&gt;", &lt;span style="font-style:italic;"&gt;id est&lt;/span&gt; : "si vous voulez, dimanche, vous pouvez venir ici à 14 h pour jouer".  Advienne que pourra. À l’évêché, je retrouve Thibault, arrivé dans l’après-midi de Prey Vêng. En soirée, comme à l’habitude, nous allons boire une binouze chez Franck, et y profitons du gâteau d’anniversaire de deux des membres du staff de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Médecins Sans Frontières&lt;/span&gt; de Kompong Cham. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Samedi 21 juin :&lt;/span&gt; en fin d’une matinée bien agitée au bureau, je fais faire un tour à Thibault du côté de ce que j’appelle communément "la piste des B-52". En début d’après-midi, le Père Alberto (curé milanais de Prey Vêng) nous invite à prendre un pot chez ledit Franck, avant de regagner ses quartiers accompagné de Thibault. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La vue, de chez Franck.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX65JVcUI/AAAAAAAAArY/ISb2TaSku0U/s1600-h/38+-+la+vue+de+chez+Franck.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX65JVcUI/AAAAAAAAArY/ISb2TaSku0U/s320/38+-+la+vue+de+chez+Franck.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216039093964992834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’après-midi, passage plus ou moins éclair à Phum Thmey où je reçois un coup de pression après que le Père François m’a dit que tous les gamins du village attendent demain 14h avec impatience. S’ils sont 70 à mon cours, combien seront-ils demain pour jouer ? Que n’ai-je pas dit jeudi ? À quelques uns, nous réfléchissons sur le comment les occuper. Verdict : trois équipes, trois couleurs, et des jeux (relais, attrapage de foulards, tir à la corde). Là encore, advienne que pourra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dimanche 22 juin :&lt;/span&gt; messe à 7 heures, avec quatre nouvelles têtes, de passage (quatre étudiants-Centraliens venus donner un coup de main pour un bon mois à la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caritas_Internationalis"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Caritas Internationalis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, qui nous loue ici des bureaux, à deux pas de l’évêché). Je fais ensuite le tour des marchés de Kompong Cham (il y en a deux) pour acheter le matériel nécessaire aux jeux de l’après-midi : corde, tissu, ballons de baudruche, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;etc.&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; À 13h, le P. François passe me prendre en voiture, direction Phum Thmey. En chemin, nous nous arrêtons acheter de quoi désaltérer tout le monde. 13h45 : nous voilà à bon port, et il y a déjà foule. À 14 h, nous pouvons commencer : trois équipes de vingt-huit, vingt-huit et vingt-neuf ; il y a là une bonne partie de la classe d’âge 9-13 ans du village. Avec la vingtaine d’enfants trop jeunes pour participer aux jeux, avec les jeunes des centres venus nous donner un coup de main, et avec le staff de la paroisse, nous sommes plus de 120. Coup de chance en pleine saison des pluies : il ne pleut pas. Et voilà bientôt toutes ces chères têtes brunes alignées en rang d’oignons pour le top-départ. C’est la grande kermesse dans un joyeux bazar. Ça hurle et court partout. Tout le monde est ravi. Après un ramassage express des détritus, le goûter est le bienvenu. À 15h45, tout le monde est reparti, et à 16h30 tout est rangé. Je m’en retourne à Kompong Cham pour préparer comme convenu la projection de la suite de &lt;em&gt;Titanic&lt;/em&gt;, prévue à 19h30. Ainsi s’achève ma 45e semaine cambodgienne : sur une des journées les plus réussies de ma coopération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les équipes se mettent en place.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX7AEJETI/AAAAAAAAArg/_4iERhd7YYI/s1600-h/39+-+PT+les+%C3%A9quipes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMX7AEJETI/AAAAAAAAArg/_4iERhd7YYI/s320/39+-+PT+les+%C3%A9quipes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216039095822258482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les équipes sont en place.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZw4Mif9I/AAAAAAAAAro/5jwQc6HXi64/s1600-h/40+-+PT+les+%C3%A9quipes+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZw4Mif9I/AAAAAAAAAro/5jwQc6HXi64/s320/40+-+PT+les+%C3%A9quipes+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216041120934559698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le top-départ.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZxGNEPzI/AAAAAAAAArw/zqCTXfFmwHs/s1600-h/41+-+PT+le+top+d%C3%A9part.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZxGNEPzI/AAAAAAAAArw/zqCTXfFmwHs/s320/41+-+PT+le+top+d%C3%A9part.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216041124694867762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ça hurle et court partout.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZxbUeAGI/AAAAAAAAAr4/2mEsYgTbP9Q/s1600-h/41bis+-+%C3%A7a+court+partout+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZxbUeAGI/AAAAAAAAAr4/2mEsYgTbP9Q/s320/41bis+-+%C3%A7a+court+partout+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216041130363060322" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZx2XlDBI/AAAAAAAAAsA/spU9pVM-XAM/s1600-h/41ter+-+%C3%A7a+court+partout+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZx2XlDBI/AAAAAAAAAsA/spU9pVM-XAM/s320/41ter+-+%C3%A7a+court+partout+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216041137623862290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZyXn9STI/AAAAAAAAAsI/dZPZ9kJVrNg/s1600-h/41terter+-+%C3%A7a+court+partout+3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMZyXn9STI/AAAAAAAAAsI/dZPZ9kJVrNg/s320/41terter+-+%C3%A7a+court+partout+3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216041146550929714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Prêts pour le relais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa1Bai3mI/AAAAAAAAAsQ/lKSFrJsQgAs/s1600-h/42+-+prets+pour+le+relais.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa1Bai3mI/AAAAAAAAAsQ/lKSFrJsQgAs/s320/42+-+prets+pour+le+relais.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216042291640327778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Spectateurs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa1VaqulI/AAAAAAAAAsY/ytwSPQ5OjVI/s1600-h/43+-+trop+jeunes+pour+participer.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa1VaqulI/AAAAAAAAAsY/ytwSPQ5OjVI/s320/43+-+trop+jeunes+pour+participer.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216042297009551954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tir à la corde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa1TCcXzI/AAAAAAAAAsg/9KFf8_bkUFM/s1600-h/44+-+tir+a+la+corde.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa1TCcXzI/AAAAAAAAAsg/9KFf8_bkUFM/s320/44+-+tir+a+la+corde.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216042296371076914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa1hN_0LI/AAAAAAAAAso/__eFz_rR5qc/s1600-h/44bis+-+tir+a+la+corde+2.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa1hN_0LI/AAAAAAAAAso/__eFz_rR5qc/s320/44bis+-+tir+a+la+corde+2.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216042300177633458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa2PgUcNI/AAAAAAAAAsw/_qzLDTKlrpk/s1600-h/44ter+-+tir+a+la+corde+3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMa2PgUcNI/AAAAAAAAAsw/_qzLDTKlrpk/s320/44ter+-+tir+a+la+corde+3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216042312602513618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;But du jeu : exploser la ballon du voisin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMbsPlkP7I/AAAAAAAAAs4/2rXqKbgl4q4/s1600-h/45+-+but+-+exploser+le+ballon+du+voisin.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMbsPlkP7I/AAAAAAAAAs4/2rXqKbgl4q4/s320/45+-+but+-+exploser+le+ballon+du+voisin.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216043240337457074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rafraîchissement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMbsXGEwJI/AAAAAAAAAtA/-jbPxraJb5Q/s1600-h/46+-+rafraichissement.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMbsXGEwJI/AAAAAAAAAtA/-jbPxraJb5Q/s320/46+-+rafraichissement.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216043242352853138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Où est Charlie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMbssNnL4I/AAAAAAAAAtI/5Z9g8k2lIss/s1600-h/47+-+ou+est+Charlie.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMbssNnL4I/AAAAAAAAAtI/5Z9g8k2lIss/s320/47+-+ou+est+Charlie.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216043248021614466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ce point de ma chronique, peut-être vous demandez-vous encore quelle est la signification de son titre. Et pour cause : rien ne permet pour l’instant de le comprendre, du moins pas dans le sens où je l’entends. J’y viens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’"&lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/semaine-26-overlord_16.html"&gt;Opération Phum Thmey&lt;/a&gt;" &lt;/span&gt;est assez simple : elle consiste à lever des fonds pour la paroisse éponyme, où j’ai donné durant toute cette année des cours d’Anglais à des gamins trop souvent prisonniers, sinon de leur pauvreté, du moins de leur manque de moyens. Quel que soit leur montant, les fonds de l’"Opération Phum Thmey" seront injectés dans les frais de mise en place et de fonctionnement des activités venant en aide aux villageois (crèche et cours d’Anglais notamment), et permettront dans leurs limites de développer d’autres activités (ateliers, soutien et fournitures scolaires – il n’y a pas d’école dans le village -, sorties pédagogiques). Pour les enfants, ces activités sont bien souvent le meilleur moyen, pour ne pas dire le seul, de voir autre chose que la vie domestique, qui dans leur monde de subsistance ne leur fait généralement pas de cadeau, et ne leur offre aucun extra. &lt;br /&gt;Vous pouvez participer dès aujourd’hui à cette opération, et jusqu’au 30 septembre 2008. La procédure à suivre est la suivante :&lt;br /&gt;- Envoyer vos dons à "Opération Phum Thmey" / abs. Louis de Genouillac / 23, rue de la Bienfaisance / 75008 Paris.&lt;br /&gt;- Les chèques sont à l’ordre du "Séminaire des Missions Étrangères".&lt;br /&gt;- Si vous désirez recevoir un reçu fiscal, merci de me le préciser. Votre don ouvre droit à une réduction d’impôt de 66% de son montant dans la limite de 20% du revenu imposable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous remercie de joindre à votre participation vos coordonnées (E-mail ou adresse postale), afin que je puisse vous tenir informés du résultat de l’opération. Quel qu’il soit, votre don sera reçu avec reconnaissance à Phum Thmey. &lt;br /&gt;Par avance, et au nom de tous les enfants à qui profitera l’opération, je vous remercie de votre générosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour.&lt;/span&gt;" [Antoine de Saint-Exupéry, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pilote de guerre&lt;/span&gt;, 1942].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Paix à la société des hommes.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sönté phirp néï sang-kom monou.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-9219771352464215419?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/9219771352464215419/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=9219771352464215419' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/9219771352464215419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/9219771352464215419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/06/semaines-4142-43-44-45-opration-phum.html' title='Semaines 41,42, 43, 44 &amp; 45 : Opération Phum Thmey.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGI-m_tdipI/AAAAAAAAAmg/YQzNZiJrIhg/s72-c/1+-+%C3%A9l%C3%A9ment+du+Vat+Nokor.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-6531495362442981315</id><published>2008-05-21T23:01:00.000-07:00</published><updated>2008-12-11T14:18:28.581-08:00</updated><title type='text'>Semaines 37, 38, 39 &amp; 40 : Good morning Vietnam.</title><content type='html'>21 avril. Je préfère dater le lundi de ma 37e semaine, afin que les choses soient claires. Et d’ailleurs, je vais dater chaque jour de cette chronique, soit 28 jours, à la queue leu leu. Ça sera surement mieux, et pour vous qui me lisez, et pour moi, qui ai peur de me perdre si je ne suis pas méthodiquement le calendrier. Quatre semaines à raconter, au jour-le-jour. Quatre semaines, vous allez voir, partagées entre Cambodge et Vietnam, entre bus et avion, entre moto et train, entre nord et sud. En somme, quatre semaines un peu moins routinières. Quatre semaines au bout du monde, dont deux de vacances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lundi 21 avril&lt;/span&gt; donc. Célia et Bertrand s’en vont à Sihanouk Ville, sur le Golfe de Thaïlande, d’où ils regagneront vendredi Hô Chi Minh-Ville pour prendre leur avion (voir la &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/04/semaine-35-2552.html"&gt;chronique précédente&lt;/a&gt;). Retour au bercail. De mon côté, je file avec Rémi à l’ambassade du Vietnam, sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monivong Boulevard&lt;/span&gt;, à cent mètres de l’évêché, pour y prendre mon visa. Aucun problème à signaler : 35 dollars alignés, et voilà mon passeport avec une page vierge en moins. Dans la foulée, je prends le bus pour Kompong Cham, et regagne mes appartements pour une petite semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mardi 22, mercredi 23, jeudi 24&lt;/span&gt; : RAS. Trois jours de boulot lambda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 25 avril&lt;/span&gt; : je repars à Phnom Penh pour la messe des coopérants. 17h30 : partage traditionnel d’Evangile, dont j’ai retenu cette phrase : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Celui qui refusera de croire sera condamné&lt;/span&gt;" (Marc, 16, 16) ; comme je l’expliquais à mes camarades, elle est la meilleure réponse à ceux qui s’interrogent sur ce qu’est la foi (sans nécessairement les convaincre d’ailleurs) : si, comme il est dit ici, on peut la refuser, c’est qu’elle repose sur l’acceptation de ses principes, et non sur leur compréhension. 18h30 : messe, suivie d’une nems party. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Samedi 26 avril&lt;/span&gt; : je passe au marché russe, avant de reprendre un lân touri pour Kompong Cham. Ces va-et-vient sont un peu rébarbatifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dimanche 27 avril&lt;/span&gt; : messe, avec un mariage au milieu. 19h30 : je remets au goût du jour le film du dimanche soir, façon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cinéma paradiso&lt;/span&gt;. Cette fois-ci, ce sera &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Earth&lt;/span&gt;, un documentaire de la BBC sur notre planète (comme son nom l’indique), réalisé par Alastair Fothergill et Mark Linfield (2007). À couper le souffle. Tourné en cinq ans, véritable hymne à la Terre, ce périple latitudinal qui nous fait rejoindre les deux pôles à coups d’images spectaculaires, a l’air d’avoir passionné la salle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVFjRtPSjI/AAAAAAAAAb4/S9CM7oBXkjo/s1600-h/earth.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVFjRtPSjI/AAAAAAAAAb4/S9CM7oBXkjo/s320/earth.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203141416847362610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lundi 28 avril&lt;/span&gt; : RAS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mardi 29 avril&lt;/span&gt; : alors que j’avais pensé aller à Phnom Penh le soir même (mes amis arrivent demain), sur le coup de midi, Philibert s’annonce à dormir avec sa cousine Hortense, qui faisait partie la semaine dernière de la bande des "pseudo-Vendéens" (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/04/semaine-35-2552.html"&gt;ici&lt;/a&gt;) – à propos, elle m’a infirmé ce titre, et entend que je la dise Vendéenne -. Ravi de cette visite impromptue, je repousse mon départ au lendemain matin. Les deux zouaves arrivent suffisamment tôt, si bien que j’ai le temps d’aller les promener du côté de la piste d’aéroport, refaite pour les B-52 états-uniens pendant la guerre du Vietnam, et dont je vous ai déjà parlé. Cette balade est l’occasion pour moi d’essayer la moto 250cc louée par Philibert. Ça dépote. J’ai peu de peine à me prendre pour un avion au décollage. Après le dîner, nous allons comme de droit boire une binouze chez l’Amerloque, en front de fleuve. Au dodo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mercredi 30 avril&lt;/span&gt; : je commence mes premières grandes vacances, et pour la première fois depuis six mois, il pleut au réveil. Comme entendu, par le bus de 7h, je file à Phnom Penh, pour y récupérer Sophie, Alix, Adrien et Hugues, arrivés la veille à Hô Chi Minh-Ville, et qui sont censés me rejoindre aujourd’hui par le bus. Advienne donc que pourra. 10h30 : Charles, un compère phnom penhois, me cueille devant l’ambassade de France, au 1, boulevard Monivong. Nous filons au CCF, le centre culturel français, où nous espérons trouver une de ses cousines qu’il n’a jamais vue mais que je connais parce qu’elle a été ma co-stagiaire à la &lt;a href="http://www.dmf.culture.gouv.fr/index.html"&gt;DMF&lt;/a&gt; il y a cinq ans (suis-je clair ?). Sans encombre (son nom est écrit sur la porte), nous trouvons donc Marie assise à son bureau (elle bosse là depuis un an). Ma tête ne lui dit apparemment pas grand chose. C’est la joie des retrouvailles… Nous restons un bon quart d’heure à nous rappeler qui fait quoi et où, et nous séparons. Alors que je n’ai toujours pas de nouvelles de mes trois amis et de ma cousine (Sophie précitée est ma cousine germaine), et alors que je suis toujours devant le CCF avec Charles, mon téléphone sonne en numéro inconnu. Ce doit être eux, pensé-je. Et là surprise : il s’agit bien de ma cousine germaine, mais pas de Sophie. Ça donne à peu près ça : - "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Salut Louis, c’est Nathalène, je suis à Phnom Penh, est-ce que tu veux qu’on bouffe ensemble au déjeuner ?&lt;/span&gt;" Moi : - "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;?! Ben ça alors c’est marrant j’attendais un coup de fil mais pas celui là et patati et patata&lt;/span&gt;". Bon bref. Je passe les détails. Nous nous donnons rendez-vous à l’évêché, que la copine avec qui Nathalène est venue connaît parce qu’elle a été volontaire &lt;a href="www.enfantsdumekong.com"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Enfants du Mékong&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ici pendant deux ans (suis-je clair ?). Bref. Encore une fois, la boucle est bouclée. Nous déjeunons donc à cinq (Nathalène, Marie – la copine -, Charles, Antoine et moi) dans un resto un peu guindé mais pas cher de la rue Pasteur. Passage au marché russe. Marie et Nathalène me déposent en moto à la maison des coopérants. Toujours pas de nouvelles des autres. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mais qu’est-ce qu’ils foutent, bon sang !?&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;18h30 : le téléphone sonne, toujours en numéro inconnu. Cette fois-ci, c’est la bonne : ils sont au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;National stadium&lt;/span&gt;, où le bus les a déposés. Je prends aussitôt un motodop, et les retrouve, enchanté. La pauvre Alix fait peur à voir : elle est malade comme pas deux, et son pull (à manches longues, rendez-vous compte !) n’annonce rien qui vaille. Nous prenons donc un touk-touk, direction la maison des coopérants. Alix va directement se coucher, et j’appelle Irad, le médecin volontaire &lt;a href=" http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt;, pour qu’il vienne ausculter la malade. Diagnostic : rien de grave. Prescription : au moins un jour de repos. Laissant Alix se refaire une santé, nous autres allons dîner dans un bouiboui du côté du marché russe. Tout le monde est crevé. Au dodo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jeudi 1er mai&lt;/span&gt; : fête du travail, toujours chômée. Alix est couchée. Sophie, Adrien, Hugues et moi faisons un tour au marché russe, temple du souvenir, et passage obligé des vacanciers à Phnom Penh. Vers 11h30, nous prenons un touk-touk, pour aller visiter Laurent (volontaire &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; lui aussi) dans sa mission de Wat Champa, à une quinzaine de kilomètres de Phnom Penh. Laurent habite là, dans cette communauté catholique vietnamienne complètement ghettoïsée (le village, au bord du Mékong, est ceint de murs, et on y entre par un portail). L’endroit, pouilleux, est haut en couleurs. Une église trône au milieu de maisons de brick et de broc, d’oratoires à la Vierge et de bondieuseries en tous genres. Ici, tandis que les jeunes se mettent peu à peu au Khmer, les plus âgés ne parlent que le Vietnamien (historiquement, Khmers et Vietnamiens ne font pas bon ménage : guerres à répétitions, prises de territoires, occupations, et tout le toutim d’animosités qui va avec). Laurent, comme il le dit lui-même, fait ici de la présence, et je reconnais que c’est déjà beaucoup. Il habite ici, au royaume des Khmers, mais avec des Vietnamiens (qui représentent deux tiers des 18000 Catholiques du Cambodge). Chapeau bas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans Wat Champa.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVHrRtPSkI/AAAAAAAAAcA/oVddYoDFGLc/s1600-h/Wat+Champa+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVHrRtPSkI/AAAAAAAAAcA/oVddYoDFGLc/s320/Wat+Champa+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203143753309571650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVHrhtPSlI/AAAAAAAAAcI/HMiRX5G6EhQ/s1600-h/Wat+Champa+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVHrhtPSlI/AAAAAAAAAcI/HMiRX5G6EhQ/s320/Wat+Champa+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203143757604538962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVHrhtPSmI/AAAAAAAAAcQ/g6QtxS11Mwo/s1600-h/Wat+Champa+3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVHrhtPSmI/AAAAAAAAAcQ/g6QtxS11Mwo/s320/Wat+Champa+3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203143757604538978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent nous fait faire un tour, et nous emmène au bord d’un étang pour Phnom Phenois du dimanche, où des sortes de petits bungalows de paille ont été installés et sont à louer à la journée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’étang pour Phnom Penhois du dimanche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVHrxtPSnI/AAAAAAAAAcY/C7JOdwoYNo8/s1600-h/lac+du+dimanche.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVHrxtPSnI/AAAAAAAAAcY/C7JOdwoYNo8/s320/lac+du+dimanche.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203143761899506290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la foulée, nous rentrons prendre des nouvelles de la malade, qui va visiblement mieux. Elle trouve même la force de nous accompagner dîner sur le quai Sisowath. Il pleut à torrent, les rues sont vides ; nous attendons que ça se calme pour rentrer. Avant que nous n’ayons le temps d’aller nous coucher, Antoine le boute-en-train nous happe pour un tarot. Quelques parties, et au dodo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 2 mai&lt;/span&gt; : alors que les quatre parigo-manillais (Hugues est &lt;a href="http://mission.mepasie.net/volontariat/partir.php"&gt;volontaire MEP&lt;/a&gt; à Manille) vont visiter le &lt;a href="http://www.tuolsleng.com/"&gt;Musée du Génocide&lt;/a&gt; (que j’ai déjà visité deux fois et dont je vous ai déjà parlé : il s’agit de l’ancienne école transformée en centre de torture par les Khmers Rouges et en musée par les Vietnamiens – qui libérèrent le Cambodge de la griffe pol potienne en 1979 -), je vais au marché russe, faire les courses pour ce soir. De fait : nous invitons quelques gens pour un dîner français. Mes amis ont apporté dans leurs valises des produits bien d’chez nous – pâtés, terrines, saucissons, camemberts -, et nous comptons y ajouter du frais. Salade, tomates, pommes-de-terre, et fruits. Tout ça me laisse juste le temps de retrouver les quatre autres à 12h30 devant S21 (code dont les Khmers Rouges avaient baptisé la prison). Juste au moment de repartir en touk-touk direction le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Phsar Thmey&lt;/span&gt; (ou &lt;a href="http://www.khuontour.com/PhotosPerso/phnom%20penh/compress800/DSC00559.jpg"&gt;marché central&lt;/a&gt;), nous croisons Alexis, un des &lt;a href="http://www.auxptitsboutsdumonde.com/equipe.html"&gt;trois motards&lt;/a&gt; dont je vous ai déjà parlé, et qui vient chercher ses parents venus le visiter. Une fois du côté du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Central Market&lt;/span&gt;, nous grimpons les sept étages du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sorya&lt;/span&gt;, le centre commercial à l’occidentale qui surplombe la ville, et d’où nous est offert une des plus belles vues de Phnom Penh (il y a ici peu de hauts bâtiments, et sans doute encore moins depuis que le projet de construction d’une tour de 42 étages sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monivong Boulevard&lt;/span&gt; a été tué dans l’œuf faute d’acheteurs – il s’agissait d’appartements privés -). Nous redescendons, et nous engouffrons dans le marché, si ce n’est pour acheter, du moins pour voir de l’intérieur ce délire art-déco. En redescendant vers les quais et le quartier du Palais Royal, nous nous arrêtons déjeuner dans un énième bouiboui, pour y avaler un énième loc-lac (plat très local à base de riz, de viande bouillie et de légumes). J’emmène ensuite tout le monde à ce qui m’est devenu une étape obligée à Phnom Penh : la relique du cil du Bouddha, au Wat Ounalom, le siège du Patriarcat bouddhiste (bouddhique ?) du Cambodge. Là, comme d’habitude, on se fait ouvrir les portes de ce jardin secret, où une statue reliquaire enguirlandée de kitcheries bling-blinguantes nous est offerte à la méditation. Faute cette fois-ci d’achar-la-gratouille (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaine-20-le-chant-des-sicles.html"&gt;ici&lt;/a&gt;), nous nous contentons de planter dans le pot ci-devant quelques bâtons d’encens tendus par une néophyte à peine à l’aise devant cette horde de touristes (suis-je clair ?). Après l’offrande à l’Éveillé, nous nous engouffrons dans le Musée national, et alors que le ciel se met à déverser ses plus lourdes trombes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’avais pas encore fait ce musée, ô combien clamé par les guides. Véritable poésie architecturale aux allures très locales, on pourrait le croire une œuvre des Khmers eux-mêmes ; il n’en est rien : ce sont les Français qui l’ont construit en 1917 (cocorico ?).  Le lieu est emprunt du temps qui passe. En bien des endroits bordéliques, mais malgré tout très riches, les collections ainsi exposées donnent l’impression d’un négligé chic, sans doute irréfléchi. Ce sont ces grands volets dépeints tout juste ouverts qui nous font nous sentir dans une maison de famille ; ce sont ces statues du Bouddha servant encore à la prière qui nous font nous sentir dans une pagode ; ce sont ces innombrables papiers explicatifs à la mention "origine inconnue" qui ne nous apprennent rien ; c’est enfin ce jardin intérieur, havre de paix dans la ville, qui nous fait nous sentir ailleurs. Il y a aussi les cloches de la cathédrale de Phnom Penh (méticuleusement détruite par les Khmers Rouges) qui trainent dans un coin, après que Mgr Destombes (l’actuel Vicaire apostolique) a paraît-il refusé de les racheter. L’endroit est au final charmant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans le jardin du Musée national.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ4RtPSoI/AAAAAAAAAcg/DgT897SOnfQ/s1600-h/jardins+musee+national.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ4RtPSoI/AAAAAAAAAcg/DgT897SOnfQ/s320/jardins+musee+national.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203146175671126658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant du musée, nous longeons le Palais Royal, et y regardons par ses lourdes grillent ses entrailles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Par les grilles du Palais royal. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ4htPSqI/AAAAAAAAAcw/jMRo4AWkG4s/s1600-h/palais+royal+grilles.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ4htPSqI/AAAAAAAAAcw/jMRo4AWkG4s/s320/palais+royal+grilles.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203146179966093986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ4htPSrI/AAAAAAAAAc4/xZ5VEPxPthg/s1600-h/palais+royal+grilles+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ4htPSrI/AAAAAAAAAc4/xZ5VEPxPthg/s320/palais+royal+grilles+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203146179966094002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans une guérite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ4RtPSpI/AAAAAAAAAco/bYsTcW52-EM/s1600-h/guerite.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ4RtPSpI/AAAAAAAAAco/bYsTcW52-EM/s320/guerite.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203146175671126674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Adrien et un garde de Sa Majesté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ5BtPSsI/AAAAAAAAAdA/2Qrgsw5JOP4/s1600-h/garde+royale.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVJ5BtPSsI/AAAAAAAAAdA/2Qrgsw5JOP4/s320/garde+royale.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203146188556028610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons à la maison, pour faire la popote. Pâtés, tapenade, bordelaise de canard aux cèpes, camemberts, salade de tomates, salades de fruits, le tout arrosé au &lt;a href="http://www.degenouillac.com/Vin_Gaillac_BR.htm"&gt;Burgale&lt;/a&gt;, un vin très… fraternel. Au final, nous sommes douze, et tout le monde est apparemment ravi. Quelques uns d’entre nous allons finir la soirée au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Elsewhere&lt;/span&gt;, une maison coloniale aménagée en bar branché, où tous les jeunes vingtenaires et trentenaires expats de Phnom Penh semblent s’être donné rendez-vous ce soir (comme chaque premier vendredi du mois d’ailleurs) [&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr:&lt;/span&gt; de fait, pour ceux qui me suivent depuis janvier, c’est bien là que j’étais passé en 2008 – lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaine-20-le-chant-des-sicles.html"&gt;ici&lt;/a&gt; -]. Ce soir, curieusement, rien à voir avec le souvenir que j’en avais. C’est bondé. Ça hurle. Et le spectacle est proche de la Bérézina de l’espèce humaine. On y fait la queue pour s’offrir une bière plus chère que partout ailleurs ou presque, la piste en plein air est impraticable, des gens à poil sautent dans la piscine avec leur verre de mosquito… En quelque sorte, une expérience sociologique comme on les aime. Sans prendre le temps de nous éterniser, nous rentrons dare-dare rue 430 (celle de la maison des coopérants). Au dodo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Samedi 3 mai &lt;/span&gt;: départ pour Kompong Cham par le bus de 8h45. Nous atteignons la cible trois heures plus tard, et y mettons d’emblée les pieds sous la table. L’évêché est presque inhabituellement vide. Comme pour changer, j’emmène mes compères visiter &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chup&lt;/span&gt;, la plantation d’hévéas maintes fois racontée, sise à quinze kilomètres au-delà du Mékong. En chemin, arrêt du bout-du-pont à la tour Cham, escaladée par quatre d’entre nous. De là-haut, la vue est toujours aussi vertigineuse ; la pluie, tout à l’heure vraisemblable, est maintenant à l’approche : nous la voyons arriver au loin, se déplaçant en gros paquet de hallebardes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La tour Cham...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFN0AhqPlI/AAAAAAAAAbw/jZzfpEeC1m8/s1600-h/DSC04306.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFN0AhqPlI/AAAAAAAAAbw/jZzfpEeC1m8/s320/DSC04306.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193017401224609362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;... et ses escaliers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVPMxtPSwI/AAAAAAAAAdg/9tZXigSQdYI/s1600-h/escalier+cham.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVPMxtPSwI/AAAAAAAAAdg/9tZXigSQdYI/s320/escalier+cham.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203152025416583938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;nous la voyons arriver au loin, se déplaçant en gros paquet de hallebardes...&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVNWhtPSuI/AAAAAAAAAdQ/PXRdmYFW5g8/s1600-h/pluie+approche.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVNWhtPSuI/AAAAAAAAAdQ/PXRdmYFW5g8/s320/pluie+approche.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203149993897052898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vue depuis la tour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVNWxtPSvI/AAAAAAAAAdY/x9FcmJMhpac/s1600-h/vue+tour+cham.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVNWxtPSvI/AAAAAAAAAdY/x9FcmJMhpac/s320/vue+tour+cham.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203149998192020210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le pont de Kompong Cham (le seul à enjamber le Mékong au Cambodge).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVPPRtPSxI/AAAAAAAAAdo/bv_qnbqi0IA/s1600-h/pont.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVPPRtPSxI/AAAAAAAAAdo/bv_qnbqi0IA/s320/pont.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203152068366256914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien vu : alors que nous sommes sur le point de regagner le plancher des vaches, les premières gouttes cliquettent. Départ sous la flotte, direction &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chup&lt;/span&gt;. Il pleut maintenant à torrents, et nous sommes trempés. Seconde escale dans un resto type réception-de-mariage pour s’abriter autour d’une tasse de thé. La pluie est apparemment passée, et nous pouvons repartir. C’est un peu vite dit : deux cents mètres, et c’est le déluge. Une casbah brinquebalante aux allures de cabane nous sert de préau le temps de l’averse, qui n’entend cette fois-ci pas passer. Coûte que coûte, nous voulons &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chup&lt;/span&gt;. L’appel est trop fort pour que nous puissions en faire fi ; trempés pour trempés, nous voilà bientôt bravant la pluie et ses sévices, qui nous ne lâcherons plus jusqu’à l’arrivée. Comme de bien entendu, nous nous arrêtons à ce qui fut du temps des Français la maison du directeur de la plantation, et qui est aujourd’hui un logement de fonction pour quelques employés privilégiés. Dans le parc, resté à la française, avec ses buis taillés, ses allées et ses arbres centenaires, les traces d’un temps révolu continuent de se défraichir : une grille, deux cours de tennis, un kiosque-de-Madame, des communs, un potager nous parlent sans voix d’un train-de-vie lointain mais pépère. Une de nos motos fait maintenant des siennes : elle ne démarre plus. Relax, take it easy. Se serait-elle noyée ? Quand on la pousse, elle toussote, et démarre malgré tout. Ouf. Nous voilà donc repartis, direction les ruines de l’église, étape devenue obligatoire depuis que je l’ai récemment "découverte" (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaines-23-24-cest-super.html"&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Trempés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVRghtPSyI/AAAAAAAAAdw/8nZsN12l9Gs/s1600-h/trempes+chup.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVRghtPSyI/AAAAAAAAAdw/8nZsN12l9Gs/s320/trempes+chup.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203154563742255906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les jardins à la française de l’ancienne résidence du directeur de Chup.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVRghtPSzI/AAAAAAAAAd4/qWaNPBjXPwY/s1600-h/jardins+francaise.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVRghtPSzI/AAAAAAAAAd4/qWaNPBjXPwY/s320/jardins+francaise.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203154563742255922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme à chaque fois, nous voir débarquer dans ce coin de nulle part est une véritable distraction pour les habitants des alentours. Presque aussitôt, un attroupement se forme autour de nos motos, tandis que nous regardons ce clocher évidé, seul rescapé d’une paroisse établie en 1955 (la date est inscrite en façade), bombardée par les Américains et achevée par les Khmers Rouges. À elle-seule, elle est une cicatrice encore ouverte de ce que le Cambodge a enduré dans les années soixante et soixante-dix. Au moment de repartir, comme tout à l’heure, la moto ne démarre pas. Nous la poussons, à la grande joie des spectateurs, hilares devant cette saynète jouée à domicile. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Scène 2&lt;/span&gt; : la moto a démarré, mais Hugues – qui la conduit – est parti avec la clef de la seconde moto dans sa poche. Je cours pour le rattraper, pensant qu’il nous attend plus loin. C’est cette fois-ci grotesque. Mais apparemment toujours aussi drôle.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il reste de l'église.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVRgxtPS0I/AAAAAAAAAeA/lXfaLVCGpi0/s1600-h/eglise+chup.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVRgxtPS0I/AAAAAAAAAeA/lXfaLVCGpi0/s320/eglise+chup.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203154568037223234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;...comme tout à l’heure, la moto ne démarre pas. Nous la poussons, à la grande joie des spectateurs...&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVRgxtPS1I/AAAAAAAAAeI/BM2WHB6csYI/s1600-h/pousser+moto.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVRgxtPS1I/AAAAAAAAAeI/BM2WHB6csYI/s320/pousser+moto.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203154568037223250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Scène 3&lt;/span&gt; : retour à Kompong Cham, où nous dînons avec le P. Gérald. Nous allons terminer la soirée, chez Joe l’Amerloque, autour d’une bière. Comme c’est l’anniversaire d’Alix et que justement Adrien a un brownie et des bougies dans son sac, nous le lui fêtons en bonne et due forme. Bon anniversaire, et au pieu tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVTABtPS2I/AAAAAAAAAeQ/hMnRbCd5PFc/s1600-h/anniversaire+alix.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVTABtPS2I/AAAAAAAAAeQ/hMnRbCd5PFc/s320/anniversaire+alix.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203156204419763042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dimanche 4 mai&lt;/span&gt; : nous louons des motos (celles de l’évêché servent généralement le dimanche pour la pastorale), et nous voilà partis pour Han Chey, la montagne-monastère située à une vingtaine de kilomètres de là, en amont du fleuve. C’est là qu’est en construction un bouddha de 56 mètres de haut. Le monastère est encore très actif. Dans une de ses nombreuses pagodes, nous nous penchons, en image, sur la vie du Bouddha, sorte de chemin-de-croix des Bouddhistes. Sur les murs, est peinte chaque étape importante de sa vie, de sa naissance à son éveil. Aux abords de la pagode, un petit garçon sans parents, à l’air sombre et vague à l’âme, me fait penser qu’il n’y a pas plus triste qu’un enfant triste. Plus loin (pardonnez-moi le débouché), un singe se prête bientôt à un grand show désespérément humain. Alors que nous buvons un jus de canne, le voilà qui déboule, avec ses grands bras de nigaud, et ses grandes papattes de dadais. Il se colle les fesses sur le banc des hommes, et se fait offrir un verre par la vendeuse. Ses expressions le trahissent : on le sent lassé de faire le singe pour animer la galerie. Cherchant apparemment à s’occuper, il se met à épouiller Sophie, dont les cheveux lui inspirent peut-être l’exotisme auquel il n’a jamais eu droit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vers Han Chey.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVUaxtPS3I/AAAAAAAAAeY/xpT3Ztddx74/s1600-h/route+han+chey.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVUaxtPS3I/AAAAAAAAAeY/xpT3Ztddx74/s320/route+han+chey.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203157763492891506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vue depuis Han Chey.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVUaxtPS4I/AAAAAAAAAeg/y66ZbPvV4Pk/s1600-h/vue+han+chey.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVUaxtPS4I/AAAAAAAAAeg/y66ZbPvV4Pk/s320/vue+han+chey.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203157763492891522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Avec le singe :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Sophie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVUbBtPS6I/AAAAAAAAAew/_b-8zPT2MEA/s1600-h/epouillage.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVUbBtPS6I/AAAAAAAAAew/_b-8zPT2MEA/s320/epouillage.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203157767787858850" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVUaxtPS5I/AAAAAAAAAeo/GTSTA17jpE8/s1600-h/avec+singe.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVUaxtPS5I/AAAAAAAAAeo/GTSTA17jpE8/s320/avec+singe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203157763492891538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour de Han Chey, nous nous arrêtons à Phum Thmey (le village où je donne des cours d’Anglais), pour la messe de 11h, célébrée par le P. François. Phat, la catéchiste responsable de la paroisse, nous convie à déjeuner. Au menu : assortiment de plats, pour certains très bons, et mangues en guise de dessert. À peine sortis de table, nous nous éclipsons pour continuer notre promenade, direction la piste de l’aéroport, précitée (tourné-je en rond ?). Pour pousser le bouchon un peu plus loin que d’habitude, nous nous enfonçons dans la campagne, où une moto se décide à tomber en panne. Joie. Rien de grave : la bougie était débranchée (la mécanique…).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Dans une ancienne tour de guet, du côté de la piste des B-52. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZbThtPTMI/AAAAAAAAAhA/urVUVlwkFf8/s1600-h/seul+piste.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZbThtPTMI/AAAAAAAAAhA/urVUVlwkFf8/s320/seul+piste.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203446810496945346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVW9BtPS8I/AAAAAAAAAfA/rZf8tTktLxo/s1600-h/voir+piste.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVW9BtPS8I/AAAAAAAAAfA/rZf8tTktLxo/s320/voir+piste.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203160550926666690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour boucler la boucle, il ne manque plus que l’île et ses fameux ponts de bambous. En chemin, nous faisons escale à Vat Nokor, un temple angkorien du XIe siècle, où nous nous amusons un temps avec un bébé singe, ravi d’avoir du public, des hommes à escalader, des poches et des sacs à fouiller. De fait, la petite chose, avec ses petites mains potelées aux ongles bien dessinés, a des airs de famille : c’en est déroutant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;À contre-jour, un élément du Vat Nokor.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVZRBtPS9I/AAAAAAAAAfI/0O3TZn4ssrQ/s1600-h/vat+nokor.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVZRBtPS9I/AAAAAAAAAfI/0O3TZn4ssrQ/s320/vat+nokor.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203163093547305938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une apsara.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVZRhtPS-I/AAAAAAAAAfQ/lI7CKqosWgc/s1600-h/apsara.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVZRhtPS-I/AAAAAAAAAfQ/lI7CKqosWgc/s320/apsara.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203163102137240546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Notre nouvel ami.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVZRhtPS_I/AAAAAAAAAfY/TomaH_vQ9p0/s1600-h/petit+singe.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVZRhtPS_I/AAAAAAAAAfY/TomaH_vQ9p0/s320/petit+singe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203163102137240562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En chemin toujours, nous traversons le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;phum Islam&lt;/span&gt;, le quartier musulman de Kompong Cham, où foulards et djellabas nous font voyager plus loin encore. La mosquée y domine toujours de son dôme argenté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVanBtPTAI/AAAAAAAAAfg/bqf3VLIDi6c/s1600-h/dome+mosquee.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVanBtPTAI/AAAAAAAAAfg/bqf3VLIDi6c/s320/dome+mosquee.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203164571016055810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin, nous rattrapons enfin le premier pont de bambou, et nous voilà pour peu de temps insulaires (il faut rendre les motos dans 40 minutes). À cette heure-ci, le Mékong est à son apogée artistique. Le soleil déclinant colore ses flots sans excès ; nous faisons une courte halte pour faire trempette du bout des pieds. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Les motos et le pont de bambou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVbIBtPTBI/AAAAAAAAAfo/qJCcDuAhKGI/s1600-h/motos+bambou.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVbIBtPTBI/AAAAAAAAAfo/qJCcDuAhKGI/s320/motos+bambou.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203165137951738898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Alix et Sophie, Hugues et Adrien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVbIBtPTCI/AAAAAAAAAfw/-zum4_DGeLE/s1600-h/aliix+et+co+bambou.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVbIBtPTCI/AAAAAAAAAfw/-zum4_DGeLE/s320/aliix+et+co+bambou.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203165137951738914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est r’parti : un rond-rond sur l’île, et nous la quittons par son extrémité nord, via le second pont de bambou. Nous rendons les motos à l’heure, mais attendons le gars un quart d’heure… Le soir, nous dînons chez Joe (l’Amerloque) avec Primprey, ma collègue à la compta. Au lit tout le monde : demain, nous partons pour Siem Reap, la ville bordant Angkor, et développée à partir de 1907 sous l'égide de l’&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_fran%C3%A7aise_d'Extr%C3%AAme-Orient"&gt;École Française d’Extrême Orient&lt;/a&gt; qui venait de recevoir la charge de la conservation des temples. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Avec Hugues et Adrien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVbuxtPTDI/AAAAAAAAAf4/dhQaE-nLFwM/s1600-h/main+bouddha.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVbuxtPTDI/AAAAAAAAAf4/dhQaE-nLFwM/s320/main+bouddha.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203165803671669810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lundi 5 mai&lt;/span&gt; : 8h30 : départ en bus, qui nous dépose 5 heures plus tard dans un traquenard à touristes, loin du centre-ville, mais où touk-touks et motodops sont prêts à s’entre-arracher la gueule pour avoir un client. Justement, un touk-touk nous dit nous emmener pour "gratuit". Surpris, je redemande une fois, deux fois, trois fois : adjugé. Nous voilà transportés gratuitement, ce qui est je vous l’accorde assez louche. Bref. Nous arrivons dans le centre de Siem Reap, il nous blablatte un truc sur sa guest-house que nous ne voulons pas, il nous emmène dans une autre, meilleure marché, mais réclame le prix de la course. Nous lui faisons comprendre qu’il s’est bien foutu de nous, et qu’il peut aller se faire cuire un œuf où il veut quand il veut mais qu’il n’aura pas ses sous. Devant notre détermination, l’aubergiste, avec qui le touk-touk a visiblement un contrat du style "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;je t’apporte des clients que l’on tâche de plumer au passage&lt;/span&gt;" finit par aligner lui-même 10000 riels (2,5 $). Au final, pour une nuit à cinq, nous ne lui aurons rapporté que 5 dollars et demi… Nous posons nos sacs dans la chambre, et partons louer des vélos. Coup de bol : l’endroit où j’en avais loué lorsque j’étais venu en décembre est à cent mètres de là. Greffés de deux roues chacun, nous passons voir le Palais Royal (il y en a aussi un ici), avant de nous lancer sur la route du lac Tonlé Sap, et au bout de laquelle une grosse colline repérée la dernière fois me dit tout qui vaille. 10 km à pédaler, et nous y voilà. Bien que très à l’écart d’Angkor, le site est accessible aux touristes munis d’un ticket. Néanmoins, comme il est exactement 17h30 et que l’entrée est justement libre à compter de cette heure, nous passons quand même. À peine l’ascension entamée (à pied) qu’une sorte d’engin indéfinissable mais muni de quatre roues s’apprête à nous doubler. Nous levons le pouce, et nous retrouvons bientôt sur la plate-forme arrière, au milieu de sacs de riz et de bonzes, visiblement sur le chemin du retour. Là-haut, l’effet de surprise est énorme : perché à 140 mètres au-dessus de la plaine, un monastère en activité borde un temple angkorien du IXe siècle, baigné du poids des âges et des caprices du temps ; c’est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Phnom Krom&lt;/span&gt;, sans doute construit par le roi Yaçovarman Ier (889-910), et dont certains éléments sont conservés au Musée Guimet. Splendide. Au loin : le Tonlé Sap, très retiré en cette fin de saison sèche, est à son plus bas niveau. La plaine qui s’étend sous nos yeux à perte de vue est l’idée même que je me faisais du paysage indochinois : des rizières noyées dans leur platitude et tachetées de forêts et de palmiers à sucre. Dans le quart d’heure, le coucher de soleil vient ajouter la touche finale à ce tableau enchanteresse. Nos pupilles battent à plein tambour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Phnom Krom :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- le club des 5.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdFRtPTEI/AAAAAAAAAgA/anXqxrd9unE/s1600-h/club+5+phnom+krom.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdFRtPTEI/AAAAAAAAAgA/anXqxrd9unE/s320/club+5+phnom+krom.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203167289730354242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdFhtPTFI/AAAAAAAAAgI/qk0vdBS8jxg/s1600-h/voir+phnom+krom.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdFhtPTFI/AAAAAAAAAgI/qk0vdBS8jxg/s320/voir+phnom+krom.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203167294025321554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;perché à 140 mètres au-dessus de la plaine.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0aRtPToI/AAAAAAAAAkg/BWAQjnGqwVw/s1600-h/surplombant+plaine+phnom+krom.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0aRtPToI/AAAAAAAAAkg/BWAQjnGqwVw/s320/surplombant+plaine+phnom+krom.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203474414251757186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- avec Adrien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0ahtPTpI/AAAAAAAAAko/9FWv16RUfW4/s1600-h/phnom+krom+adrien.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0ahtPTpI/AAAAAAAAAko/9FWv16RUfW4/s320/phnom+krom+adrien.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203474418546724498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- coucher de soleil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdFhtPTGI/AAAAAAAAAgQ/UAOx646qmfA/s1600-h/coucher+soleil+phnom+krom.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdFhtPTGI/AAAAAAAAAgQ/UAOx646qmfA/s320/coucher+soleil+phnom+krom.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203167294025321570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit tombant, nous redescendons ce mamelon démesuré, et nous posons un peu plus loin dans des hamacs pour grignoter un loc-lac arrosé à la bière &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Angkor&lt;/span&gt;®. C’est divin. Sur la route du retour, dans la nuit noire et calme de ce coin de monde étourdissant, nous sommes happés par l’inauguration tout en lumière d’une pagode dernier-cri. Trop belle occasion de nous offrir du pittoresque : moyennant l’achat au prix coûtant de billets de 100 riels (soit 1,6 centime d’euro), nous nous lançons dans le parcours balisé tout autour de l’édifice, et tout au long duquel le jeu consiste à balancer des billets dans des puits-tirelires, sortes de baignoires de l’oncle Picsou. À l’entrée, des gardiennes de chaussures sont prêtes à s’étriper pour que vous leur laissiez vos vieilles &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Converse&lt;/span&gt;®-qui-puent. C’est transit. Mais tellement khmer. La parade terminée, nous regagnons nos pénates, pour une courte nuit : demain, lever 5h pour visiter Angkor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Nos vélos, dans notre chambre, à Siem Reap.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdFxtPTHI/AAAAAAAAAgY/vGPVNNxpANs/s1600-h/velos+chambre+siem+reap.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdFxtPTHI/AAAAAAAAAgY/vGPVNNxpANs/s320/velos+chambre+siem+reap.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203167298320288882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mardi 6 mai&lt;/span&gt; : 5h15 : départ pour Angkor, toujours à vélo. 6 km à pédaler sur la mauvaise route, et nous arrivons sur le site par une entrée non-officielle. Le guichet est à 3km de là. Comme je connais déjà les principaux temples d’Angkor, je laisse mes quatre compères aller chercher leurs tickets (je ne le savais pas, mais le site d’Angkor -100 km2- est en fait gratuit ; ce qui est payant, c’est l’entrée dans les quelques temples à check-points – les plus intéressants naturellement-). Tandis que je les attends au bord des douves d’Angkor Vat (1500 mètres de long !), je vois passer deux types à vélo, dont un me dit quelque chose. J’appelle : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;T’es Français, non ?&lt;/span&gt;". Pas de réponse : je dois me tromper. Je retrouve peu après Sophie, Alix, Hugues et Adrien, et nous voilà partis ; guère loin : nous nous arrêtons devant l’entrée principale d’Angkor Vat, que je les laisse aller visiter. J’en profite pour roupiller un coup. Une bonne heure plus tard, les voilà qui reviennent. Nous repartons, à bicyclette ; ça donne à peu près ça :&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quand on partait de bon matin&lt;br /&gt;Quand on partait sur les chemins&lt;br /&gt;À bicyclette&lt;br /&gt;Nous étions quelques bons copains&lt;br /&gt;Y avait Fernand y avait Firmin&lt;br /&gt;Y avait Francis et Sébastien&lt;br /&gt;Et puis Paulette…&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous enfonçons dans le site, et faisons halte à une pyramide ouverte à tous, mais vide de gens. Curieusement, on se croirait chez les Aztèques. Qu’importe : cet empilement de pierres, poli par les âges et chauffé par le dieu-soleil, s’offre à l’escalade. Nous n’y résistons pas. Tout en haut, un bouddha paraît s’éveiller pour l’éternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Chez les Aztèques ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVfmhtPTJI/AAAAAAAAAgo/U6YsQSqg4Ys/s1600-h/pyramide+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVfmhtPTJI/AAAAAAAAAgo/U6YsQSqg4Ys/s320/pyramide+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203170059984260242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Idem&lt;/span&gt;. Avec Sophie et Alix.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVfmhtPTKI/AAAAAAAAAgw/scH1uKd_8hM/s1600-h/pyramide+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVfmhtPTKI/AAAAAAAAAgw/scH1uKd_8hM/s320/pyramide+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203170059984260258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tout en haut, un bouddha paraît s’éveiller pour l’éternité.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVfmxtPTLI/AAAAAAAAAg4/Az48YNTjUJo/s1600-h/pyramide+3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVfmxtPTLI/AAAAAAAAAg4/Az48YNTjUJo/s320/pyramide+3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203170064279227570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin, nous passons sous une des quatre portes d’Angkor Thom, ville de 3 km de côté, aujourd’hui envahie par la jungle, et fondée par Jayavarman VII (1181-c. 1215). Arbres gigantesques, fromagers dévoreurs, ruines plus ou moins majestueuses, singes, balayeurs-fonctionnaires, éléphants, touristes entouk-toukés : le décor est planté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sur la route d'Angkor Thom :&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hugues, moi, Alix et Adrien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdGBtPTII/AAAAAAAAAgg/e1U_e5AyqE4/s1600-h/angkor+elephant.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVdGBtPTII/AAAAAAAAAgg/e1U_e5AyqE4/s320/angkor+elephant.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203167302615256194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Alix, Adrien, Hugues.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0ahtPTqI/AAAAAAAAAkw/m-b8FNjryG0/s1600-h/alix+adrien+hugues+angkor.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0ahtPTqI/AAAAAAAAAkw/m-b8FNjryG0/s320/alix+adrien+hugues+angkor.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203474418546724514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;nous passons sous une des quatre portes d’Angkor Thom&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0axtPTsI/AAAAAAAAAlA/wChDkR1nu7Q/s1600-h/porte+angkor+thom.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0axtPTsI/AAAAAAAAAlA/wChDkR1nu7Q/s320/porte+angkor+thom.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203474422841691842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Profil angkorien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDarrhtPTyI/AAAAAAAAAlw/EYduBmPmCBI/s1600-h/profil.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDarrhtPTyI/AAAAAAAAAlw/EYduBmPmCBI/s320/profil.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203535183744028450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre-sud de cette citée autrefois considérable, nous rejoignons le Bayon, temple d’État du roi, et ses innombrables tours à visages. Comme convenu, j’attends mes amis enticketés devant l’entrée. Et là, je revois les deux types de tout à l’heure, passant à pied juste devant moi, et discutant en Français de surcroît. Ça donne à peu près ça : - moi : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ben vous êtes Français alors ?!&lt;/span&gt;" – celui dont la tête me dit quelque chose : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ben oui, et en plus ta tête me dit quelque chose&lt;/span&gt;" (suis-je clair ?). Nous nous rappelons nos noms-prénoms ; je ne m’étais donc pas trompé : Ronan et moi avons été chefs ensemble à un camp scout il y a peut-être 7 ans maintenant. Étudiant à Jouy, il est en vadrouille sur la Terre pour six mois, et visite ces temps-ci l’Indochine avec un camarade de promotion. Encore une fois, et comme j’ai pu m’en enquérir plusieurs fois cette année, le monde est désespérément petit. Je lui raconte que je suis installé jusqu’en juillet à Kompong Cham ; ravi de ce nouveau point-de-chute, il y passera sans doute dans une dizaine de jours, en remontant vers le Laos. Au revoir donc. Trente secondes plus tard, mes amis sortent justement du Bayon ; nous rattrapons sans mal Ronan et Arnaud, qui s’étaient fait indiquer une belle balade sur les remparts de la ville. Loin des guides, nous pédalons en sentinelles sur des murailles vieilles de plus de 800 ans, avant de redescendre dans la jungle. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Indiana Jones à la recherche de la route principale&lt;/span&gt;. Mission accomplie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Adrien, Alix, Ronan, Arnaud, Hugues, moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0axtPTrI/AAAAAAAAAk4/T60dkWtw20U/s1600-h/ronan+arnaud.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ0axtPTrI/AAAAAAAAAk4/T60dkWtw20U/s320/ronan+arnaud.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203474422841691826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous séparons ; les deux vadrouilleurs partent de leur côté, tandis que nous autres, sans le savoir, nous dirigeons vers Ta Keo, temple-montagne construit par Jayavarman V (c. 968-c. 1000), à l’aspect assez mastoc, du fait que la sculpture n’y a été qu’à peine commencée. Nous nous laissons porter par les routes angkoriennes, bitumées et aux bas-côtés impeccables. Nous nous arrêtons de-ci de-là, happés par telle ou telle ruine surgie de la jungle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Adrien et Alix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ2VRtPTtI/AAAAAAAAAlI/KMhAlk8KgzQ/s1600-h/adrien+alix+angkor.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ2VRtPTtI/AAAAAAAAAlI/KMhAlk8KgzQ/s320/adrien+alix+angkor.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203476527375666898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En arrivant au Ta Keo, une horde de femmes se jette sur nous pour nous avoir à déjeuner dans leur guinguette (c’est en effet l’heure de déjeuner). On les dirait prêtes à tout. En concert, elles hurlent des prix de plus en plus bas, comme à la foire d’empoigne. Toutes perdent, sauf une : nous nous attablons enfin. Après le déjeuner, trois d’entre nous escaladent le temple, haut de 21 mètres. Dans la foulée, comme nous en avons tous plein les pattes, nous décidons de rentrer à Siem Reap. En route, nous nous arrêtons au marché, pour acheter des kramas, le tissu-à-tout-faire traditionnel (serviette, écharpe, jupe, et que sais-je-encore). Nous arrivons dans le centre-ville ; il était temps : une tempête se prépare, et la pluie se fait déjà sentir. Nous nous engouffrons dans un bistrot pour prendre un "teuk-kro-lok", sorte de &lt;em&gt;Danao&lt;/em&gt;® local. La première fournée est au durian, fruit-qui-pue difficilement comestible pour un non-initié ; devant nos têtes dégoutées, le patron nous propose d’en changer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ovni dans le ciel de Siem Reap.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDatGxtPT0I/AAAAAAAAAmA/cWXef-gsqoA/s1600-h/soucoupe.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDatGxtPT0I/AAAAAAAAAmA/cWXef-gsqoA/s320/soucoupe.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203536751407091522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons ensuite à la guest-house, après avoir rendu les vélos au passage et fait les cent derniers mètres sous des trombes d’eau. Pause. On plie bagage. Touk-touk pour l’aéroport, où comme de bien entendu nous arrivons beaucoup trop en avance. Comme tout le monde est déjà là, l’avion décolle avec une demi-heure d’avance. Deux heures de vol, et nous voilà sur le sol vietnamien, à 40 km de Hanoi : il est 21h15. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeu consiste maintenant à aller dormir chez Jean-Babtiste, un de mes anciens camarades de promotion, et dont je vous disais récemment l’avoir retrouvé sur Facebook. Bordelais, il importe ici du vin pour une boîte montée par un Français (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Celliers d’Asie&lt;/span&gt;®). Nous prenons donc un taxi, et roulons au milieu de panneaux publicitaires vantant tous les produits dernier-cri, le tout dans une zone étonnamment urbanisée : ce premier aperçu du pays de l’oncle Hô n’entre pas dans ce à quoi je m’attendais. Hanoi est une ville apparemment énorme, loin devant Phnom Penh dont les cinq-minutes en voiture environnantes sont déjà en rase-campagne. Le taxi nous dépose finalement au pied de l’hôtel Sheraton, où Jean-Baptiste et deux de ses collocs viennent nous chercher en moto. Leur maison, au bord du lac Giang Vo, est plutôt confortable, et l’accueil y est bon. Une parlotte, un verre de vodka, et tout le monde va se coucher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mercredi 7 mai&lt;/span&gt; : après réflexion sur notre programme des jours à venir, nous levons le pied à 11 heures, direction le vieux Hanoi pour y trouver des motos à louer. À midi, nous sommes prêts : trois motos pour cinq, avec des sacs allégés (le gros est resté chez Jean-Baptiste). En allant remplir nos réservoirs (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr:&lt;/span&gt; l’essence est sensiblement moins chère ici qu’au Cambodge), nous passons dans le quartier communément appelé "le Petit Paris" : ici, un théâtre qui ressemble à l’Opéra-Garnier, là, des rues bordées d’arbres et de villas coloniales : au premier abord, Hanoi est une belle ville ; nous en saurons plus lundi prochain (nous devons rendre les motos dimanche soir).&lt;br /&gt;Il nous faut maintenant sortir de la ville, ô combien encombrée de deux-roues. Aujourd’hui, c’est le 54e anniversaire de la victoire-défaite de Đien Biên Phu, tout dépend du côté où l’on se place. Ici, pas de doute : c’est bien d’une victoire qu’il s’agit, et des banderoles jaune-sur-fond-rouge, à la gloire de l’armée vietnamienne, le rappellent partout dans les rues. Le 30 avril, c’était le 33e anniversaire de la chute de Saigon, et d’autres panneaux sont encore là pour nous le rappeler. Des faucilles et des marteaux à chaque poteau électrique ou presque, des effigies de Hô Chi Minh, des bâtiments administratifs de type stalinien, des pagodes centenaires, des maisons coloniales, des motos par milliers : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;good morning Vietnam ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous roulons donc vers l’Ouest et le village de Mai Chau, à 130 km de là, indiqué par Franklin (un des collocs de Jean-Baptiste) et où nous comptons dormir le soir. Nous déjeunons vers 3h dans un bouiboui-de-bord-route, où l’épreuve de la langue se fait d’emblée sentir. C’est au cours de ce déjeuner, arraché pour 4 dollars à coups de mimes et de sons bizarres, que Hugues a été promu négociateur-en-chef de notre club des cinq. Grâce notamment à son argument choc, sorti à chaque fois qu’on lui annonce un prix : "&lt;em&gt;It’s a joke ?!&lt;/em&gt;", il conservera son titre jusqu’à la fin du périple. Jusqu’au bout également, à chaque instant ou presque, nous paierons le prix de Babel : rares sont les Vietnamiens à parler Anglais ou Français. La langue Vietnamienne (le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;quốc ngữ&lt;/span&gt;, inventée par le jésuite Alexandre de Rhodes au XVIIe siècle) a beau s’écrire en caractères latins, elle n’en demeure pas moins illisible : monosyllabique et tonale, elle est imprononçable pour qui n’y connaît rien (c’est notre cas). Ainsi le mot &lt;span style="font-style:italic;"&gt;đay&lt;/span&gt; pourra signifier autant de choses que de tons (il y a six tons, de l’aigu au grave), et parfois de contextes : jute, avec aigreur, fond, plein, pousser, bourse, sac, voici, couvrir (suis-je clair ?). Néanmoins, comme partout en Indochine, on retrouve quelques mots Français : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;gara ôtô&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ga tô&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ca phé&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;dǎm bông&lt;/span&gt; (pour jambon – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr:&lt;/span&gt; le "d" se prononce comme un "z" ; le "đ" barré se prononce comme un "d"), &lt;span style="font-style:italic;"&gt;patê&lt;/span&gt;, etc. &lt;br /&gt;Bref. Nous filons toujours vers Mai Chau. Je suis très étonné de constater que les églises font ici partie du paysage ; construites pour la plupart à l’occidentale (une bonne partie d’entre elles date sans doute du temps de l’administration française), pour certaines monumentales, ces sortes de basiliques de Lisieux donnent aux campagnes vietnamiennes des airs de France. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ2VhtPTuI/AAAAAAAAAlQ/bE-kJlDC194/s1600-h/lisieux.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ2VhtPTuI/AAAAAAAAAlQ/bE-kJlDC194/s320/lisieux.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203476531670634210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les routes n’ont par ailleurs rien à voir avec leurs homologues cambodgiennes : bitume partout, état excellent, lignes bien tracées, pas de voiture-avec-20-personnes-sur-le-toit, port du casque obligatoire, feux respectés (ou presque) ; bref, ce n’est pas l’anarchie, et le Vietnam est visiblement beaucoup plus développé que son voisin khmer. &lt;br /&gt;Aux alentours de 17 h, nous arrivons à Hao Binh, où un barrage de 125 mètres de haut alimente en électricité tout le nord-Vietnam. Une route monte sur son flanc. De là-haut, l’ouvrage est impressionnant. La retenue d’eau forme un lac de 20 kilomètres de long. Un peu plus loin, sur une hauteur, nous apercevons une statue, qui pourrait bien être celle de Hô Chi Minh. La route, qui continue de grimper, semble y mener tout droit : nous n’y résistons pas. Nous avions bien vu : au pied de la statue haute d’une quinzaine de mètres, deux fonctionnaires prient leur père-à-tous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec l'oncle Hô.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZdoRtPTNI/AAAAAAAAAhI/R5usLhl_9YM/s1600-h/avec+oncle+Ho.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZdoRtPTNI/AAAAAAAAAhI/R5usLhl_9YM/s320/avec+oncle+Ho.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203449366002486482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’endroit est exceptionnel ; sa terrasse surplombe la ville à pic, et la vue sur la campagne et les montagnes environnantes est impressionnante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;sa terrasse surplombe la ville à pic...&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZeuhtPTSI/AAAAAAAAAhw/dXHeAuwcmpg/s1600-h/depuis+terrasse+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZeuhtPTSI/AAAAAAAAAhw/dXHeAuwcmpg/s320/depuis+terrasse+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203450572888296738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il est déjà tard, nous repartons presque illico pour tâcher d’arriver avant la nuit au point azimut. Peine perdue : la beauté des paysages, les dénivelés, les camions à doubler, les rares pauses, une crevaison à Muong Khéri nous feront arriver à la nuit noire à Mai Chau, dont nous ne verrons d’ailleurs rien. Là, une seconde crevaison, sur la même moto, nous retardent encore un peu. Nous cherchons maintenant un endroit où dormir ; Hugues entre en scène, et un type finit par nous conduire dans une guest-house très confortable, où nous avons notre propre bungalow tout en bois, avec douche chaude (ça ne m’était pas arrivé depuis la France !). Le dîner n’a rien d’aventurier : frites, riz à gogo, viande, légumes, pastèque, bière, et que sais-je encore. Nous sommes repus, et filons nous coucher dans une grande pièce ventilée où l’on nous a fait chacun un lit avec moustiquaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;les camions à doubler&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQxtPTjI/AAAAAAAAAj4/_N-6SuPZa0M/s1600-h/doubler+camion.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQxtPTjI/AAAAAAAAAj4/_N-6SuPZa0M/s320/doubler+camion.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203465454949977650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;...chacun un lit avec moustiquaires.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQRtPTfI/AAAAAAAAAjY/0sIozZQvXsY/s1600-h/lit+moustiquaire.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQRtPTfI/AAAAAAAAAjY/0sIozZQvXsY/s320/lit+moustiquaire.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203465446360042994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jeudi 8 mai&lt;/span&gt; : petit-déjeuner grand luxe. Nous découvrons que notre guest-house est perdue dans un paysage splendide, bordé de rizières et de montagnes, et que des tisseuses d’écharpes, de foulards, de sacs, portefeuilles et autres babioles, sont installées sur place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;petit-déjeuner grand luxe.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt; (Hugues, Alix, Adrien, moi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQhtPTgI/AAAAAAAAAjg/tLo9A4O7_TY/s1600-h/guest+house+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQhtPTgI/AAAAAAAAAjg/tLo9A4O7_TY/s320/guest+house+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203465450655010306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;...notre guest-house est perdue dans un paysage splendide.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZdpBtPTPI/AAAAAAAAAhY/9xyJXqhj6Ek/s1600-h/paysage+guesthouse.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZdpBtPTPI/AAAAAAAAAhY/9xyJXqhj6Ek/s320/paysage+guesthouse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203449378887388402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQhtPThI/AAAAAAAAAjo/lef4_bFbYAo/s1600-h/paysage+guesthouse2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQhtPThI/AAAAAAAAAjo/lef4_bFbYAo/s320/paysage+guesthouse2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203465450655010322" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tisseuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZdpBtPTQI/AAAAAAAAAhg/Y7unOeiQGx4/s1600-h/tisseuse.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZdpBtPTQI/AAAAAAAAAhg/Y7unOeiQGx4/s320/tisseuse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203449378887388418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous repartons dans la foulée, mais cette fois-ci vers l’est, direction le &lt;a href="http://www.cucphuongtourism.com/"&gt;parc national de Cuc Phuong&lt;/a&gt;. Sur 32 km, à travers la montagne, nous reprenons la route d’hier, jusqu’à Muong Khéri. La vue est imposante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZdpRtPTRI/AAAAAAAAAho/Q3F7QYrOIkM/s1600-h/club+des+5+32km.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZdpRtPTRI/AAAAAAAAAho/Q3F7QYrOIkM/s320/club+des+5+32km.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203449383182355730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQhtPTiI/AAAAAAAAAjw/pphbTrUba3g/s1600-h/motard1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZsQhtPTiI/AAAAAAAAAjw/pphbTrUba3g/s320/motard1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203465450655010338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous roulons sur les crêtes, en hauteur des rizières, qui forment en contrebas de grands plateaux serpentant entre les montagnes. Après une troisième crevaison (toujours sur ma moto), à une trentaine de kilomètres de Muong Khéri, nous entrons dans ce que les gens du cru nous disent être &lt;a href="http://www.cucphuongtourism.com/"&gt;Cuc Phuong&lt;/a&gt; ; pourtant, nous ne voyons rien qui ressemble à des infrastructures touristiques. Nous rebroussons donc chemin. L’entrée officielle est en réalité à une quarantaine de kilomètres plus à l’est, aux abords de la petite ville de Nho Quan. Après quelques tensions de circonstance, nous atteignons enfin le but à 15h30. L’entrée dans ce qui est une des dernières forêts tropicales primaires au monde est naturellement payante… Nous y pénétrons en moto. Première étape : la grotte dite "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;de l’homme préhistorique&lt;/span&gt;". À pied, nous grimpons un escalier plutôt casse-gueule à flanc de falaise, et atteignons, une vingtaine de mètres plus haut, au niveau de la canopée, une grotte où ont été retrouvées en 1966 les traces d’une activité humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans la grotte de l'homme préhistorique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZffxtPTTI/AAAAAAAAAh4/VF0TXFOXBFk/s1600-h/grotte+homme.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZffxtPTTI/AAAAAAAAAh4/VF0TXFOXBFk/s320/grotte+homme.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203451418996854066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans cette forêt, le bruit est assourdissant : des bêtes hurlent, crient, chantent, s’égosillent ou s’époumonent, tandis que d’autres gazouillent, barytonnent, cancanent ou caquètent. Après Phnom Penh, c’est je crois le lieu le plus bruyant que nous ayons fait du voyage. À cette cacophonie générale, la pluie vient bientôt ajouter ses flics, ses flacs, et ses flocs. Juste avant le déluge, nous passons voir ce qui est fléché comme "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;the big tree&lt;/span&gt;" : il s’agit tout bonnement d’un arbre apparemment plus gros que ses voisins, mais dont on ne voit rien d’autre que le bas du tronc, le reste étant caché par la jungle environnante (10 minutes de marche à travers la forêt – seuls Sophie et moi y sommes d’ailleurs allés -). Retour aux motos, et la pluie menaçante tout à l’heure s’est maintenant mutée en hallebardes. Je ne vois à peu près rien, et les autres filent à toute allure. Sans mal au final, nous nous retrouvons tous abrités sous le guichet à l’entrée du parc, tandis qu’un rideau de pluie s’abat maintenant de plus belle. Nous sommes trempés, et décidons de nous poser dans la première guest-house venue. Profitant de ce que j’ai du mal à appeler une accalmie, nous voilà repartis. Deux kilomètres, et Hugues se met au travail : nous dormirons ici pour 175 000 dongs (1 € = 25000 dongs), dîner et petit-déjeuner compris. Une sorte de soupe avalée et une partie de tarot vite faite, et nous voilà au lit. Ronron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Au pied d'un monument aux morts, sur la route de Cuc Phuong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZuOhtPTkI/AAAAAAAAAkA/9CMUdWNTGQg/s1600-h/monument+morts.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZuOhtPTkI/AAAAAAAAAkA/9CMUdWNTGQg/s320/monument+morts.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203467615318527554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Se faire expliquer la route.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZweRtPTnI/AAAAAAAAAkY/5I_E9kwnOzI/s1600-h/explication+chemin.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZweRtPTnI/AAAAAAAAAkY/5I_E9kwnOzI/s320/explication+chemin.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203470084924722802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans le parc national de Cuc Phuong : trempés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZuPBtPTlI/AAAAAAAAAkI/kfijtRcSbNI/s1600-h/trempes+cuc+phuong.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZuPBtPTlI/AAAAAAAAAkI/kfijtRcSbNI/s320/trempes+cuc+phuong.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203467623908462162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 9 mai &lt;/span&gt;: vers 6h30, je me réveille naturellement, et suis surpris de voir mes bras et mes mains apparemment ensanglantés. Et il y a du sang par terre. Sur mon matelas également. Je me regarde dans la glace, et constate que mes cheveux sont eux-aussi tout en sang. Je réveille Hugues, et lui demande de regarder. Il ne voit rien. Je lui sors cette phrase devenue depuis légendaire : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je me sens bien : ça m’inquiète d’autant plus&lt;/span&gt;". C’est vrai, après tout, comment ne pas être étonné d’avoir saigné sans explication ? Je me lave la tête, et il y a effectivement une petite plaie, qui, me dit-on, aurait saigné pendant la nuit, et voilà tout. J’imagine qu’il y a peut-être une petite bête, genre tique ou sangsue, qui me serait entrée dans le crâne. Je vais demander à l’entrée du parc : ils me disent que ce n’est rien. Je vais au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;health care center&lt;/span&gt; du coin : même chose, mais me font tout de même un pansement avec du coton et du scotch de bureau. Bref. N’en parlons plus, mais c’est quand même bizarre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Déjeuner sur la route de Hao Lu &lt;/span&gt;(j'ai mon pansement sur la tête).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZuPBtPTmI/AAAAAAAAAkQ/DBkSWH5xVc4/s1600-h/dejeuner+bobo.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZuPBtPTmI/AAAAAAAAAkQ/DBkSWH5xVc4/s320/dejeuner+bobo.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203467623908462178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec tout ça, nous levons le pied à 8h30, direction Hoa Lu, et sa "baie d’Along terrestre". La route est belle. Dans ce coin de Vietnam, les montagnes se font plus rares, sauf à cet endroit, où des pitons rocheux surgissent çà et là au milieu des rizières baignées de canaux. Je laisse Sophie, Adrien, Alix et Hugues faire un tour en sampan, la barque à fond plat locale (le site est très bien aménagé pour les touristes), et vais faire un tour dans Ninh Binh, la grosse ville d’à côté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La "baie d'Along terrestre".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZffxtPTUI/AAAAAAAAAiA/sV9ecmKXGkE/s1600-h/baie+along+terrestre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZffxtPTUI/AAAAAAAAAiA/sV9ecmKXGkE/s320/baie+along+terrestre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203451418996854082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À midi et demie, je les retrouve, et nous voilà repartis ; le but est maintenant d’aller dormir à Do Son, station balnéaire sur la Mer de Chine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Au bord d'un lac, du côté de Haiphong&lt;/span&gt; (Adrien, Hugues, moi, Sophie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhjxtPTVI/AAAAAAAAAiI/fb-DMOkTGDk/s1600-h/bord+lac+club+5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhjxtPTVI/AAAAAAAAAiI/fb-DMOkTGDk/s320/bord+lac+club+5.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203453686739586386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sur un bac, du côté de Haiphong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhjxtPTWI/AAAAAAAAAiQ/UqCWG6-GUdE/s1600-h/bac+haiphong.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhjxtPTWI/AAAAAAAAAiQ/UqCWG6-GUdE/s320/bac+haiphong.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203453686739586402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 18 h, nous arrivons à Haiphong ; c’est là qu’éclata la guerre d’Indochine en décembre 1946. Sortie des bureaux : des milliers de motos se pressent dans les rues. Dans cette marée humaine, au guidon, nous nous en donnons à cœur-joie. Sur le panneau, il nous reste 21 kilomètres. La route, deux-fois-deux-voies séparées par un terre-plein central avec fleurs et buis taillés au peigne fin, est incroyablement guindée pour un pays socialiste. Du moins, le Vietnam m’est loin de l’image que l’on pourrait avoir d’un pays socialiste ; on le dirait à l’abri de la sclérose soviétique. Au bout de la route, on se croirait dans la baie de Cannes. Des hôtels dernier-cri sont sagement alignés le long d’une Promenade des Anglais bien tenue, avec illuminations et tout le tralala. La mer est déchainée, mais nous y sommes. Hugues négocie une chambre pour quelques dollars. De là-haut, nous voyons la mer, et le must : nous avons TV5. Que demander de plus ? Pour le dîner, la bonne femme qui tient le resto est prête à s’arracher les cheveux devant les conditions de notre négociateur-en-chef ; qu’à cela ne tienne, nous mangeons pour pas cher. Tout le monde au pieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Samedi 10 mai &lt;/span&gt;: petit-déjeuner au même endroit qu’hier soir, puis : temps libre. TV5 pour certains, plongeon dans le Golfe du Tonkin pour d’autres (sous la pluie). Lever de pied vers 11h30, direction la baie d’Along, à une petite centaine de kilomètres plus au nord. Nous roulons, et roulons encore. Nous sommes maintenant aux portes de la baie d’Along, et une île, reliée au continent par une immense digue, s’offre à nous. Il parait que Hô Chi Minh avait ici une maison, et qu’il voulait faire de cet endroit un lieu de vacances populaire. Il doit se retourner dans sa tombe le pauvre homme : des quartiers privés, avec villas et tout le toutim semblent y pousser comme des champignons au pied d’hôtels de luxe. Bien vite, nous rebroussons chemin, d’autant que nous ne sommes pas vraiment à Along. Nous y arrivons pour déjeuner, ou plus exactement à Bãi Cháy, Ha-Long étant en fait l’ensemble de deux villes (Bãi Cháy et Hon Gai), séparées par un détroit, et reliées depuis peu par un magnifique pont suspendu, en forme de jonque et financé par les Japonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Bãi Cháy, le spectacle est impressionnant. Au fond de la baie, comme autant de soldats d’une armée fossilisée, des pitons rocheux par dizaines (il y en aurait 2000 en tout) surgissent de la mer. Dans ce décor de carte-postale, souvent décrit comme la 8e merveille du monde, nous trouvons un hôtel avec vue sur la baie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhkBtPTXI/AAAAAAAAAiY/jef8lgLO2JQ/s1600-h/baie+along+soldats.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhkBtPTXI/AAAAAAAAAiY/jef8lgLO2JQ/s320/baie+along+soldats.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203453691034553714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Classée au &lt;a href="http://whc.unesco.org/fr/list"&gt;patrimoine mondial&lt;/a&gt; par l’Unesco, la baie d’Along est aménagée comme il se doit pour les touristes. Des bateaux très confortables aux prix parfois astronomiques se suivent à la queue leu leu, dans un va-et-vient permanent entre le continent et le large. Peu enclins à passer par les opérateurs officiels, nous cherchons un moyen détourné de nous approcher de ces aiguilles d’Etretat locales. Nous finissons par trouver un type qui veut bien nous y emmener le lendemain matin : trois heures de balade tout compris moyennant 45 dollars pour cinq. On ne trouvera pas mieux. Rendez-vous est donc pris pour le lendemain 8h. Nous sommes ravis. Dîner. Baignade pour ceux qui veulent (moi). Coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dimanche 11 mai&lt;/span&gt; : petit-déjeuner. Nous sommes à 8 h pile à l’endroit convenu, et le type nous attend. Nous voilà donc partis, seuls sur le seul petit bateau de la baie (les autres, grands et confortables, sont ceux du canal officiel). Il faut une bonne demi-heure de traversée pour arriver à la première grotte. Et là surprise : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ticket please&lt;/span&gt;". "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ben… on nous a dit que tout était compris, notamment les deux grottes principales dont celle-là&lt;/span&gt;". Il y a là deux fonctionnaires du Parti, qui ne sont visiblement pas prêts à se faire corrompre : inutile de discuter. En voilà d’ailleurs un qui veut appeler les flics : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Puisqu’on vous a dit que c’était compris et que l’on ne vous a pas donné de ticket, il y a litige.&lt;/span&gt;" Pas tort le bonhomme, mais le problème est que nous ne sommes pas passés par les compagnies autorisées : ça ne vaut donc peut-être pas la peine d’aller jusque-là. Nous préférons payer plutôt que d’attirer des ennuis à qui que ce soit. Et nous voilà donc dans la queue, au-delà du check-point. Il y a là plus de monde que sur les Champs-Elysées le premier jour des soldes. La foule avance en file indienne, à pas presque cadencés. La grotte, sans doute belle du temps de sa tranquillité éternelle, est aujourd’hui éclairée comme des dents chez le dentiste. Un parcours balisés au milieu de stalagmites me donne l’impression de faire du train-fantôme en plein jour. De fait, ça fait peur. La grotte est malade : elle a la touristite aiguë. Une fois à l’air libre, nous nous mettons à chercher notre bateau. Tâche difficile que de s’y retrouver dans cette apocalypse maritime : des bateaux en veux-tu en voilà tentent bien que mal de vomir leurs passagers sur le débarcadère, dans un micmac de marches avant-marches arrière et d’odeur de gazole. &lt;br /&gt;Enfin, nous repérons notre embarcation de fortune. Le gars nous dit de nous planquer dans la cabine. Houlala. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Qu’est-ce’t’affaire ?&lt;/span&gt;" Nous n’avons pas fait 50 mètres que la police est déjà à nos trousses. Scénario catastrophe ? Notre marin, sensiblement affolé, nous fait débarquer sur un bateau officiel, qui doit appartenir à un de ses potes parce que nous l’avions vu hier juste à côté du sien. Et voilà que nous poirotons là, au milieu d’un périphérique parisien de la mer. Les flics sont à bord, et boivent maintenant un coup avec notre capitaine ; on ne nous dit rien. Avons-nous simplement quelque chose à nous reprocher, si ce n’est d’avoir demandé à un type de nous emmener ici et qui a accepté alors qu’il n’avait pas le droit et que nous ne le savions pas ? (suis-je clair ?). Une heure passe. Une heure et demie. Et voilà le bateau qui démarre, alors que d’autres touristes sont montés à bord. Allons-nous faire le tour officiel, dans un bateau officiel, sans en avoir payé le prix officiel ? &lt;em&gt;Que nenni&lt;/em&gt;. On nous débarque cinq minutes plus loin sur notre barcasse, qui nous ramène à bon port, trois heures et demie après le départ, et alors que nous n’avons au final quasiment rien vu. Sommes-nous fait avoir ? Pour certains oui. Mais je plaiderais volontiers la promenade atypique en baie d’Along, à un prix défiant toute concurrence ; de plus, les flics et tout le tsouin tsouin qui va avec nous ont pimenté cette banalité touristique qu’est la baie d’Along. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Notre embarcation de fortune, et le zodiaque de la police en train de partir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhkBtPTYI/AAAAAAAAAig/rgTGWGWd4ys/s1600-h/bateau+police.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhkBtPTYI/AAAAAAAAAig/rgTGWGWd4ys/s320/bateau+police.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203453691034553730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Et voilà que nous poirotons là, au milieu d’un périphérique parisien de la mer.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt; (Sophie, Hugues, Adrien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhkRtPTZI/AAAAAAAAAio/ej-veXkLLzo/s1600-h/peripherique.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZhkRtPTZI/AAAAAAAAAio/ej-veXkLLzo/s320/peripherique.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203453695329521042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu’Hugues et moi, pour essayer de nous faire rembourser (sait-on jamais ?), attendons le type qui avait arrangé l’affaire avec notre pêcheur (il ne viendra jamais), les trois autres vont chercher sacs et motos à l’hôtel. Avant de reprendre la route pour Hanoi où nous devons rendre les motos ce soir, nous faisons un dernier plouf dans la baie. Il est environ 14h30, et il nous reste 200 km à faire. Nous roulons et roulons encore. Brève pause pour déjeuner. Roulez jeunesse. Et Hanoi est à nous. Tous à deux doigts de la panne d’essence, nous entrons dans la ville à 18 h tapantes, par le pont Long Bien, anciennement Paul-Doumer (1682m), du nom du Gouverneur général de l’Indochine de 1896 à 1902 qui l’inaugura. Il nous reste une heure pour retrouver le loueur de motos. Un coup d’œil par-dessus la barrière de l’espèce de rocade sur laquelle nous venons de débarquer, et nous sommes juste à côté. Au compteur, nous avons fait 774 km depuis mercredi midi. Question moto, aucun problème : le type n’ergote même pas pour les deux plastiques que nous lui avons cassés. Nous sommes maintenant à pied, et il nous faut trouver un hôtel. Ce sera celui-là, à deux pas du lac Hoan Kiem, en plein vieux-Hanoi. Quelle ville ! Place de la cathédrale, au milieu de laquelle trône une Vierge, nous trouvons un confortable resto. Au premier étage, sur cette place arborée, lorsque les cloches se mettent à  sonner, je vous assure qu’on se croirait en France. D’autant que je ne vous en ai pas encore parlé, mais il fait ici beaucoup plus frais qu’à Kompong Cham, 1700 km plus au sud. Après le dîner, Sophie, Alix et moi allons récupérer nos affaires restées chez Jean-Baptiste, pour être libres de visiter la ville demain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La cathédrale de Hanoi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZl1xtPTaI/AAAAAAAAAiw/E4Nh91VwpUU/s1600-h/cathedrale+saigon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZl1xtPTaI/AAAAAAAAAiw/E4Nh91VwpUU/s320/cathedrale+saigon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203458394023742882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZl2BtPTbI/AAAAAAAAAi4/ICPXbkwxdto/s1600-h/devant+cathedrale+Saigon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZl2BtPTbI/AAAAAAAAAi4/ICPXbkwxdto/s320/devant+cathedrale+Saigon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203458398318710194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour, nous nous arrêtons à la gare ("&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ga Hà Nội&lt;/span&gt;" en local) pour voir à quelle heure sont les trains pour Hô Chi Minh-Ville. Il me faut en effet maintenant rentrer au Cambodge, d’autant que tout le monde repart à Paris demain soir (sauf Hugues qui rentre à Manille mercredi). J’envisage de faire escale à Hué, mais comme j’apprends qu’il faut 38 heures pour rejoindre les deux principales villes du Vietnam et que j’ai dit que je serai de retour à Kompong Cham le 15, le projet tombe aux oubliettes. Il y a un train tous les jours à 15h45 ; c’est celui-là que je prendrai demain.&lt;br /&gt;Vers 22h30, nous retrouvons Hugues et Adrien à l’hôtel, et partons dans la foulée boire un coup au coin de la rue. Retour au bercail, et au lit tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lundi 12 mai&lt;/span&gt; : je profite d’un petit-déjeuner avec Sophie pour écrire quelques cartes-postales. Nous partons ensuite tous deux à la recherche de ce qui s’appelait encore en 1954 "Hôpital Lanessan", et qui était l’hôpital militaire français de Hanoi. C’est là que notre grand-père est mort en juillet 1954. Nous passons sur l’Internet où l’on apprend qu’il a été fermé suite aux Accords de Genève, puis rouvert sous le nom d’"Hôpital 303", pour être rebaptisé ensuite "Hôpital de la Croix-Rouge soviétique". Couac : ces noms ne disent rien aux gens du coin. Après quelques va-et-vient, nous faisons escale à l’ambassade de France, où l’on nous dit qu’on trouverait des plans de Hanoi du temps des Français au Temple de la Littérature. Cet ensemble architectural aux toitures élégantes fut fondé en 1070 et placé sous la protection de Confucius ; c’est la première université nationale. Situé dans un joli parc, c’est un havre de paix au milieu des nuages de deux-roues qui déambulent tout autour. À toute vitesse, nous n’y trouvons pas les cartes ; une fille qui travaille là nous apprend que l’exposition dont on nous a parlé était temporaire. Dans un Français plus qu’honorable, elle nous aide à retrouver trace de l’Hôpital Lanessan. Vieux grimoires et Internet  viendront ici à bout de notre enquête : l’Hôpital Lanessan s’appelle aujourd’hui "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;hữu nghị&lt;/span&gt;" (ou "Hôpital de l’amitié vietnamo-soviétique" si j’ai bien compris) ; il est situé sur les quais, au bout de la rue Lý Thường Kiệt. Un motodop, et c’est parti. Sauf erreur de ma part, l’hôpital, toujours militaire, est destiné aux vétérans du Parti. Le concierge nous fait comprendre que nous ne pouvons pas entrer. Un jeune venu visiter un malade, et qui parle à peu près Français, nous donne un coup de main : nous pouvons maintenant entrer à condition de ne pas prendre de photos. De l’ancien hôpital, il ne reste aujourd’hui quasiment rien. Seul, le dernier bâtiment subsistant est en passe d’être démoli pour quelque chose de plus moderne. Il était donc temps pour nous. Ce jeu de piste dans Hanoi nous aura valu d’arpenter la ville dans tous les sens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retrouvons les autres à l’hôtel à midi et demie, et nous partons tous pour un dernier déjeuner au coin de la rue. Alors qu’Alix reste attablée à faire son courrier, nous autres partons bientôt pour la gare. En passant, nous entrons dans la cathédrale, de style néo-gothique. Nous poursuivons notre route, et me voilà bientôt au guichet, demandant un ticket pour Hô Chi Minh-Ville. Ce sera la 2e classe (il y en a une 3e, mais les sièges y sont en bois). Dernier pot au café de la gare, et nous voilà maintenant sur le quai n°1 (payant pour les accompagnateurs), où mon train attend déjà. Le chef-de-wagon me fait comprendre que j’en ai non pas pour 38 heures, mais pour 41 heures. Pas parti que déjà trois heures de retard… &lt;br /&gt;Je m’installe maintenant dans ma nouvelle maison à roulettes, qui part à l’heure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZl2BtPTcI/AAAAAAAAAjA/8Ive3dFSRWk/s1600-h/train.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZl2BtPTcI/AAAAAAAAAjA/8Ive3dFSRWk/s320/train.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203458398318710210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tchou tchou. Le 17e parallèle, Hué, la route mandarine : à flanc de montagnes ou le long de plages encore vierges, à travers des plaines immenses ou dans des forêts vierges, nous filons vers le sud à 45 km/h de moyenne. La voie est unique, et il faut parfois nous arrêter pour laisser passer le train d’en face. Après près de 2000 km parcourus, 1 giga de musique passé dans mes oreilles, quelques dizaines de pages des Bienveillantes lues ; après une fin d’après-midi, une nuit, une journée complète, et une seconde nuit ; après, enfin, le Tonkin et l’Annam, nous voilà maintenant en gare de l’ancienne Saigon, capitale de la Cochinchine qui fut sous les Français la seule des provinces indochinoises à recevoir le statut de colonie (les autres étaient des protectorats). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;mercredi 14 mai&lt;/span&gt;, il est 8 h du matin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gare est bien tenue ; des motodops en uniformes attendent sagement les passagers. Je file avec l’un deux vers le centre-ville. Je longe le Palais de la Réunification, ancien Palais du Gouverneur général, bombardé en 45, et reconstruit en 1966 pour le président du Sud-Vietnam. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Palais de la Réunification.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDatGhtPTzI/AAAAAAAAAl4/POBtJvaOUJE/s1600-h/reunification.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDatGhtPTzI/AAAAAAAAAl4/POBtJvaOUJE/s320/reunification.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203536747112124210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le motodop m’arrête devant le consulat des États-Unis, ancienne ambassade, d’où, en 1975, en hélicoptère et dans une panique générale, fuirent les derniers ressortissants américains. C’était le 30 avril, juste avant que le gouvernement sud-vietnamien ne capitule devant les Communistes, mettant fin à trente années de guerre. Je passe ensuite à la cathédrale Notre-Dame, à deux pas de là : on se croirait à Toulouse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ5BRtPTxI/AAAAAAAAAlo/916Fz3CjDOw/s1600-h/cathedrale+saigon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ5BRtPTxI/AAAAAAAAAlo/916Fz3CjDOw/s320/cathedrale+saigon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203479482313166610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste à côté, la Poste centrale, inaugurée en 1891, a des airs de gare d’Orsay ; un portrait de Hô Chi Minh y trône en bonne place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ4UhtPTwI/AAAAAAAAAlg/FHaetSttE1Q/s1600-h/poste+saigon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZ4UhtPTwI/AAAAAAAAAlg/FHaetSttE1Q/s320/poste+saigon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203478713514020610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus bas, j’emprunte la rue Dồng Khới, anciennement Catinat, où les magasins de luxe (dont Louis Vuitton) se mélangent aux faucilles et aux marteaux des banderoles officielles. Drôle de pays. L’opéra, l’Hôtel Rex (où les Américains donnaient leurs conférences de presse), l’hôtel de ville (copie en plus petit de celui de Paris), et enfin une librairie où je retrouve en vente un tas de vieux bouquins estampillés "Centre Culturel Français de Saigon"…&lt;br /&gt;A 11h30, je prends mon bus pour Phnom Penh. Cinq heures et demie de voyage, via Trận Bảng, où fut prise, en juin 1972, lors d’un bombardement américain au napalm, la fameuse photo de cette fillette hurlant et courant nue, et qui, dans la guerre d’opinion qui sévissait alors, coûta cher aux États-Unis.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDaysBtPT1I/AAAAAAAAAmI/dfmvJTsqpDg/s1600-h/Vietnam-War-9.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDaysBtPT1I/AAAAAAAAAmI/dfmvJTsqpDg/s320/Vietnam-War-9.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203542888915357522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faudra une heure également pour passer la frontière, et une demie pour traverser le Mékong en bac, à Neak Lueung. Il est 17 h quand j’arrive sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monivong Boulevard&lt;/span&gt;, avec 3000 riels en poche ; juste assez pour me payer le motodop jusqu’à la maison des coopérants. Il était temps que ça s’arrête…&lt;br /&gt;Le soir, je dîne dans un chinois avec Philibert, Antoine, un certain Kevin qui vient d’arriver pour remplacer Irad (le volontaire médecin), et une certaine Adèle, volontaire à Saigon, bloquée ici le temps de refaire faire ses papiers qu’elle s’est fait voler à la maison des coopérants (c’est la quatrième fois depuis que je suis là que la maison est cambriolée). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jeudi 15 mai&lt;/span&gt; : à 13h45, je reprends le bus pour Kompong Cham, et m’y voilà trois heures et demie plus tard, et 73 heures et demie après avoir quitter Hanoi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 16 mai&lt;/span&gt; : RAS, hormis que Marie et Rémi (qui tiennent le magasin &lt;a href=" http://www.up-to-you.org/"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Up to You&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; à Phnom Penh) s’annoncent pour le week-end.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Samedi 17 mai&lt;/span&gt; : Marie et Rémi débarquent vers 10 h. Je leur fait découvrir le coin (redécouvrir pour Rémi) : quartier musulman, Phnom Pro Phnom Srey, Vat Nokor, la piste d’aéroport : du grand classique en quelque sorte. Dans tout ça, je reçois un coup de fil de Ronan (voir plus haut), qui s’annonce pour le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En montant le Phnom Srey.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZo3xtPTdI/AAAAAAAAAjI/jBSKC4Kx3zU/s1600-h/montee+phnom+srey.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZo3xtPTdI/AAAAAAAAAjI/jBSKC4Kx3zU/s320/montee+phnom+srey.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203461726918364626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Marie et Rémi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZo4BtPTeI/AAAAAAAAAjQ/YxpIDz0-NIg/s1600-h/avec+marie+remi.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDZo4BtPTeI/AAAAAAAAAjQ/YxpIDz0-NIg/s320/avec+marie+remi.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203461731213331938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dimanche 18 mai&lt;/span&gt; : messe à Koh Roka, à 7 km de Kompong Cham. Dans la foulée, nous en profitons pour aller voir les ateliers de tissage, situés juste à côté, et où &lt;a href=" http://www.up-to-you.org/"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Up to You&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; s’approvisionne en kramas. Vers 14h30, Rémi et Marie s’en repartent pour Phnom Penh ; de mon côté, je récupère Ronan au pied du pont vers 15h30. Petit tour en moto dans la ville, dîner, et projection de &lt;em&gt;Dhoom 2 &lt;/em&gt;pour les gamins des foyers (en Khmer pour une fois). Ce film de Bollyhood, réalisé en 2006 par Sanjay Gadhvi, rassemble, entre autres, Abhishek Bachchan, Hrithik Roshan, et &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aishwarya_Rai"&gt;Aishwarya Raï&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDgBkhtPT2I/AAAAAAAAAmQ/ZvWDqvocXOM/s1600-h/dhoom2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDgBkhtPT2I/AAAAAAAAAmQ/ZvWDqvocXOM/s320/dhoom2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203911096461643618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDgEYhtPT3I/AAAAAAAAAmY/Qs6G3p9Ol4I/s1600-h/KICX2181.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDgEYhtPT3I/AAAAAAAAAmY/Qs6G3p9Ol4I/s320/KICX2181.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203914188838096754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire d’user nos dernières forces, nous passons chez Franck, le Rennais qui tient un bar en front de fleuve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Ma 40e semaine s’achève ici. Pour conclure, quelques chiffres sur la guerre au Vietnam entre 1945 et 1975 :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Guerre d’Indochine (1946-1954) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Coût : 3000 milliards de FF courants, soit 10% du budget de l’Etat pendant 10 ans, entre 1945, quand le corps expéditionnaire commence à reprendre pied en Indochine, et 1955, lorsque les principales unités seront rapatriés ; soit une année entière de dépenses budgétaires.&lt;br /&gt;- 500000 morts et disparus.&lt;br /&gt;- 20000 Français tués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Guerre du Vietnam (1963-1975) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Coût : entre 300 et 500 milliards de dollars courants.&lt;br /&gt;- 52000 GIs tués.&lt;br /&gt;- 400000 sud-vietnamiens tués.&lt;br /&gt;- 900000 Viêt-Cong tués.&lt;br /&gt;- 8 millions de sorties en hélicoptère pour débusquer "Charlie".&lt;br /&gt;- 74 millions de litres de défoliant déversés sur près de 20% du territoire, dont le fameux agent orange, qui continue encore aujourd’hui de tuer (il y a d’ailleurs un tronc pour ses victimes à la frontière).&lt;br /&gt;- 100 000 tonnes de napalm balancées.&lt;br /&gt;- 7 millions de tonnes de bombes larguées par les Américains (à titre de comparaison, tous fronts confondus, il y en eut 4 millions pendant la Seconde guerre mondiale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J'aime l’odeur du napalm le matin. Tu sais, une fois on a bombardé une colline, pendant douze heures. Quand tout a été terminé j'y suis allé. On n'en a trouvé aucun, pas le moindre morceau de leur corps puant. L'odeur, tu sais, cette odeur d'essence, sur toute la colline. Ça sentait... la victoire&lt;/span&gt;"… [Extrait du film &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Apocalypse Now&lt;/span&gt;, réal. Francis Ford Coppola, 1979 – c’est ici Robert Duvall qui parle (dans le film, Lieutenant Colonel Bill Kilgore)].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Paix à la société des hommes.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-6531495362442981315?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/6531495362442981315/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=6531495362442981315' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/6531495362442981315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/6531495362442981315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/05/semaines-37-38-39-40-good-morning.html' title='Semaines 37, 38, 39 &amp; 40 : Good morning Vietnam.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVFjRtPSjI/AAAAAAAAAb4/S9CM7oBXkjo/s72-c/earth.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-2429898920882334896</id><published>2008-04-24T19:08:00.000-07:00</published><updated>2008-12-11T14:18:30.047-08:00</updated><title type='text'>Semaines 35 &amp; 36 : 2552.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;-----------------------AVIS DE RECHERCHE-----------------------&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; SONT À LA RECHERCHE DE VOLONTAIRES POUR L’ANNÉE À VENIR. SI VOUS CONNAISSEZ DES JEUNES (VOUS-MÊME ?) EN QUÊTE D’AUTRES CIEUX ET MOTIVÉS POUR METTRE LEURS COMPÉTENCES AU SERVICE DES AUTRES POUR UNE DURÉE DE QUELQUES MOIS À DEUX ANS, N’HÉSITEZ PAS À LEUR FAIRE PASSER LE MESSAGE (JE VOUS ASSURE : C'EST SUPER). POUR PLUS DE PRÉCISIONS, CLIQUER &lt;a href="%20http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/partir-avec-les-mep-en-voil-une-ide.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Mékong à Kompong Cham.&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFMgwhqPkI/AAAAAAAAAbo/NB-1n_APP6g/s1600-h/DSC04272.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFMgwhqPkI/AAAAAAAAAbo/NB-1n_APP6g/s320/DSC04272.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193015971000499778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La tour cham.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVNWRtPStI/AAAAAAAAAdI/KBi2dVEpIac/s1600-h/tour+cham.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SDVNWRtPStI/AAAAAAAAAdI/KBi2dVEpIac/s320/tour+cham.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203149989602085586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 avril. Je décolle dans trois mois exactement. En attendant, l’aventure continue, et je me reprends ce soir à la textualiser.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Où en étais-je ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui tiens. Pour une fois, commençons par le début. Lundi matin, 35e semaine : Phoeung, dans sa tournée des au revoir, petit-déjeune à la maison des coopérants. Elle se barre jeudi en Malaisie, où elle a trouvé un boulot. Dans la foulée, et avant même de reprendre la route pour Kompong Cham, je fais halte à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vietnam Airlines&lt;/span&gt;, rue 214, pour y acheter un billet pour Hanoi. Et pour cause : quatre amis débarquent début mai de Paris et de Manille pour un séjour en Indochine. Je les accompagnerai. Pour l’heure, nous prévoyons une semaine au Cambodge, et six jours au Vietnam, avec un avion Siem Reap-Hanoi le 7 au soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Kompong Cham, je retrouve Laurent – un volontaire &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; en mission dans un village de Vietnamiens à côté de Phnom Penh -, sa cousine, sa sœur et son beau-frère. D’emblée, nous partons faire une balade en moto, du côté de l’aéroport de Kompong Cham (en fait une piste d’environ deux kilomètres construite vers 1970 pour les B-52 états-uniens qui ne s’y sont parait-il jamais posés). De là, nous nous enfonçons dans la campagne, sur une piste magnifique, et traversons un coin de monde qui m’était resté jusque-là inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi matin, Laurent et sa clique repartent pour Phnom Penh. La semaine se poursuit dans le calme provincial, il est vrai un peu mis à mal ces temps-ci par l’arrivée de deux séminaristes (un Guatémaltèque et un Coréen) qui se sont installés pour quelque temps à l’évêché. Parallèlement, j’apprends que mes amis parisiens n’ont pas pu avoir de place dans le même avion que moi. &lt;em&gt;Relax, take it easy&lt;/em&gt;. Nous n’avons pas le choix : tous les avions sont pleins le 7, il nous faut donc changer de programme. Nous embarquerons finalement le 6, ce qui nous laissera une journée de plus au Vietnam. Et cette fois-ci, c’est la bonne : nous avons tous une place. Entre-temps, j’ai retrouvé sur Facebook un camarade de promotion que j’apprends installé à Hanoi, et chez qui nous coucherons le 6 au soir ; à ses dires, ce sera le camping.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-temps toujours, nous m’avons enfin trouvé un successeur, qui n’arrivera qu’en septembre, et dont la sœur se marie cet été avec un de mes cousins. Une fois de plus, la boucle est bouclée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, les festivités du nouvel an khmer commencent. Je passe la journée à Phum Thmey, où une grande fiesta est prévue le soir même. Dans l’après-midi, des jeux façon scoute sont organisés : course de sac, crever de ballons de baudruche, remplissage de bouteilles à la bouche. Devant l’église, à 19 heures, sous la triste lumière de six tubes néons qui font rappliquer tous les moustiques de la région, cinq de mes élèves font une représentation de danses traditionnelles. Montre en main, cet instant culture dure quelque cinq minutes. Bientôt, un groupe électrogène permet à 6 x 200 watts d’inonder la campagne alentour de la traditionnelle &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Macarena &lt;/span&gt;remasterisée et autres tubes techno aux couleurs locales. Les gens arrivent de toutes parts, et les jardins de l’église se meuvent rapidement en discothèque. Il y a là une bonne partie du village. Quelque 400 personnes remuent en rythme, portées par les basses que les chiens ont bien du mal à battre. C’est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;party&lt;/span&gt;. Avant d’en avoir marre, je rentre à Kompong Cham, retrouver le temps d’une nuit le calme et la tranquillité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Repas du 1er d’l’an. Miam...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFF-AhqPhI/AAAAAAAAAbQ/fkTuyVu9rBM/s1600-h/KICX1165.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFF-AhqPhI/AAAAAAAAAbQ/fkTuyVu9rBM/s320/KICX1165.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193008776930278930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Qu’est-ce qu’on rigole. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFKKghqPiI/AAAAAAAAAbY/H6W1sQaaihY/s1600-h/KICX1224.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFKKghqPiI/AAAAAAAAAbY/H6W1sQaaihY/s320/KICX1224.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193013389725154850" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Apparition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFLQQhqPjI/AAAAAAAAAbg/UtoaFghiC78/s1600-h/KICX1281.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFLQQhqPjI/AAAAAAAAAbg/UtoaFghiC78/s320/KICX1281.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193014588021030450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, 3e jour des festivités, nous allons tous à Koh Roka, pour une messe et un grand déjeuner. Dans l’après-midi, personne n’échappe à la traditionnelle bataille d’eau du nouvel an, qui fait rage chaque année dans toute l’Asie du Sud-est. Nous passons en 2552 du calendrier bouddhique trempés de la tête aux pieds. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Transit&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi, jeudi, vendredi : RAS. Samedi, Célia – une camarade de promotion elle aussi – et Bertrand débarquent en bus à Kompong Cham. En vadrouille dans la péninsule, ils y font un crochet pour me voir. Je me réjouis de cette attention, et m’en vais les promener en moto à Chup (je n’en dirai aujourd’hui rien, me contentant de vous renvoyer à mes chroniques précédentes) et ailleurs. Le soir, nous dînons à l’évêché, avec des ecclésiastiques en veux-tu en voilà. Dans la soirée, une binouze en front de fleuve est l’occasion de faire la connaissance de Franck, le Rennais qui a repris le bar de l’Anglais parti vendre des voitures en Australie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, nous prenons le 1er bus pour Phnom Penh, où j’aimerais acheter mon visa vietnamien. Là, nous retrouvons les compères habituels, ainsi que quatre pseudo-Vendéens arrivant de Paris, de Londres, de Vienne, et venus visiter leur pote Philibert. Autant vous dire que la maison des coopérants est pleine. Après quelques ronds en moto pour découvrir la ville, nous dînons à 12 chez l’Indien, avant que quelques-uns d’entre nous n’aillent enterrer la semaine dans un bar à hôtesses, où à ce qu’on m’a dit le Père Denis a ses habitudes (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr:&lt;/span&gt; soucieux de sortir fût-ce un temps de leur misère ces malheureuses filles, il y vient leur parler de la pluie et du beau temps, les changeant au passage de d’habitude).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Ma 36e semaine s’achève sous des températures caniculaires. Le mois d’avril est ici le plus chaud de l’année. On ne perd naturellement rien pour attendre : dans un mois, la saison des pluies devrait doucement commencer.&lt;br /&gt;Je m’arrête donc là. Mais n’en oublie pas la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il faut perdre la moitié de son temps pour pouvoir employer l’autre.&lt;/span&gt;" [John Locke – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Essai philosophique concernant l’entendement humain&lt;/span&gt; - 1690].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paix à la société des hommes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-2429898920882334896?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/2429898920882334896/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=2429898920882334896' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/2429898920882334896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/2429898920882334896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/04/semaine-35-2552.html' title='Semaines 35 &amp; 36 : 2552.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SBFMgwhqPkI/AAAAAAAAAbo/NB-1n_APP6g/s72-c/DSC04272.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-8659941987525871073</id><published>2008-04-10T05:54:00.000-07:00</published><updated>2008-12-11T14:18:31.020-08:00</updated><title type='text'>Semaines 33 &amp; 34 : ich hatt’ einen kameraden.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;-----------------------AVIS DE RECHERCHE-----------------------&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; SONT À LA RECHERCHE DE VOLONTAIRES POUR L’ANNÉE À VENIR. SI VOUS CONNAISSEZ DES JEUNES (VOUS-MÊME ?) EN QUÊTE D’AUTRES CIEUX ET MOTIVÉS POUR METTRE LEURS COMPÉTENCES AU SERVICE DES AUTRES POUR UNE DURÉE DE QUELQUES MOIS À DEUX ANS, N’HÉSITEZ PAS À LEUR FAIRE PASSER LE MESSAGE (JE VOUS ASSURE : C'EST SUPER). POUR PLUS DE PRÉCISIONS, CLIQUER &lt;a href="%20http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/partir-avec-les-mep-en-voil-une-ide.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonsoir à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;33 et 34. 67. Me r’voilà. Entre deux alka-seltzer imaginaires, je m’y remets. Tagada tagadoigt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu le condensé d’activités des deux dernières semaines, à mon avis, je vais en oublier pas mal. De ma 33e semaine, retenons la visite de Bruno, un compère &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; phnom penhois, et de son supérieur de séminaire de Bordeaux. « Souviens-toi, c’était un jeudi » (Joe Dassin). Comme je le fais pour chacun de mes visiteurs, je m’en vais les promener à Chup. Cette fois-ci, je les y mène en voiture, et &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; est de la partie. Pour ce qui est de la plantation Chup, je n’y reviens pas de peur de vous la faire connaître par coeur avant que vous n’y ayez mis les pieds. Vendredi, départ en voiture pour Phnom Penh, avec les mêmes. C’est la première fois que je fais Kompong Cham – Phnom Penh au volant. Cette portion de la RN7, avec une moyenne de 50 km/h, ne pète pas des briques. M’enfin. A 11h30 – tenez-vous bien c’est très intéressant -, j’ai rendez-vous chez le dentiste pour qu’il m’enlève deux caries, dues je pense à mon excès de Coca-Cola qui coule ici à flot. Ensuite, je retrouve mes compères à la maison des coopérants, pour le partage d’Evangile mensuel et la messe suivie de la maintenant traditionnelle « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pizze partie&lt;/span&gt; ». &lt;br /&gt;Le samedi est tranquillement phnom penhois. Dimanche, pour peu de temps, je rentre à Kompong Cham : Mgr me demande de repartir dès le lendemain pour Phnom Penh, pour y conduire un père MEP de Bangalore en visite dans le coin, et une petite fille moribonde et ses deux parents (atteinte d’un cancer foudroyant, j’ai appris qu’elle est morte deux jours après. Paix à son âme.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi donc, me revoilà à Phnom Penh. Je suis invité à déjeuner à la maison MEP, le QG des &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;Missions Étrangères de Paris&lt;/a&gt; au Cambodge. Je retrouve là quelques bons pères en repos, et le jeune P. Vincent, qui vient d’arriver au Cambodge. Rien à r’dire : la table est bonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’après-midi, je vais à l’évêché, filer un léger coup de main à Philibert, mon presque alter ego phnom penhois, en charge de la compta. &lt;br /&gt;Mardi, Charles, Philibert et moi déjeunons avec Cécile, une amie d’amie parisienne arrivée récemment pour coordonner un ouvrage sur l’histoire de la monnaie cambodgienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’après-midi, Dimitri débarque de Prey Vêng qu’il vient de quitter pour la dernière fois. Et pour cause : arrivé au terme de sa mission, il s’en retourne demain à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, resto pour marquer l’coup, à coups de tournedos et autres régals. Mercredi, déjeuner à la maison PIME, quartier général du &lt;a href="http://www.pime.org/it/index.htm"&gt;Pontificio Istitute Missioni Estere&lt;/a&gt; au Cambodge, avec, entre autres, le staff de Prey Vêng (Damo, Phoeung, Dimitri, le Père Alberto). Petit bout d’Italie égaré en Orient, la maison PIME, avec ses airs de palacio napolitain, est agréable ; l’on s’y sent ailleurs. Départ à 18h pour l’aéroport, où nous retrouvons nos compères MEP. Les au revoir fusent et la dernière binouze coule. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ich hatt’ einen kameraden&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"la dernière binouze"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4UG_jpAZI/AAAAAAAAAbA/FoCSoBrWdtc/s1600-h/IMG_4474.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4UG_jpAZI/AAAAAAAAAbA/FoCSoBrWdtc/s320/IMG_4474.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187605931150082450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Dans la foulée, Charles, Philibert, Bruno, Marie et moi partons dîner chez les Beuniot, des expats récemment arrivés au Cambodge, et que j’avais croisés à Vézelay l’année dernière. Leur maison, aux airs de villa de bord de mer et située dans le Neuilly local, me donne la fugace impression de quitter l’Indochine. &lt;br /&gt;Jeudi matin, je rentre à Kompong Cham, où je me réattelle à mon bureau pour deux petits jours. Samedi matin, je profite d’une descente vers le sud de deux voitures de l’évêché pour retourner à Phnom Penh, où j’arrive pour déjeuner. Après la messe francophone où je retrouve une bonne partie de têtes connues, nous (les coopérants) sommes invités au pot de départ des Delaunet, dont je vous ai déjà parlé et depuis chez qui, le jour de la Fête des Eaux, nous avions regardé les courses de pirogues et le feu d’artifice (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/12/semaine-15-panem-et-circenses.html"&gt;ici&lt;/a&gt;). Jusque là, lui était directeur de l’aéroport de Phnom Penh, et son carnet d’adresses en est naturellement bien rempli ; hormis une soixantaine de serveurs, il y a là tout le gratin expat’ phnom penhois, dont l’ambassadeur de France. Verdict : c’était bien sympathique, et on a bien bouffé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche matin, avec Rémi, Li-Heng (un Cambodgien que mon frère Arnauld a bien connu lors de son passage au Cambodge il y a deux ans), les Dabady (d’autres expats bien sympathiques) et les Beuniot on s’est offert la « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;13th annual Mekong river swim&lt;/span&gt; », &lt;span style="font-style:italic;"&gt;id est&lt;/span&gt; la 13e édition de la traversée du Mékong à la nage, organisée par des Anglo-saxons. C’était assez transit. Mauvais nageur averti, j’ai mis un peu plus de 14 minutes pour m’avaler les 580 mètres qui séparent le deux rives, soit sept minutes de plus que le premier, mais – ouf ! - 12 minutes de moins que le dernier - un Khmer qui s’est effondré directement dans une civière à son arrivée...-. Bref. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Au loin, nous nageons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4SJfjpAWI/AAAAAAAAAao/yV0xhckTe-M/s1600-h/2391619535_5562aeddbb_o.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4SJfjpAWI/AAAAAAAAAao/yV0xhckTe-M/s320/2391619535_5562aeddbb_o.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187603775076499810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4SJvjpAXI/AAAAAAAAAaw/gqSy_hU7hbU/s1600-h/2391622681_5afa41a6a3_o.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4SJvjpAXI/AAAAAAAAAaw/gqSy_hU7hbU/s320/2391622681_5afa41a6a3_o.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187603779371467122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"Nous" (les Beuniot, ?, les Dabady, Li-Heng, Moi, Rémi).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;[Pour d’autres photos, cliquer &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/13062506@N07/sets/72157604406398992/"&gt;ici&lt;/a&gt;].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4SJvjpAYI/AAAAAAAAAa4/sSCKyS2F0M4/s1600-h/2392459902_332eb434c3_o.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4SJvjpAYI/AAAAAAAAAa4/sSCKyS2F0M4/s320/2392459902_332eb434c3_o.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187603779371467138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, projection de « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il n’y a pas de plus grand amour&lt;/span&gt; », la première partie de la trilogie japonaise « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La condition de l’Homme&lt;/span&gt; » (réal. Masaki Kobayashi – 1959), dans le salon des Beuniot, sur un écran mural aux airs de Gaumont Pathé. Cet imposant film de 3 heures 30 explore, d’un côté, l’injustice chronique des hommes, de l’autre, le déchirement intérieur d’un cadre japonais pris d’humanisme pour les ouvriers mandchous qu’il est en position de pouvoir exploiter (ça se passe en 1943). Je vois là une fresque cinglante de la réalité de l’homme et de son interminable cri. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4Vo_jpAaI/AAAAAAAAAbI/3HDozsRtTu4/s1600-h/carlottacondition.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4Vo_jpAaI/AAAAAAAAAbI/3HDozsRtTu4/s320/carlottacondition.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187607614777262498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, ma 34e semaine s’achève. Pour ne pas me noyer dans les détails, je préfère m’arrêter là ; sans oublier la pensée de la semaine : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’Homme a été taillé dans un bois si tordu qu’il est douteux qu’on en puisse jamais tirer quelque chose de tout à fait droit.&lt;/span&gt; » [Emmanuel Kant].&lt;br /&gt;A bon entendeur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-8659941987525871073?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/8659941987525871073/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=8659941987525871073' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/8659941987525871073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/8659941987525871073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/04/semaines-33-34-ich-hatt-einen-kameraden.html' title='Semaines 33 &amp; 34 : ich hatt’ einen kameraden.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R_4UG_jpAZI/AAAAAAAAAbA/FoCSoBrWdtc/s72-c/IMG_4474.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-4597864543986996891</id><published>2008-03-29T20:56:00.000-07:00</published><updated>2008-12-11T14:18:32.147-08:00</updated><title type='text'>Semaines 31 &amp; 32 : Noël au balcon, Pâques au balcon.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;-----------------------AVIS DE RECHERCHE-----------------------&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; SONT À LA RECHERCHE DE VOLONTAIRES POUR L’ANNÉE À VENIR. SI VOUS CONNAISSEZ DES JEUNES (VOUS-MÊME ?) EN QUÊTE D’AUTRES CIEUX ET MOTIVÉS POUR METTRE LEURS COMPÉTENCES AU SERVICE DES AUTRES POUR UNE DURÉE DE QUELQUES MOIS À DEUX ANS, N’HÉSITEZ PAS À LEUR FAIRE PASSER LE MESSAGE (JE VOUS ASSURE : C'EST SUPER). POUR PLUS DE PRÉCISIONS, CLIQUER &lt;a href="%20http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/partir-avec-les-mep-en-voil-une-ide.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon allez. Je bloguise un peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     De ma 31e semaine, retenons le calme et la paisibilité de Kompong Cham, son Mékong qui se vide encore et toujours, ses grosses chaleurs du mois de mars, sa lune qui trompe les noctambules. Samedi, je finis par trouver Alexis, Romain et Simon, déjà passés deux fois en mon absence pour me trouver, envoyés par Dimitri qu’ils avaient croisé à Prey Vêng. Ces trois post-étudiants grenoblois, &lt;a href="%20http://www.auxptitsboutsdumonde.com/"&gt;en vadrouille sur la planète&lt;/a&gt; depuis juin 2007, sont actuellement au Cambodge pour un projet humanitaire. Pendant six mois, ils y donnent un coup de main à l’association &lt;a href="http://www.enfantsdasie.com/"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enfants d’Asie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, qui gère une bonne partie des orphelinats du royaume. Cette semaine, ils sont à l’orphelinat de Kompong Cham, juste derrière l’évêché, pour y faire quelques travaux. Le soir, nous nous retrouvons en front de fleuve, pour boire une binouze et jouer au tarot. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Simon, Romain, Alexis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8ea8_7PFI/AAAAAAAAAaY/2JjoV-na_2M/s1600-h/simonromainalexis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8ea8_7PFI/AAAAAAAAAaY/2JjoV-na_2M/s320/simonromainalexis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183395144526412882" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une nuit, je passe au dimanche. Après la messe des Rameaux, mes trois nouveaux compères sont conviés à petit-déjeuner à coups de beurre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Président &lt;/span&gt;de Monseigneur. L’après-midi, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; débarque avec Phoeng. Et pour cause : aujourd’hui, nous sommes de noce : la soeur de Damo (un collègue prey vêngois) se marie chez ses parents, à 100 mètres de l’évêché. A 16 h 30, nous mettons les pieds sous la table, et nous enfilons deux heures durant les cinq plats traditionnels des mariages khmers, arrosés à la bière &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Angkor&lt;/span&gt;, comme il se doit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8Rfc_7PCI/AAAAAAAAAaA/fRYcae7pTi4/s1600-h/angkor+beer.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8Rfc_7PCI/AAAAAAAAAaA/fRYcae7pTi4/s320/angkor+beer.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183380928184663074" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a là le tout Kompong Cham connu, dont bon nombre d’employés du diocèse. Vers 19 h, le mur d’enceinte se met à hurler de toutes ses tripes ; sur une musique khmère, nous nous mettons à danser, en suivant les pas des accoutumés. Les plus résistants, parfois titubant, resteront jusqu’à 21 h 30. Nous retrouvons ensuite les Grenoblois pour une partie de tarot au bord du Mékong. La semaine s’achève à coups d’atouts et de bouts, de gardes et de contre-gardes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;32e semaine donc. Semaine sainte. Mardi, j’emmène les trois aventuriers visiter Chup, la plus grande plantation d’hévéas du pays (22735 ha), à 15 kilomètres au-delà du Mékong, et dont je vous ai maintes fois parlé. Et pour cause : j’ai dû y aller une dizaine de fois depuis le mois de septembre. Là, nous faisons mon tour maintenant habituel : &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaines-23-24-cest-super.html"&gt;les ruines de l’église&lt;/a&gt;, les abîmes forestiers baignés par le cri silencieux des arbres, et l’usine de fabrication du caoutchouc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Les abîmes forestiers baignés par le cri silencieux des arbres. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8fb8_7PGI/AAAAAAAAAag/NcYHT_ehK4g/s1600-h/PB241232.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8fb8_7PGI/AAAAAAAAAag/NcYHT_ehK4g/s320/PB241232.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183396261217909858" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi, je prends un dernier pot avec les mêmes, qui repartent s’installer à Phnom Penh le lendemain. Jeudi saint, après mon cours d’Anglais, j’enchaîne sur la messe à Phum Thmey. Ce n’est pas loin : j’ai juste à monter un escalier. A petite église et petite communauté, petite assemblée. Nous sommes une vingtaine, et personne n’échappe au lavement des pieds. &lt;br /&gt;Vendredi Saint, célébration à Kompong Cham. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'église de Phum Thmey.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8a-8_7PDI/AAAAAAAAAaI/SqLolzshngE/s1600-h/PICT0033.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8a-8_7PDI/AAAAAAAAAaI/SqLolzshngE/s320/PICT0033.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183391364955192370" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, rien de spécial, hormis les préparatifs du lendemain. Dimanche, messe de Pâques, avec dix baptêmes de catéchumènes en cours de célébration. Il y a foule. Près de trois cents personnes se pressent dans les jardins de l’évêché, transmués en cathédrale à ciel ouvert. Après la messe, un repas est servi à tous, sous une tente bariolée, installée la veille. A midi, tout le monde est reparti, sauf les jeunes ; ils danseront jusque tard sur de la musique techno-khmère type &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Macarena &lt;/span&gt;remasterisée puissamment crachée par deux enceintes qui feraient fuir un sourd. Les clochements romains sont loin. Il n’empêche : ici, au moins, il fait un temps de Pâques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pâques dans les jardins de l’évêché.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8clc_7PEI/AAAAAAAAAaQ/GJ3tJYU9Fiw/s1600-h/P3230114.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8clc_7PEI/AAAAAAAAAaQ/GJ3tJYU9Fiw/s320/P3230114.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183393125891783746" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Je m’arrête là. Et bien sûr, la pensée de la semaine : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dilige et quod vis fac / Aime et fais ce que tu veux.&lt;/span&gt; » [Saint Augustin, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Epistulam Ioannis ad Parthos&lt;/span&gt;, VII, 8].&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-4597864543986996891?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/4597864543986996891/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=4597864543986996891' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/4597864543986996891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/4597864543986996891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/03/semaines-31-32-nol-au-balcon-pques-au.html' title='Semaines 31 &amp; 32 : Noël au balcon, Pâques au balcon.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R-8ea8_7PFI/AAAAAAAAAaY/2JjoV-na_2M/s72-c/simonromainalexis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-1384032545489610353</id><published>2008-03-14T18:42:00.000-07:00</published><updated>2008-12-11T14:18:38.503-08:00</updated><title type='text'>Semaines 29 &amp; 30 : vive la r’traite.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;-----------------------AVIS DE RECHERCHE-----------------------&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; SONT À LA RECHERCHE DE VOLONTAIRES POUR L’ANNÉE À VENIR. SI VOUS CONNAISSEZ DES JEUNES (VOUS-MÊME ?) EN QUÊTE D’AUTRES CIEUX ET MOTIVÉS POUR METTRE LEURS COMPÉTENCES AU SERVICE DES AUTRES POUR UNE DURÉE DE QUELQUES MOIS À DEUX ANS, N’HÉSITEZ PAS À LEUR FAIRE PASSER LE MESSAGE (JE VOUS ASSURE : C'EST SUPER). POUR PLUS DE PRÉCISIONS, CLIQUER &lt;a href=" http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/partir-avec-les-mep-en-voil-une-ide.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus, et je laissais passer le temps. Je suis ici jeudi soir, et me r’voilà. Que dire des deux dernières semaines ? Dans le détail, rien. J’aurais trop peur de m’y perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Le 29 février, journée trop rare pour que l’on puisse l’oublier, je lève l’ancre par le bus de 7h30, direction Phnom Penh, et la messe mensuelle des coopérants suivie de la traditionnelle &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pizze partie&lt;/span&gt;. Comme d’habitude, je retrouve mes compères MEP, avec lesquels je pars le lendemain matin en « retraite spi », organisée par Bruno (séminariste à Bordeaux, et volontaire MEP en charge pour un an de la communauté catholique francophone de Phnom Penh). Pour le transport, nous avons affrété un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;lân touri&lt;/span&gt;, en fait un fourgon type familial, qui vient nous chercher à domicile. Nous embarquons à neuf, direction Kampot, à l’extrême sud du pays. En chemin, nous faisons étape à Chomka Tiêng, la mission du Père Olivier Schmitthaeusler (&lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; et vicaire général à Phnom Penh). Là, à peu de choses près nulle part, le P. Olivier a développé une véritable zone d’activité, dont un lycée agricole et un atelier de soie sont les deux centres névralgiques. Seconde étape à la paroisse de Kampot, où nous récupérons le Père Denis (Québécois ordonné l’an dernier) et le Père Christophe (MEP) qui nous accompagneront pendant ces quatre jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Départ.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szNYGkGuI/AAAAAAAAAXg/2jECQLqNx4Y/s1600-h/IMG_3554.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szNYGkGuI/AAAAAAAAAXg/2jECQLqNx4Y/s320/IMG_3554.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177788501493816034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Pour le lieu de la retraite, après maintes tergiversations, ordres et contrordres, le choix s’est finalement porté sur &lt;a href="http://mangomango.awardspace.com/"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Manguiers&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, très agréable propriété en bord de rivière et tenue par un Français marié à une Cambodgienne. Tout est ici aménagé pour les touristes : de petits bungalows de bois, sur pilotis et à l’architecture néo-suisse, sont loués à qui veut. Rien à r’dire : c’est très confortable, mais pas du tout cambodgien. Depuis l’autre rive, des montagnes donnent l’impression de se trouver sinon au bord du Lac de Côme, du moins ailleurs. C’est assez curieux. D’emblée, nous mettons les pieds sous la table, et ce premier déjeuner en dit long sur ce qui nous attend : après les entrées, les mets et les entremets de gambas, salades, frites, pattes de poulets grillées et autres délices, le plat de résistance, accompagné de son poisson sur réchaud, précède les fruits exotiques. C’est, je crois, ce qu’on appelle se taper la cloche. Après le déjeuner, baignade dans la rivière salée par la mer toute proche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Déjeuner... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6bIGkG4I/AAAAAAAAAYw/xZgkK9Pd0H4/s1600-h/DSCN3979.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6bIGkG4I/AAAAAAAAAYw/xZgkK9Pd0H4/s320/DSCN3979.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177796434298411906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6boGkG5I/AAAAAAAAAY4/0M26pWODn_E/s1600-h/DSCN3984.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6boGkG5I/AAAAAAAAAY4/0M26pWODn_E/s320/DSCN3984.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177796442888346514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;... au bord du Lac de Côme ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-gYGkG_I/AAAAAAAAAZo/NdkIsL9Tqxk/s1600-h/DSCN4047.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-gYGkG_I/AAAAAAAAAZo/NdkIsL9Tqxk/s320/DSCN4047.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177800922539236338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;... aux Folies Bergères ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-iIGkHBI/AAAAAAAAAZ4/5e7h915eg3g/s1600-h/DSCN3989.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-iIGkHBI/AAAAAAAAAZ4/5e7h915eg3g/s320/DSCN3989.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177800952604007442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Partie de badminton (&lt;em&gt;ndlr:&lt;/em&gt; écrasé par Dimitri 2-15/1-15).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-doGkG-I/AAAAAAAAAZg/-OG1tqQbBVw/s1600-h/DSCN4043.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-doGkG-I/AAAAAAAAAZg/-OG1tqQbBVw/s320/DSCN4043.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177800875294596066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Baignade (&lt;em&gt;ndlr:&lt;/em&gt; c’est moi).&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-hYGkHAI/AAAAAAAAAZw/_tZvNP2fZNk/s1600-h/DSCN4066.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-hYGkHAI/AAAAAAAAAZw/_tZvNP2fZNk/s320/DSCN4066.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177800939719105538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Ensuite, puisqu’il faut bien un peu de sérieux dans ce monde de barbares, nous nous attelons au thème de la retraite, à savoir l’espérance chrétienne au regard de &lt;a href="http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Spe Salvi&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, la dernière encyclique du pape. Après la messe quotidienne, nous nous remettons à table. Rebelote, et je vous passe les détails.&lt;br /&gt;Dimanche, le Père Denis nous a concocté une balade en montagne. &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt;, encore estropié de la chute de la semaine dernière (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/en-attendant-la-suite.html"&gt;ici&lt;/a&gt;), est voué à rester seul pour la journée. Nous partons donc à dix (huit volontaires et deux prêtres). Un bateau-navette, mis ici à la disposition des hôtes, nous fait traverser la rivière, et c’est parti pour quelque deux ou trois heures de marche. Au bout d’une demi-heure de bitume, nous atteignons enfin la montagne, et commençons à nous enfoncer dans ses antres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Un bateau-navette, mis ici à la disposition des hôtes, nous fait traverser la rivière. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6coGkG8I/AAAAAAAAAZQ/VIGqcczZRdM/s1600-h/DSCN4048.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6coGkG8I/AAAAAAAAAZQ/VIGqcczZRdM/s320/DSCN4048.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177796460068215746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6b4GkG6I/AAAAAAAAAZA/PKXM7hNRt4w/s1600-h/DSCN3999.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6b4GkG6I/AAAAAAAAAZA/PKXM7hNRt4w/s320/DSCN3999.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177796447183313826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Père Christophe, Bruno, le Père Denis, Antoine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-boGkG9I/AAAAAAAAAZY/lcfTdxSiOIQ/s1600-h/DSCN3998.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s-boGkG9I/AAAAAAAAAZY/lcfTdxSiOIQ/s320/DSCN3998.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177800840934857682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Montagne, nous voilà !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6cYGkG7I/AAAAAAAAAZI/9ZippTP8Tn4/s1600-h/DSCN4005.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s6cYGkG7I/AAAAAAAAAZI/9ZippTP8Tn4/s320/DSCN4005.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177796455773248434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szN4GkGvI/AAAAAAAAAXo/qSuctgSUbnU/s1600-h/IMG_3573.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szN4GkGvI/AAAAAAAAAXo/qSuctgSUbnU/s320/IMG_3573.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177788510083750642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est de plus en plus touffu. Le soleil tape. C’est de plus en plus beau aussi. Nous pénétrons peu à peu une sorte de jungle, attaquée sans demi-mesure par les tronçonneuses. Nous traversons des plantations de bananiers à flanc de monts. Les silhouettes des derniers grands arbres dégueulent leurs lianes. Le décor est somptueux; on se croirait dans un film sur la Guerre du Vietnam. Au fond de la vallée, saison sèche oblige, la rivière a tout juste de quoi couler péniblement. En surplombe, nous nous engouffrons dans des sentiers introuvables. À défaut de Viêt-Congs en cavale, nous tombons sur une bande de Mowglis, ravis de voir des Blancs ici-haut. Ils nous suivront jusqu’à la chute d’eau au pied de laquelle le P. Denis a prévu de déjeuner. Et quelle chute ! Si le débit est un peu maigrichon, s'il n'y a guère plus de pression qu'à ma douche matinale, le site est déconcertant. En arc de cercle tout autour d’un grand trou où nous pouvons sauter sans danger, la masse rocheuse d’où cascade cette eau des cimes a des airs de coeur de cathédrale. Nous nous y agrippons. Nous l’escaladons. Et nous en plongeons. Rien à r'dire : c’est extra. Une fois le topo du Père Christophe écouté et les sandwichs avalés, les Bronzés ayant ostensiblement marqué leur dernier passage, nous procédons à l’opération nettoyage du site, pour laquelle un feu sera notre meilleur allié. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Les silhouettes des derniers grands arbres. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szOIGkGwI/AAAAAAAAAXw/ko2eb45yRmk/s1600-h/IMG_3578.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szOIGkGwI/AAAAAAAAAXw/ko2eb45yRmk/s320/IMG_3578.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177788514378717954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les pilleurs de forêt débitent les arbres sur place, et descendent le tout à la seule force de leurs bras.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2a4GkG3I/AAAAAAAAAYo/Dn0W_iPtN-0/s1600-h/IMG_3627.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2a4GkG3I/AAAAAAAAAYo/Dn0W_iPtN-0/s320/IMG_3627.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177792031956933490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« ... des airs de coeur de cathédrale. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szO4GkGxI/AAAAAAAAAX4/lJahMfL7LRg/s1600-h/IMG_3623.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szO4GkGxI/AAAAAAAAAX4/lJahMfL7LRg/s320/IMG_3623.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177788527263619858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les Mowglis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szPoGkGyI/AAAAAAAAAYA/jie3yhPHPAk/s1600-h/IMG_3585.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szPoGkGyI/AAAAAAAAAYA/jie3yhPHPAk/s320/IMG_3585.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177788540148521762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Nous nous y agrippons. Nous l’escaladons... » &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2aYGkG2I/AAAAAAAAAYg/nUQJLuytGsQ/s1600-h/IMG_3615.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2aYGkG2I/AAAAAAAAAYg/nUQJLuytGsQ/s320/IMG_3615.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177792023366998882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« ... et nous en plongeons. » :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Père Denis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2YoGkGzI/AAAAAAAAAYI/bAikW5udnWk/s1600-h/IMG_3600.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2YoGkGzI/AAAAAAAAAYI/bAikW5udnWk/s320/IMG_3600.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177791993302227762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Antoine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2ZYGkG0I/AAAAAAAAAYQ/Vf3xyvhKnqc/s1600-h/IMG_3601.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2ZYGkG0I/AAAAAAAAAYQ/Vf3xyvhKnqc/s320/IMG_3601.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177792006187129666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Moi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2ZoGkG1I/AAAAAAAAAYY/SPjB7gi3P5s/s1600-h/IMG_3613.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9s2ZoGkG1I/AAAAAAAAAYY/SPjB7gi3P5s/s320/IMG_3613.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177792010482096978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Nous redescendons dans la foulée, mais cette fois-ci nous scindons l’équipe en deux. Les uns reviennent sur leurs pas ; les autres - dont moi - décident de descendre par la rivière. Pendant plus d’une heure et demie, nous sautons de pierre en pierre, et de bloc de roche en bloc de roche, le tout au milieu d’une nature étourdissante. Ça frappe les yeux et tire les muscles. &lt;br /&gt;De retour aux &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Manguiers&lt;/span&gt;, nous retrouvons notre convalescent, fatigué d’avoir dormi toute la journée. De tout le reste de la retraite, nous ne sortirons plus d’ici. Sans surprise, la large part du programme est consacrée à la méditation sur l’espérance chrétienne. Un tant soit peu dedans, et poussé par les questions que reprend l’encyclique, je m’abandonne une fois encore à la réflexion sur le sens de tout ça, et butte sur le marchepied de la limpidité. Tout m’est si confus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La retraite se poursuit donc entre topos, réflexions et débats d’un côté, repas pantagruéliques, baignades et siestes de l’autre. Comme prévu, nous rentrons à Phnom Penh mardi en fin de journée, repus de ce temps de partage. À la maison des coopérants, l’aiguille de la balance de l’entrée m’indique que j’ai pris quatre kilos en quatre jours. Vu que j’en avais perdu dix depuis mon arrivée au Cambodge, me voilà à -6 [&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr :&lt;/span&gt; à l’heure qu’il est, vu que j’ai repris mon régime épiscopal depuis maintenant quinze jours, j’ai bien dû redescendre à -10].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi 5, me voilà enfin à Kompong Cham, pour une semaine de boulot qui s’annonce courte. Au final, je ne l’ai même pas vue passer. Samedi matin, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; débarque de Prey Vêng avec Damo, lequel a été prié par Mgr de venir à la grande réunion interdiocésaine des catéchistes qui a lieu à l’évêché pendant trois jours. Que de monde. Environ cent personnes, venues de tout le Royaume. Ma tranquillité en prend un sacré coup. M’enfin. Week-end malgré tout pépère, au bord du Mékong et dans un bout de monde qui a su m’apprivoiser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma semaine s’achève ici. Je ne m’étalerai pas davantage sur ce point. &lt;br /&gt;Néanmoins, veuillez lire ci-dessous mon second rapport trimestriel, et qui fait suite à celui du mois de novembre (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/11/semaine-14-je-suis-un-bateau-de-fortune.html"&gt;ici&lt;/a&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                        &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Je suis un bateau de fortune (2)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9srMYGkGoI/AAAAAAAAAWw/Ur8e5Ut2Xeg/s1600-h/DSC02042.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9srMYGkGoI/AAAAAAAAAWw/Ur8e5Ut2Xeg/s320/DSC02042.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177779688220924546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Six mois. Cent quatre-vingt-trois jours. 4392 heures. 263520 minutes. 15811200 secondes. Au gré des courants et contre-courants, j’ai donc fini par franchir le cap de la moitié de ma mission. De mémoire de marin, la mer avait rarement été aussi calme et les vents si généreux. Notons que le contournement de l’Ile-aux-Ennuis a été plus facile qu’annoncé. Le temps lui-même y a mis du sien : il est passé à toute allure. Kompong Cham, l’embarcadère où je suis amarré depuis maintenant tout ce temps, a pour première qualité d’être paisible. Avec le temps, je m’y suis fait. Et pour cause : il y fait bon vivre. Son climat se prête assez bien à une vie de bateau. J’y ai même découvert que le bonheur est apparemment plus simple que ce à quoi je m’attendais jusqu’alors. En fait, et pour ne rien vous cacher, j’apprécie mon port d’attache. J’apprécie ses habitants. J’apprécie ses quais, aux aménagements commodes à l’entretien des navires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté mission, ce n’est pas mal du tout. Naturellement, si sur le papier la comptabilité ne fait rêver personne - du moins, je suppose ! -, j’ai appris à la regarder d’un oeil nouveau. Je lui consens même un intérêt, fût-il unique : celui de pouvoir dire en quelques clics qui dépense quoi. En soi, je vous l’accorde, ça ne casse pas des briques. Mais, au moins, ça a le mérite de nous aider pour les budgets, qui nous aident à leur tour pour les demandes de fonds. Sans ces demandes, pensez-vous !, l’argent n’arriverait pas, et la machine aurait bien du mal à tourner. Et oui, c’est comme ça, où que l’on soit, quel que soit celui ou ce pour quoi l’on travaille, l’argent règne en maître. Qu’on le veuille ou non, on lui doit une bonne partie du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc un aperçu de ma vie de bureau, toujours partagée avec Primprey, ma collègue Khmère. Je récapitule : un peu de saisie, et le reste en rapports financiers et autres dossiers de demandes de fonds.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste de ma vie de volontaire, je continue de mettre le cap chaque jour sur Phum Thmey pour mon cours d’Anglais. J’aime cette sortie en mer quotidienne. J’aime ce village. J’aime mes élèves. En outre, de temps en temps, je donne un cours de Français à Kompong Cham, avec deux ou trois élèves tout au plus. À propos : le Français est une langue de barbares dont la seule règle impérissable est qu’elle est principalement faite d’exceptions. Le soir, à 6 h, je fais également l’apprenti prof d’Anglais avec comme élèves deux résidentes de l’évêché. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans même tenir compte des autres activités plus ponctuelles, tout cela m’occupe bien. Tout cela, je crois, m’occupe sainement. Je ne sors des eaux territoriales finalement qu’assez peu, et perds même rarement la côte de vue. Curieusement, ce n’est pas pour me déplaire. Ne m’étais-je pas dit au départ : « c’est clair, je mettrai toutes voiles dehors dès que je le pourrai » ? Que nenni. La crique dans laquelle je suis tombé a beau être escarpée, elle n’en est pas moins confortable. Et je souhaite à tout le monde de goûter un jour à son fond. Son fond ? C’est le Mékong qui se vide, dévoilant toujours plus ses sables, et donnant ainsi à la ville des airs de cité balnéaire. Ce sont des alentours enchanteurs. Ce sont des paysages beaux à m’émouvoir. Et ce fond a une double particularité ô combien appréciable : suffisamment reclus pour s’y sentir ailleurs, il est tout autant développé pour ne pas s’y sentir coupé du monde. Un juste milieu entre archaïsme et modernité, entre désuétude et progrès. Un coin de monde qui a su me séduire, et avec lequel je m’entends plutôt bien.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, rien de vraiment neuf depuis la dernière fois. C’est signe que ma mission a été bien délimitée au départ, et que si soubresauts il y a, ils ne me font pour le moment pas chavirer. En dépit de leurs caprices, les flots cambodgiens continuent coûte que coûte de me porter. Au loin, je garde les yeux fixés sur les petites et grandes lueurs qui m’indiquent toujours et partout la voie à suivre et me restent autant de phares dans l’existence. Rassurez-vous ou non, si ma coque s’est offerte un coup de peinture, je n’ai pas changé. Je suis le même bateau qu’à l’accostage, toujours porté par des eaux peu à peu apprivoisées. Les vents d’ici me sont de moins en moins barbares, et je les sens me pousser vers je ne sais quoi d’impalpable, vers ce quelque chose intangible qui m’a fait reprendre la mer en août dernier. Quoiqu’il advienne, loin des docks qui m’ont vu naître, je peux d’ores et déjà m’attendre à ce que ma cargaison au retour soit un peu meilleure que celle avec laquelle je suis arrivé, et que je n’ai toujours pas fini de décharger. Je vous demande encore un peu de temps. À ma poupe, les dockers locaux sont à pied d’oeuvre et, jours et nuit, travaillent à m’agencer. Il n’empêche : si des conditions météo favorables me font de fait espérer arriver à l’Ile de Pâques sans encombres, je reste à l’affût des vagues et des vents, des pirates et des calamars géants. En quelque sorte : je n’oublie pas que je suis un bateau de fortune.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- FIN -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et pour pensée de la semaine&lt;/strong&gt;, un extrait d’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Anna Karénine&lt;/span&gt;, de Tolstoï [trad. Henri Mongault]. Il s’agit d’une conversation entre Vronski, amant d’Anna Karénine, et Serpoukhovskoï, un de ses camarades de promotion, promu entre-temps général et dont la carrière rapide travaille quelque peu Vronski lui-même :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      - "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Moi aussi, reprit-il, j’ai été tenu au courant de tes faits et gestes, mais pas seulement par ta femme. Tu me vois très heureux, et nullement surpris de tes succès. J’attendais plus encore.&lt;br /&gt;Serpoukhovskoï sourit de nouveau : cette opinion le flattait et il ne voyait pas de raison de le dissimuler.&lt;br /&gt;      - Quant à moi, dit-il, je n’espérais pas tant. Je suis vraiment très satisfait. L’ambition est ma faiblesse, je l’avoue sans fard.&lt;br /&gt;      - Tu ne l’avouerais sans doute pas si tu réussissais moins bien.&lt;br /&gt;      - Je ne pense pas, dit Serpoukhovskoï toujours souriant ; sans l’ambition, vois-tu, la vie vaudrait peut-être encore la peine d’être vécue, mais elle serait bien monotone. Je ne crois pas me tromper, il est possible que je possède les qualités nécessaires au genre d’activité que j’ai choisi, et qu’entre mes mains le pouvoir, si jamais il m’est donné de jouir d’un pouvoir quelconque, soir mieux placé qu’entre celles de bien des gens de ma connaissance. Voilà pourquoi plus j’approcherai du but, plus je serai content, ajouta-t-il avec un air de suffisance béate.&lt;br /&gt;      - C’est peut-être vrai pour toi, mais pas pour tout le monde. Moi aussi j’ai autrefois pensé comme toi, mais aujourd’hui je ne trouve plus que l’ambition soit le seul but de l’existence.&lt;/span&gt;"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-1384032545489610353?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/1384032545489610353/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=1384032545489610353' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/1384032545489610353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/1384032545489610353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/03/semaines-29-30-vive-la-rtraite.html' title='Semaines 29 &amp; 30 : vive la r’traite.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R9szNYGkGuI/AAAAAAAAAXg/2jECQLqNx4Y/s72-c/IMG_3554.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-649920362892818976</id><published>2008-02-23T05:17:00.000-08:00</published><updated>2008-12-11T14:18:42.639-08:00</updated><title type='text'>Semaines 27 &amp; 28 : veni vidi.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;-----------------------AVIS DE RECHERCHE-----------------------&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; SONT À LA RECHERCHE DE VOLONTAIRES POUR L’ANNÉE À VENIR. SI VOUS CONNAISSEZ DES JEUNES (VOUS-MÊME ?) EN QUÊTE D’AUTRES CIEUX ET MOTIVÉS POUR METTRE LEURS COMPÉTENCES AU SERVICE DES AUTRES POUR UNE DURÉE DE QUELQUES MOIS À DEUX ANS, N’HÉSITEZ PAS À LEUR FAIRE PASSER LE MESSAGE (JE VOUS ASSURE : C'EST SUPER). POUR PLUS DE PRÉCISIONS, CLIQUER &lt;a href=" http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/partir-avec-les-mep-en-voil-une-ide.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Jour après jour, je lutte pour conserver non seulement mes forces, mais aussi mon équilibre moral. Tout est si confus. J’n’ai plus la force d’écrire. Je n’sais plus ce qui est bien et ce qui est mal.&lt;/em&gt; » [Charlie Sheene, alias &lt;em&gt;Chris Taylor&lt;/em&gt;, dans &lt;em&gt;Platoon &lt;/em&gt;– real. Oliver Stone, 1986 -]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AjBQxPj4I/AAAAAAAAAVM/MGqhqFrMAI8/s1600-h/platoon-1-1024.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AjBQxPj4I/AAAAAAAAAVM/MGqhqFrMAI8/s320/platoon-1-1024.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5170170876809678722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je m’y remets enfin. J’ai peu de temps. Alors je fonce. Je me replonge un instant dans mes aventures. Et les voilà qui resurgissent, en pleine nuit cambodgienne. Je suis ici mercredi soir. Il est 21 h 10. Collé à mon écran, je m’abandonne une fois encore à mes souvenirs. C’est parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    De ma vingt-sixième semaine, je ne retiendrai ici que le dimanche. En retard pour la messe de 7 heures, j’y ai débarqué à 7 h 18, une minute tout juste après avoir sauté de mon lit ; contre toute attente, j’y retrouve Rémi. Le bougre était arrivé la veille au soir avec quatre autres compères. Ils ont préféré dormir à l’hôtel plutôt que de s’inviter à la dernière minute à l’évêché. Bref. Après la messe, nous voilà du coup partis pour la plantation Chup avec au passage une ascension de la tour cham (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/12/semaine-15-panem-et-circenses.html"&gt;ici&lt;/a&gt;). Les motos 150 cm3 louées par Rémi &amp; Cie en ont dans le bide. Je peux vous dire : ça dépote. 8 minutes pour rentrer de Chup, qui dit mieux ? Pour le déjeuner, nous nous posons sur l’île. Tout le monde repart presque aussitôt, pour arriver avant la nuit à Phnom Penh. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma vingt-septième semaine, je retiendrai ici deux choses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1)     Vendredi : je pars en moto à Prey Vêng, où, sans surprise, je retrouve Damo, Phoeng, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt;, et les jeunes de la paroisse. Samedi, nous partons comme prévu vers le Vietnam. Une petite heure de route jusqu’à Neak Lueung, puis deux heures de piste à longer le Mékong, et nous voilà à la frontière. Sur le panneau est indiqué « Socialist Republic of Viet Nam ». Nous voyons le Vietnam. Il est là. À quelques mètres. Quel beau pays. Le garde-frontière a beau nous faire comprendre que nous pourrions passer moyennant passeports (et commission certainement), nous n’y faisons rien. Nous sommes venus le voir, et, justement, nous le voyons. Au retour, un chien coursant une poule nous fait choir. Dans la chute, Dimitri se plante le cale-pied dans le mollet et devient un mutilé du Vietnam. Après une pause à Prey Vêng, nous poursuivons notre route jusqu’à Kompong Cham, où nous avalons un steak-frites en front de fleuve.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En route vers le Vietnam.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a2twxPj5I/AAAAAAAAAVU/HlTXk6RVUVg/s1600-h/Province+de+Prey+V%C3%AAng+-+Vers+la+fronti%C3%A8re+vietnamienne+01.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a2twxPj5I/AAAAAAAAAVU/HlTXk6RVUVg/s320/Province+de+Prey+V%C3%AAng+-+Vers+la+fronti%C3%A8re+vietnamienne+01.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172022119383404434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AdmgxPj0I/AAAAAAAAAUs/1jvFzM8cTTE/s1600-h/DSC02222.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AdmgxPj0I/AAAAAAAAAUs/1jvFzM8cTTE/s320/DSC02222.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5170164919690039106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a2ugxPj6I/AAAAAAAAAVc/O91vKyB8W9A/s1600-h/Province+de+Prey+V%C3%AAng+-+Vers+la+fronti%C3%A8re+vietnamienne+02.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a2ugxPj6I/AAAAAAAAAVc/O91vKyB8W9A/s320/Province+de+Prey+V%C3%AAng+-+Vers+la+fronti%C3%A8re+vietnamienne+02.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172022132268306338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a2uwxPj7I/AAAAAAAAAVk/euwMKAKrcE4/s1600-h/Province+de+Prey+V%C3%AAng+-+Vers+la+fronti%C3%A8re+vietnamienne+04.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a2uwxPj7I/AAAAAAAAAVk/euwMKAKrcE4/s320/Province+de+Prey+V%C3%AAng+-+Vers+la+fronti%C3%A8re+vietnamienne+04.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172022136563273650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a2vgxPj8I/AAAAAAAAAVs/O_7OOz8rrqA/s1600-h/Province+de+Prey+V%C3%AAng+-+Vers+la+fronti%C3%A8re+vietnamienne+05.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a2vgxPj8I/AAAAAAAAAVs/O_7OOz8rrqA/s320/Province+de+Prey+V%C3%AAng+-+Vers+la+fronti%C3%A8re+vietnamienne+05.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172022149448175554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Où est Charlie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AjBQxPj3I/AAAAAAAAAVE/t0SHOclaWTs/s1600-h/18417.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AjBQxPj3I/AAAAAAAAAVE/t0SHOclaWTs/s320/18417.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5170170876809678706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Socialist Republic of Vietnam&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8Ag8AxPj2I/AAAAAAAAAU8/mo-QmYLhPFM/s1600-h/DSC02238.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8Ag8AxPj2I/AAAAAAAAAU8/mo-QmYLhPFM/s320/DSC02238.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5170168587592109922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AdnAxPj1I/AAAAAAAAAU0/s2PZAClE9XU/s1600-h/DSC02227.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AdnAxPj1I/AAAAAAAAAU0/s2PZAClE9XU/s320/DSC02227.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5170164928279973714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a5hgxPkCI/AAAAAAAAAWc/TLpv3kJxvDo/s1600-h/DSC02235.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a5hgxPkCI/AAAAAAAAAWc/TLpv3kJxvDo/s320/DSC02235.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172025207464890402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2)     Dimanche : 16 h : messe dominicale à Phum Thmey avec les &lt;a href="http://phnompenh.mepasie.net/scoutisme.fr-fr.44.0.contents.htm"&gt;scouts francophones de Phnom Penh&lt;/a&gt;, dont Antoine et Philibert sont les chefs cette année ; de fait, ils sont en camp vélo autour de Kompong Cham depuis jeudi, et font escale pour la nuit à Phum Thmey. 19 h : projection cinématographique dans la grande salle du bas, à l’évêché. Ce soir, fort d’un précédent succès, Charlie Chaplin est encore au programme (&lt;em&gt;Le Cirque &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Les Temps Modernes&lt;/em&gt;) ; alors que la salle se tord de rire, nous nous attelons à préparer le grand jeu nocturne pour les scouts. Je vous passe les détails, mais c’est l’histoire du Prince Norodom Sakderi, neveu du roi du Cambodge, qui s’apprête à renverser son oncle avec l’aide de son fidèle Houssène. Ils ont volé la couronne de Norodom Sihamoni, et les scouts doivent à tout prix la récupérer pour éviter au pays ce coup de grâce qui le ferait replonger dans la guerre. Bref. Départ en voiture de l’évêché vers 22 h. Arrivée à Phum Thmey vers 22 h 30. Le temps de lancer le jeu, il est 23 h 30. Et les scouts arrivent à "la planque de Houssène" à minuit, sur fond de musique aphrodisiaque ; et pour cause : il y a un mariage juste à côté. C’est parfait : ça nous couvre. À 1 heure, la musique s’arrête, et le chien de service prend la relève jusqu’à la fin du jeu. "&lt;em&gt;Couché le chien !&lt;/em&gt;". Loin de vouloir vous raconter tout le jeu, je voudrais simplement vous rapporter le quatrain en alexandrins que les scouts ont dû écrire dans leur quête (thème imposé : le Cambodge) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Je suis mon cher ami très heureux de te voir,&lt;br /&gt;Enfin nous nous retrouvons, passe ton mouchoir,&lt;br /&gt;Dépêche-toi car je veux t’inviter à boire,&lt;br /&gt;Ici nous sommes au nez qui cool au Cambodge soir&lt;/em&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le même papier, au verso, on peut lire ce qui doit être un essai :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;J’aime le riz blanc et les légumes cambodgiens.&lt;br /&gt;Quand tu dégustes ça pendant cinq jours au camp,&lt;br /&gt;Tu deviens constipé et tu peux dire merci.&lt;br /&gt;Merci à qui ? Merci aux chefs et au Cambodge.&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les scouts au départ.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a3zAxPj9I/AAAAAAAAAV0/t43y7JRuFZY/s1600-h/d%C3%A9part.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a3zAxPj9I/AAAAAAAAAV0/t43y7JRuFZY/s320/d%C3%A9part.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172023309089345490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Philibert chef de troupe.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a3zgxPj_I/AAAAAAAAAWE/-m9oRoflxHg/s1600-h/philibert2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a3zgxPj_I/AAAAAAAAAWE/-m9oRoflxHg/s320/philibert2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172023317679280114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'unique patrouille de la troupe.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a30QxPkBI/AAAAAAAAAWU/NzyIGkjfhbE/s1600-h/patrouille.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a30QxPkBI/AAAAAAAAAWU/NzyIGkjfhbE/s320/patrouille.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172023330564182034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. C’est tout. &lt;br /&gt;Je n’oublie pas la pensée de la semaine : "&lt;em&gt;Les nuits et les jours remplis partout et toujours du cri interminable des hommes.&lt;/em&gt;" (Albert Camus, &lt;em&gt;La Peste&lt;/em&gt;). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le plus de la semaine:&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Coucher de soleil à Phum Thmey.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a3zQxPj-I/AAAAAAAAAV8/P4esoeECayc/s1600-h/coucher+de+soleil.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a3zQxPj-I/AAAAAAAAAV8/P4esoeECayc/s320/coucher+de+soleil.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172023313384312802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ma maison (ma chambre est au premier).&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a3zwxPkAI/AAAAAAAAAWM/Fvh_ofi98ZQ/s1600-h/maison.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8a3zwxPkAI/AAAAAAAAAWM/Fvh_ofi98ZQ/s320/maison.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172023321974247426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-649920362892818976?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/649920362892818976/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=649920362892818976' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/649920362892818976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/649920362892818976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/en-attendant-la-suite.html' title='Semaines 27 &amp; 28 : veni vidi.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R8AjBQxPj4I/AAAAAAAAAVM/MGqhqFrMAI8/s72-c/platoon-1-1024.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-2443761573343923891</id><published>2008-02-16T02:42:00.000-08:00</published><updated>2008-12-11T14:18:51.029-08:00</updated><title type='text'>Semaine 26: « Overlord ».</title><content type='html'>&lt;strong&gt;-----------------------AVIS DE RECHERCHE-----------------------&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; SONT À LA RECHERCHE DE VOLONTAIRES POUR L’ANNÉE À VENIR. SI VOUS CONNAISSEZ DES JEUNES (VOUS-MÊME ?) EN QUÊTE D’AUTRES CIEUX ET MOTIVÉS POUR METTRE LEURS COMPÉTENCES AU SERVICE DES AUTRES POUR UNE DURÉE DE QUELQUES MOIS À DEUX ANS, N’HÉSITEZ PAS À LEUR FAIRE PASSER LE MESSAGE (JE VOUS ASSURE : C'EST SUPER). POUR PLUS DE PRÉCISIONS, CLIQUER &lt;a href=" http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/partir-avec-les-mep-en-voil-une-ide.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma 26e semaine a été courte. Et pour cause : Primprey et moi avons prolongé notre week-end prey vêngois (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/semaine-25-vite.html"&gt;ici&lt;/a&gt;) jusqu’à mercredi matin, avant de regagner notre bureau de Kompong Cham et ses trucs à faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En rentrant de Prey Vêng, dans les plantations d'hévéas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bN7AxPjtI/AAAAAAAAAT0/EJMkq2lmsEM/s1600-h/S6304118.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bN7AxPjtI/AAAAAAAAAT0/EJMkq2lmsEM/s320/S6304118.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167544036156739282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bN6wxPjsI/AAAAAAAAATs/erF-NBpF9RU/s1600-h/S6304128.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bN6wxPjsI/AAAAAAAAATs/erF-NBpF9RU/s320/S6304128.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167544031861771970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bN7QxPjuI/AAAAAAAAAT8/1OmFViSQ-OQ/s1600-h/S6304122.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bN7QxPjuI/AAAAAAAAAT8/1OmFViSQ-OQ/s320/S6304122.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167544040451706594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Jeudi, un certain Matthieu (mon prédécesseur d’il y a deux ans), débarque à Kompong Cham pour une escale de trois jours avant de partir plus au nord coordonner un projet de l’association &lt;a href="http://www.cdepouce.com/"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Coup de pouce humanitaire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Il sera rejoint samedi par une bande de joyeux lurons français, venus de Paris, de Londres et d’ailleurs, pour prêter main forte à l’opération : en tout, quatorze jeunes actifs, soucieux de faire de leurs vacances quelque chose d’utile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Samedi matin, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; et Phoeung débarquent de Prey Vêng. Aujourd’hui, nous emmenons les gamins de Phum Thmey faire un tour en bateau sur le Mékong. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Première chose à faire&lt;/span&gt; : aller au marché, acheter de quoi déjeuner : portions individuelles de riz au poulet, bananes, eaux, et gâteaux pour le dessert. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Deuxième chose&lt;/span&gt; : aller à Phum Thmey en voiture chercher les quelques enfants prêts pour 10h (les autres sont en train de terminer leur dernier examen trimestriel, dont ils ne sortiront qu’à 11h : nous reviendrons les chercher tout à l’heure en bateau). &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Troisième chose&lt;/span&gt; : retrouver Poulih, le gars à qui nous avons demandé s’il pouvait nous mettre son bateau et son savoir-naviguer à disposition, et avec qui nous avons rendez-vous à 10h30 devant l’hôtel Angkor à Kompong Cham. Ça y est, c’est parti : direction Phum Thmey, à 10km en amont, avec en accompagnateurs le Père François, et deux séminaristes thaïlandais venus s’immerger à Kompong Cham pour trois semaines (Phoeung s’est désistée pour cause de réunion dans l’après-midi au sujet de la messe de demain – voir plus bas -). &lt;br /&gt;Quarante minutes de remontée dans des paysages étourdissants, le moteur à plein régime, et nous voilà à Phum Thmey, où nous récupérons le reste de la troupe. C’est r’parti : quelques ronds dans l’eau, et nous débarquons sur la berge d’en face, ou plutôt sur les fonds sablonneux du Mékong émergés à cette époque de l’année. Après une baignade obligatoire (le Mékong étant trop bas, impossible d’accoster), nous pique-niquons, avant de jouer au relais et à l’épervier. Nous levons l’ancre vers 13h00, et nous promenons encore un peu sur les eaux calmes du fleuve, avant de regagner Kompong Cham vers 15h. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Depuis le bateau, le pont de Kompong Cham (le seul à enjamber le Mékong cambodgien).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDuQxPjXI/AAAAAAAAARE/EYGiaaqZWds/s1600-h/DSCN1511.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDuQxPjXI/AAAAAAAAARE/EYGiaaqZWds/s320/DSCN1511.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167532821997129074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les berges du Mékong à la sortie de Kompong Cham.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDvAxPjYI/AAAAAAAAARM/zukrbIMQN5g/s1600-h/IMG_2638.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDvAxPjYI/AAAAAAAAARM/zukrbIMQN5g/s320/IMG_2638.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167532834882030978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Proue ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7g8sQxPjwI/AAAAAAAAAUM/CcXaVb-t9y8/s1600-h/DSC02163.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7g8sQxPjwI/AAAAAAAAAUM/CcXaVb-t9y8/s320/DSC02163.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167947303521062658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un des deux séminaristes thaïlandais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDvQxPjZI/AAAAAAAAARU/9uxLE5bMVBw/s1600-h/IMG_2646.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDvQxPjZI/AAAAAAAAARU/9uxLE5bMVBw/s320/IMG_2646.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167532839176998290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Embarquement à Phum Thmey.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7g8tQxPjzI/AAAAAAAAAUk/gNCpqlqG7So/s1600-h/DSC02183.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7g8tQxPjzI/AAAAAAAAAUk/gNCpqlqG7So/s320/DSC02183.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167947320700931890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mes Spice girls.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDwAxPjaI/AAAAAAAAARc/IwnWMeySY0w/s1600-h/DSCN1504.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDwAxPjaI/AAAAAAAAARc/IwnWMeySY0w/s320/DSCN1504.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167532852061900194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Jeffrey », l’« élément perturbateur » de mon cours d’Anglais (1)&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr:&lt;/span&gt; comme j'avais un peu de mal au début avec les prénoms cambodgiens, j’ai demandé à mes élèves de se choisir un prénom anglais).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDwQxPjbI/AAAAAAAAARk/50Wwvfs4GPw/s1600-h/DSCN1506.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bDwQxPjbI/AAAAAAAAARk/50Wwvfs4GPw/s320/DSCN1506.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167532856356867506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Elizabeth », l’« élément perturbateur » de mon cours d’Anglais (2).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7g8swxPjxI/AAAAAAAAAUU/ncm8NjzFZJk/s1600-h/DSC02179.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7g8swxPjxI/AAAAAAAAAUU/ncm8NjzFZJk/s320/DSC02179.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167947312110997266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Une partie de la bande.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bF0QxPjcI/AAAAAAAAARs/VxL4pjIK61o/s1600-h/DSCN1487.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bF0QxPjcI/AAAAAAAAARs/VxL4pjIK61o/s320/DSCN1487.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167535124099599810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Boat people.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7g8tAxPjyI/AAAAAAAAAUc/8p6mUIEwFRI/s1600-h/DSC02200.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7g8tAxPjyI/AAAAAAAAAUc/8p6mUIEwFRI/s320/DSC02200.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167947316405964578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, nous retrouvons bientôt les quatorze Français débarqués le matin même à Phnom Penh. Il y a dans la bande une de mes connaissances parisiennes qui poursuit ses études à Singapour. Je dîne à coté d’un niverno-berrichon, neveu de ma belle-soeur Marthe, et qui m’était jusque là inconnu. Pendant le dîner, une demoiselle se lève, et me lance un : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tu as le bonjour de ta cousine Caroline&lt;/span&gt;". "Houlala on se calme s’il vous plait : je vous rappelle que nous sommes à Kompong Cham, et que je n’y connais personne."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le dîner, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; et moi allons nous poser chez l’Anglais qui tient un pub en front de fleuve, et qui ferme bientôt boutique pour cause de seconde expatriation en Australie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Dimanche matin : grand’messe. Mgr a revêtu ses habits de lumière pour la seconde étape du baptême des catéchumènes. Après le petit-déjeuner et un passage éclair au marché pour y acheter de quoi nous sustenter le soir (nous dînons chez Primprey), je vais à l’arrêt de bus chercher Philibert qui débarque de Phnom Penh en compagnie d’Odile, une collègue de Chine venue faire un tour au Cambodge. Après-midi plage sur l’île d’en face (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaine-20-le-chant-des-sicles.html"&gt;ici&lt;/a&gt;) avec Primprey, Phoeung, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt;, Philibert et Odile. Les eaux du Mékong sont décidément exquises, et le soleil déclinant qui s’y reflète nous offre de nous y baigner dans un décor de carte postale. En fin d’après-midi, son dôme argenté nous faisant depuis l’autre rive l’effet d’un miroir aux alouettes, nous passons à la mosquée de Kompong Cham (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;rappel :&lt;/span&gt; « Kompong Cham » signifie « embarcadère des Chams », qui sont les musulmans d’ici), dont ces demoiselles s'en voient comme attendu interdire l’accès. Qu’à c'la n’tienne : "&lt;em&gt;nous, les hommes&lt;/em&gt;", entrons. N’en déplaise à Primprey qui boude dans son coin (s’attendait-elle à ce qu’on lui ouvre grand les portes, bravant au passage une des règles de l’Islam ??) les fidèles barbes&amp;djellabas nous y font bon accueil, au point de nous serrer la main. Le site est agréable, et l'atmosphère qui s'en dégage me rappelle Tintin et le Crabe aux pinces d’or; ce n’est pas pour me déplaire. J’y retournerai, ne serait-ce que pour l’expérience sociologique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Après-midi plage :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sur le départ, dans les jardins de l’évêché.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bLAgxPjnI/AAAAAAAAATE/Vki9nDy9-xg/s1600-h/S6304178.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bLAgxPjnI/AAAAAAAAATE/Vki9nDy9-xg/s320/S6304178.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167540832111136370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Baignade.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG5AxPjdI/AAAAAAAAAR0/w5O73KgUA78/s1600-h/S6304179.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG5AxPjdI/AAAAAAAAAR0/w5O73KgUA78/s320/S6304179.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167536305215606226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bMUAxPjrI/AAAAAAAAATk/HsUPPL5fUhw/s1600-h/S6304218.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bMUAxPjrI/AAAAAAAAATk/HsUPPL5fUhw/s320/S6304218.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167542266630213298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Phoeung (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr:&lt;/span&gt; ce n'est pas moi qui suis grand, c'est elle qui est petite).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG6AxPjhI/AAAAAAAAASU/9bWtHX1yZJk/s1600-h/S6304211.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG6AxPjhI/AAAAAAAAASU/9bWtHX1yZJk/s320/S6304211.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167536322395475474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Philibert (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr: &lt;/span&gt;ce n'est pas moi qui suis petit, c'est lui qui est grand).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJLQxPjiI/AAAAAAAAASc/U0pROlpbgcg/s1600-h/S6304216.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJLQxPjiI/AAAAAAAAASc/U0pROlpbgcg/s320/S6304216.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167538817771474466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le soleil déclinant (1).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG5wxPjgI/AAAAAAAAASM/4-DQbnamnUo/s1600-h/S6304202.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG5wxPjgI/AAAAAAAAASM/4-DQbnamnUo/s320/S6304202.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167536318100508162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le soleil déclinant (2).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bMTgxPjqI/AAAAAAAAATc/w5XwIbq7eqI/s1600-h/S6304221.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bMTgxPjqI/AAAAAAAAATc/w5XwIbq7eqI/s320/S6304221.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167542258040278690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sur l'autre rive, le dôme argenté de la mosquée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG5QxPjeI/AAAAAAAAAR8/FRcanYJkVXs/s1600-h/S6304182.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG5QxPjeI/AAAAAAAAAR8/FRcanYJkVXs/s320/S6304182.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167536309510573538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 18h, nous débarquons chez Primprey, qui habite à deux cent mètres à peine de l’évêché, et nous attelons à la cuisine. Au menu : barbecue de boeuf et de poulet, patates à la braise, salade de tomates, courgettes, piments, pastèques, glace, et vin rouge. On se croirait dans « la maison de campagne des parents, dans l’Yonne » (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ndlr:&lt;/span&gt; toute ressemblance avec des faits réels serait purement fortuite). &lt;br /&gt;Bref. Voilà une fois encore de quoi me (vous ?) rassurer sur mon sort : Kompong Cham est une ville où il fait bon vivre. &lt;br /&gt;Voilà. C’est tout. Je m’arrête là. A la semaine prochaine, et n’oubliez pas d’explorer les méandres de mon blog !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Barbecue party :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Dimitri, Philibert et Odile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJLwxPjjI/AAAAAAAAASk/d5Dp6tB3pJY/s1600-h/S6304222.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJLwxPjjI/AAAAAAAAASk/d5Dp6tB3pJY/s320/S6304222.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167538826361409074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Phoeung aux cuisines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJMgxPjkI/AAAAAAAAASs/JVSsWRK0T5Q/s1600-h/S6304224.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJMgxPjkI/AAAAAAAAASs/JVSsWRK0T5Q/s320/S6304224.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167538839246310978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La sauce pour la viande: fricassée d'oignons au poivre citronné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJMgxPjlI/AAAAAAAAAS0/RFedU0gP5f8/s1600-h/S6304225.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJMgxPjlI/AAAAAAAAAS0/RFedU0gP5f8/s320/S6304225.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167538839246310994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Barbecue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJNAxPjmI/AAAAAAAAAS8/xqL6piXR6fY/s1600-h/S6304226.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bJNAxPjmI/AAAAAAAAAS8/xqL6piXR6fY/s320/S6304226.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167538847836245602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A table !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bLAwxPjoI/AAAAAAAAATM/xJ01P5EbbVY/s1600-h/S6304227.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bLAwxPjoI/AAAAAAAAATM/xJ01P5EbbVY/s320/S6304227.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167540836406103682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Chez les parents, dans l’Yonne... »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bLAwxPjpI/AAAAAAAAATU/RBK7NqeY1Oc/s1600-h/S6304229.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bLAwxPjpI/AAAAAAAAATU/RBK7NqeY1Oc/s320/S6304229.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167540836406103698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Après le réconfort, l’effort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bO6wxPjvI/AAAAAAAAAUE/Fqnnjuk8eTw/s1600-h/S6304232.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bO6wxPjvI/AAAAAAAAAUE/Fqnnjuk8eTw/s320/S6304232.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167545131373399794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et naturellement : la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.&lt;/span&gt;" (Albert Camus, lors de la cérémonie de remise du Prix Nobel de Littérature en 1957. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La photo transite de la semaine : la pochette de mon deuxième album...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG5wxPjfI/AAAAAAAAASE/lk59f3NbcDI/s1600-h/S6304192.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bG5wxPjfI/AAAAAAAAASE/lk59f3NbcDI/s320/S6304192.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167536318100508146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-2443761573343923891?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/2443761573343923891/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=2443761573343923891' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/2443761573343923891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/2443761573343923891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/semaine-26-overlord.html' title='Semaine 26: « Overlord ».'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7bN7AxPjtI/AAAAAAAAAT0/EJMkq2lmsEM/s72-c/S6304118.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-1421190224663903424</id><published>2008-02-16T02:29:00.000-08:00</published><updated>2011-09-14T08:08:52.034-07:00</updated><title type='text'>Opération Phum Thmey.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMf5g6nmaI/AAAAAAAAAtQ/UKWJBgVhTnw/s1600-h/33+-+sortie+de+cours+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMf5g6nmaI/AAAAAAAAAtQ/UKWJBgVhTnw/s320/33+-+sortie+de+cours+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216047866373970338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                       Kompong Cham, le 26 juin 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Chers lecteurs,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Au terme de ma coopération au Cambodge, je voudrais d’abord vous remercier le cas échéant de votre fidélité dans la lecture de ce blog. Puisse ce lien internétique vous avoir fait partager mes aventures et découvrir le Cambodge à travers la vie de volontaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Avant de voler vers d’autres cieux, j’aimerais maintenant vous inviter à participer à un projet qui me tient à cœur : aider les enfants de Phum Thmey, un village situé à douze kilomètres de Kompong Cham en amont du Mékong, et où j’ai donné toute cette année durant des cours d’Anglais. Pour ce, cinq points à retenir :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1) un nom :&lt;/span&gt; "Opération Phum Thmey".&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2) un but :&lt;/span&gt; lever des fonds pour soutenir les activités développées par la paroisse éponyme en faveur de gamins trop souvent prisonniers de leur pauvreté. Quel que soit leur montant, les fonds de l’"Opération Phum Thmey" seront injectés dans les frais de mise en place et de fonctionnement des activités venant en aide aux villageois (crèche et cours d’Anglais notamment), et permettront dans leurs limites de développer d’autres activités (ateliers, soutien et fournitures scolaires – il n’y a pas d’école dans le village -, sorties pédagogiques). Pour les enfants, ces activités sont bien souvent le meilleur moyen, pour ne pas dire le seul, de voir autre chose que la vie domestique, qui dans leur monde de subsistance ne leur fait généralement pas de cadeau, et ne leur offre aucun extra.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3) des participants :&lt;/span&gt; l’"Opération Phum Thmey" s’adresse à toutes les personnes de bonne volonté.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4) une date butoir : &lt;/span&gt;l’"Opération Phum Thmey" prendra fin le 30 septembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5) une procédure à suivre :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;             &lt;span style="font-style: italic;"&gt;-&lt;/span&gt; Envoyer vos dons à "Opération Phum Thmey" / abs. Louis de Genouillac / 23 rue de la Bienfaisance / 75008 Paris.&lt;br /&gt;             &lt;span style="font-style: italic;"&gt;-&lt;/span&gt; Les chèques sont à l’ordre du "Séminaire des Missions Étrangères".&lt;br /&gt;             &lt;span style="font-style: italic;"&gt;-&lt;/span&gt; Si vous désirez recevoir un reçu fiscal, merci de me le préciser. Votre don ouvre droit à une réduction d’impôt de 66% de son montant dans la limite de 20% du revenu imposable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Pour que je puisse vous tenir informés du résultat de l’opération, merci de joindre à votre participation vos coordonnées (E-mail ou adresse postale). Quel qu’il soit, votre don sera reçu avec reconnaissance à Phum Thmey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Par avance, et au nom de tous les enfants à qui elle profitera, je vous remercie de votre générosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS. Je vous saurais gré de bien vouloir faire part à votre entourage de cette opération de solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMf56KVw8I/AAAAAAAAAtY/_CMo_MBWNkw/s1600-h/34+-+sortie+de+cours+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMf56KVw8I/AAAAAAAAAtY/_CMo_MBWNkw/s320/34+-+sortie+de+cours+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216047873150796738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMf6MldxDI/AAAAAAAAAtg/oDRfQ99HcgY/s1600-h/40+-+PT+les+%C3%A9quipes+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMf6MldxDI/AAAAAAAAAtg/oDRfQ99HcgY/s320/40+-+PT+les+%C3%A9quipes+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216047878096405554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-1421190224663903424?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/1421190224663903424/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=1421190224663903424' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/1421190224663903424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/1421190224663903424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/semaine-26-overlord_16.html' title='Opération Phum Thmey.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/SGMf5g6nmaI/AAAAAAAAAtQ/UKWJBgVhTnw/s72-c/33+-+sortie+de+cours+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-951611243384852563</id><published>2008-02-07T20:45:00.000-08:00</published><updated>2008-12-11T14:18:57.855-08:00</updated><title type='text'>Semaine 25 : vite.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;-----------------------AVIS DE RECHERCHE-----------------------&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt; SONT À LA RECHERCHE DE VOLONTAIRES POUR L’ANNÉE À VENIR. SI VOUS CONNAISSEZ DES JEUNES (VOUS-MÊME ?) EN QUÊTE D’AUTRES CIEUX ET MOTIVÉS POUR METTRE LEURS COMPÉTENCES AU SERVICE DES AUTRES POUR UNE DURÉE DE QUELQUES MOIS À DEUX ANS, N’HÉSITEZ PAS À LEUR FAIRE PASSER LE MESSAGE (JE VOUS ASSURE : C'EST SUPER). POUR PLUS DE PRÉCISIONS, CLIQUER &lt;a href=" http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/partir-avec-les-mep-en-voil-une-ide.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me r’voilà. C'n'est pas une surprise, certes, mais me r'voilà quand même. Ça y est : j’ai passé le cap fatidique de la moitié de ma mission. Ça y est, il me reste moins de temps à passer ici bas que je n’en ai déjà passé. Ça y est : le plus gros est derrière moi. Et je sens que ça va passer de plus en plus vite. Alors je me dépêche. Je me laisse porter par le micmac méningé qui m’écervelle. En un mot : vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que vous dire de ma semaine ?&lt;br /&gt;Je continue de m’éclater les yeux sur mon écran d’ordinateur le temps que je passe au bureau. Je continue de foncer à Phum Thmey chaque jour pour mon cours d’Anglais.&lt;br /&gt;Je ne vous l'ai pas encore dit: à l’évêché, deux à trois fois par semaines, le matin à 8h, je donne un cours de Français. J’ai trois élèves : Sat (le futur séminariste dont je vous ai déjà parlé – voir &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaines-23-24-cest-super.html"&gt;ici&lt;/a&gt;), Lim Path (catéchiste à Phum Thmey et par ailleurs responsable d’un programme de soin aux malades pauvres), et Primprey, ma collègue à la compta. Cette expérience me met à chaque fois devant le fait accompli : le Français est une langue de barbares, bourrées d’exceptions, qui en deviennent la règle principale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi matin, 8 h, départ en moto avec Primprey en siège arrière, direction Prey Vêng, où nous arrivons 80 kilomètres et une heure vingt plus tard. Là, nous retrouvons &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt;, Phoeung, Damo, les jeunes du centre (onze jeunes sont ici pris en charge par l’Eglise pour poursuivre leur scolarité dans un cadre propice au travail intellectuel), ainsi que Marie et Rémi, en visite ici bas ce week-end (Marie et Rémi, mariés de l’été dernier, volontaires MEP, sont en charge d’un atelier de soie et d’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Up to you&lt;/span&gt;, le magasin de l’Eglise, à deux pas du Palais Royal). Pour la suite, dont je vous ai déjà presque trop dit, je vous renvoie au texte ci-dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La paroisse de Prey Vêng.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vmhEK7RsI/AAAAAAAAAPU/3lYO18gQ_Qg/s1600-h/Paroisse+de+Prey+V%C3%AAng+05.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vmhEK7RsI/AAAAAAAAAPU/3lYO18gQ_Qg/s320/Paroisse+de+Prey+V%C3%AAng+05.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164474853440046786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les eaux du Mékong à Prey Vêng.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6voOkK7RtI/AAAAAAAAAPc/5t9UkWwlnUo/s1600-h/DSCN2942.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6voOkK7RtI/AAAAAAAAAPc/5t9UkWwlnUo/s320/DSCN2942.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164476734635722450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Rémi et Dimitri, dans une pause typiquement khmère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vqHEK7RuI/AAAAAAAAAPk/0X_MzAbjZfw/s1600-h/DSCN2967.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vqHEK7RuI/AAAAAAAAAPk/0X_MzAbjZfw/s320/DSCN2967.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164478804809959138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Faites "Haaaaa".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vrA0K7RvI/AAAAAAAAAPs/9e6-QnpjJPg/s1600-h/DSCN2971.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vrA0K7RvI/AAAAAAAAAPs/9e6-QnpjJPg/s320/DSCN2971.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164479796947404530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Marie et Rémi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vsB0K7RwI/AAAAAAAAAP0/Z7JuF4abRfg/s1600-h/DSCN3002.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vsB0K7RwI/AAAAAAAAAP0/Z7JuF4abRfg/s320/DSCN3002.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164480913638901506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Phoeung, Primprey, et Damo.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BOcQxPjOI/AAAAAAAAAP8/U2oSC9q7YOY/s1600-h/DSCN3005.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BOcQxPjOI/AAAAAAAAAP8/U2oSC9q7YOY/s320/DSCN3005.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165715020038769890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Paris-Dakar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BPGwxPjPI/AAAAAAAAAQE/nuFBCFm89Sw/s1600-h/DSCN3021.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BPGwxPjPI/AAAAAAAAAQE/nuFBCFm89Sw/s320/DSCN3021.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165715750183210226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;"Nous"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un "nous" indifférencié que nous utilisons. Vous vous demandez sans doute qui se cache derrière ce "nous" ?&lt;br /&gt;Nous sommes dimanche soir et nous nous mettons à raconter notre week-end. Nous sommes à Prey Vêng. Nous sortons tout juste d'une guinguette de bord de route nationale, où nous avons ici nos habitudes. Ce soir, Primprey était déchaînée: elle a bu une bière. Damo et Phoeung n'auront pas passé le cap, jusqu'à la prochaine fois peut-être. Nous avons passé un super week-end. Ce matin, Marie et Rémi nous ont quittés pour leur province, et surtout pour aller préparer leur voyage en Thaïlande en vue d'acheter de la teinture normée CE pour pouvoir exporter leur production de soie en Europe. Sans doute n'y comprenez-vous rien, mais à ce récit d'initiés et à ce "nous" confus s'ajoutera un faisceau factuel d'une densité jamais égalée, car réunissant la trame de deux vies, de deux sphères, de deux "je", de deux expériences contradictoires au Cambodge. Un "nous" tiraillé qui vous dégueulera l'expérience partagée d'un week-end. Ce "nous" remonte à samedi matin, 9h15. Nous retrouvons Marie et Rémi, arrivés la veille pour une visite de deux jours à la paroisse. Nous petit-déjeunons, et partons faire un tour sur les bords des eaux du Mékong, qui remontent jusqu’ici. Après le déjeuner avec les jeunes de la paroisse, nous partons à Prey Kôn Dieng où la moitié de "nous" donne des cours d'Anglais toute la semaine. Ensuite, nous passons voir un sanctuaire bouddhiste. Curieuse affaire: quelque part, en bord de rizières, surgit cet étrange îlot où une colonie de singes vit apparemment à l'année. En voilà d'ailleurs qui grimpent sur nos motos, et se font de grosses léchouilles dans nos rétroviseurs. Ils se font les dents sur nos manettes. Ils s'en donnent à coeur joie. Pour le dîner, retour à la paroisse. Surprise: en guise de digestif, Prim Prey nous a préparé des oeufs couvés de canards. Pas très appétissant tout ça: mi-foetus mi-caneton, la "chose" n'a pas vraiment de quoi nous réveiller l'appétit. Au dodo tout le monde.&lt;br /&gt;Ce matin, Mgr débarque de Kompong Cham pour la messe, puis passage éclair à Prey Kôn Dieng. Cet après-midi, Primprey est partante pour ne rentrer à Kompong Cham que demain matin. Nous verrons donc demain de quoi il en est. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Signé: "Nous".]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rentrée des classes à Prey Kôn Dieng.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7a5yQxPjWI/AAAAAAAAAQ8/OSUGgOsGSBk/s1600-h/DSCN3036.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7a5yQxPjWI/AAAAAAAAAQ8/OSUGgOsGSBk/s320/DSCN3036.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167521895600328034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Sihanouk et Monique, dans une classe de Prey Kôn Dieng.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vlUEK7RqI/AAAAAAAAAPE/ypS6ihmUMj4/s1600-h/S6304103.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vlUEK7RqI/AAAAAAAAAPE/ypS6ihmUMj4/s320/S6304103.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164473530590119586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Avec Phoeung et Dimitri. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vl-kK7RrI/AAAAAAAAAPM/jNuz8yAD1B0/s1600-h/S6304107.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vl-kK7RrI/AAAAAAAAAPM/jNuz8yAD1B0/s320/S6304107.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164474260734559922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Planète des singes:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'îlot sanctuaire...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BP2gxPjQI/AAAAAAAAAQM/1zV2MRfVv3I/s1600-h/DSCN3125.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BP2gxPjQI/AAAAAAAAAQM/1zV2MRfVv3I/s320/DSCN3125.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165716570521963778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;...et son écrin de nature.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BRGAxPjRI/AAAAAAAAAQU/1iis1tofqPk/s1600-h/DSCN3126.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BRGAxPjRI/AAAAAAAAAQU/1iis1tofqPk/s320/DSCN3126.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165717936321563922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Miroir mon beau miroir...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BR5AxPjSI/AAAAAAAAAQc/_f5hpAq7z20/s1600-h/DSCN3146.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BR5AxPjSI/AAAAAAAAAQc/_f5hpAq7z20/s320/DSCN3146.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165718812494892322" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Miam miam.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BSrAxPjTI/AAAAAAAAAQk/B0sc8BirdbI/s1600-h/DSCN3140.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BSrAxPjTI/AAAAAAAAAQk/B0sc8BirdbI/s320/DSCN3140.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165719671488351538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Scroutch scroutch.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BTVwxPjUI/AAAAAAAAAQs/zeuSzAVQ7FA/s1600-h/DSCN3148.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BTVwxPjUI/AAAAAAAAAQs/zeuSzAVQ7FA/s320/DSCN3148.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165720405927759170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc chers tous ce que je peux vous dire de ma 25e semaine. Je reviendrai naturellement sur ce week-end prolongé imprévu la semaine prochaine.&lt;br /&gt;Et bien sûr, la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le type qui a envie de faire sauter le monde est la contrepartie de l’imbécile qui s’imagine qu’il peut sauver le monde. Le monde n’a besoin ni d’un destructeur, ni d’un sauveur. Le monde est, nous sommes.&lt;/span&gt;" (Henry Miller, 1891-1980). »&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;La photo transite de la semaine: la pochette de mon dernier album.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BUBgxPjVI/AAAAAAAAAQ0/sLTU68y1URA/s1600-h/DSCN3241.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R7BUBgxPjVI/AAAAAAAAAQ0/sLTU68y1URA/s320/DSCN3241.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165721157547035986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-951611243384852563?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/951611243384852563/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=951611243384852563' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/951611243384852563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/951611243384852563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/02/semaine-25-vite.html' title='Semaine 25 : vite.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R6vmhEK7RsI/AAAAAAAAAPU/3lYO18gQ_Qg/s72-c/Paroisse+de+Prey+V%C3%AAng+05.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-7992112633663590588</id><published>2008-01-29T05:31:00.000-08:00</published><updated>2011-09-14T08:28:07.468-07:00</updated><title type='text'>Semaines 23 &amp; 24 : c’est super.</title><content type='html'>« Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 21 h 07, je suis ici lundi soir, et je me mets enfin à ma chronique. Nouveauté que cette chronique : elle entend couvrir mes deux dernières semaines. C’est la première fois depuis que je suis au Cambodge que je réunis sur un seul et même papier quinze jours de ma vie locale : ma semaine dernière ne m’aura pas laissé le temps de bloguiser mes aventures. Je vais tâcher de ne rien oublier, mais je ne vous garantis rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Quid de ma 23e semaine ? Pardon d’aller si vite, mais le samedi, j’étais invité au mariage de la soeur de Sat. Sat est responsable d’un programme de sensibilisation à l’hygiène et à la culture khmère et entre au séminaire en septembre prochain. Ses parents habitent au bout du monde : douze kilomètres de piste à travers les rizières, et leur maison surgit de nulle part, gardée par une légion de palmiers à sucre. Là, nous avons eu droit à un mariage dans la plus pure tradition khmère (toute sa famille est bouddhiste). Arrivés là-bas à 17 h, nous nous sommes goinfrés de plats variés et ô combien délicieux, avant d’enchaîner quelques pas de danse, qui restent sages à côté de ceux auxquels j’ai été initié plus jeune. Seul Blanc de l’assistance, j’ai du mal à m’y fondre. Il n’empêche : c’est super. Les gens sont supers. Dimanche, comme j’en ai pris un peu l’habitude maintenant, je vais me baigner dans le Mékong, et constate une fois encore que Kompong Cham est une ville où il fait bon vivre. Je me balade sur les bancs de sable, où se reposent jusqu’à la prochaine saison des pluies quelques trésors : vieux bouts de porcelaines, chaussures, et autres vieilleries, et même une bombe, sans doute larguée par un B-52 états-unien au début des années 70 (la région de Kompong Cham, où des Viêt-Congs s’étaient réfugiés, n'a pas échappé à la pluie de bombes qui tapissa le Cambodge de 1969 à 1973 et tua près de 250 000 Cambodgiens, civils ou non). Dans l’après-midi, avec toute une bande de joyeux lurons membres de la Société Saint-Vincent-de-Paul, nous procédons à l’« opération nettoyage des berges du Mékong » ; le principe est simple : pendant deux heures, on fait des tas de poubelles bazardées là par ceux qui n’ont pas forcément de quoi payer le ramassage des ordures, et on brûle le tout. Le nuage de fumée nous fait évidemment repérer, mais c’est super. Le soir, dans la lancée des semaines précédentes, je projette un film sur un des murs de la grande salle du bas, à l’évêché. Cette fois-ci, ce sera "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le tombeau des lucioles&lt;/span&gt;", dessin animé réalisé en 1988 par le Japonais Isao Takahata, et qui raconte la triste histoire de Setsuko et Seita, deux enfants perdus dans la guerre finissante, en 1945. Tout le monde n’a pas accroché, mais le film n’en demeure pas moins beau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je passe donc à ma 24e semaine. Lundi et mardi, Primprey (ma collègue khmère) et moi nous attelons à préparer la réunion presbytérale programmée pour le mercredi. Une fois par mois, Mgr rassemble les prêtres, soeurs et autres responsables du diocèse pour un débriefing sur les projets en cours ou prévus. Pour une fois, la réunion n’était pas à Kompong Cham : nous nous réunissions à Suong, à une quarantaine de kilomètres d’ici, de l’autre coté de la plantation Chup. Après le déjeuner, nous partons en groupe sur les traces d’une église construite en 1955 pour les ouvriers vietnamiens catholiques de la plantation et bombardée par les Américains. Seul le clocher subsiste. Décor de film que cette petite silhouette. Ensuite, nous passons voir ce qu’il reste d’une grotte de Lourdes. Autrefois, il y avait là une autre église. Détruite elle aussi, une pagode a été depuis construite en lieu et place ; si la grotte a été conservée, elle a été réaffectée depuis au culte bouddhiste. La Vierge y est désapparue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les ruines de l'église.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yEkK7RmI/AAAAAAAAAOk/z_l7agWWCvU/s1600-h/DSCN3994.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yEkK7RmI/AAAAAAAAAOk/z_l7agWWCvU/s320/DSCN3994.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161109858232780386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yFEK7RnI/AAAAAAAAAOs/xcxA5NTwPTc/s1600-h/DSCN3996.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yFEK7RnI/AAAAAAAAAOs/xcxA5NTwPTc/s320/DSCN3996.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161109866822714994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans la grotte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yFUK7RoI/AAAAAAAAAO0/QEqUU7qcaok/s1600-h/DSCN4003.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yFUK7RoI/AAAAAAAAAO0/QEqUU7qcaok/s320/DSCN4003.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161109871117682306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Devant la pagode (qui a remplacé l'église).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yF0K7RpI/AAAAAAAAAO8/_-t8FDMQiXg/s1600-h/DSCN4006.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yF0K7RpI/AAAAAAAAAO8/_-t8FDMQiXg/s320/DSCN4006.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161109879707616914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Jeudi matin, je file à Phnom Penh pour y accueillir une amie, jusque là volontaire MEP en Chine pendant deux mois, et en vadrouille ces temps-ci dans la région avec une de ses amies de Paris. D’abord, je retrouve &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt;, Charles et mes autres compères à la maison des coopérants. Ensuite, direction l’ambassade de France devant laquelle j’ai donné rendez-vous à Clémence et Clothilde. Nous passons déjeuner au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sorya&lt;/span&gt;, du haut duquel la vue donne un bon aperçu de la capitale. Le soir, nous allons donner un coup de main à Philibert et à d’autres pour le dîner mensuel des enfants des rues. Rendez-vous fixé à 18 h devant le Palais Royal. Le principe est simple : nous embarquons une cinquantaine d’enfants en touk-touk et les emmenons dîner dans un resto un peu plus loin. C’est super. Dans un joyeux bazar, les yeux écarquillés, les gamins se partagent un repas. Curieusement, il pleut à torrents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, nous passons au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Memphis&lt;/span&gt;, le bar d’expats sur le quai Sisowath où nous avons nos habitudes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Vendredi matin, j’accompagne ces demoiselles visiter Tuol Sleng, l’ancienne école transformée en centre de torture par les Khmers Rouges et en Musée du génocide par les Vietnamiens, et dont je vous ai déjà maintes fois parlé (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/12/semaine-16-le-charnier-et-la-fleur.html"&gt;ici&lt;/a&gt;). Ensuite, nous passons au Vat Ounalom, le siège du patriarcat bouddhiste du Cambodge, et où, comme la dernière fois, on se fait gratouiller la main par un achar devant la relique du cil du Bouddha (lire &lt;a href="http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaine-20-le-chant-des-sicles.html "&gt;ici&lt;/a&gt;). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, c’est la messe mensuelle des coopérants. Comme à l’accoutumée, nous commençons par un partage d’évangile. Ce soir, le thème est "le sel de la terre et la lumière du monde". Sous la présidence de &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt;, nous nous prêtons au jeu, et c’est réussi. Après la messe, pizzas party avec toute la troupe. Rien à redire : c’est super. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Samedi matin, nous nous levons aux aurores pour aller servir le petit déjeuner à &lt;a href="http://www.pse.asso.fr/"&gt;PSE&lt;/a&gt;, une ONG fondée par un couple de retraités franciliens et qui aide les enfants de la décharge à sortir de la misère. A la queue leu leu, les enfants, tous beaux, attendent sagement leur assiette de riz et de poisson grillé avant de s’asseoir autour de petites tables à leur échelle. C’est super. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A la queue leu leu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xZEK7RdI/AAAAAAAAANc/dtl00CzpBhY/s1600-h/CIMG4222.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xZEK7RdI/AAAAAAAAANc/dtl00CzpBhY/s320/CIMG4222.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160898004675937746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Antoine et Clothilde en service.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xcEK7ReI/AAAAAAAAANk/eMrzoKTa49Y/s1600-h/CIMG4225.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xcEK7ReI/AAAAAAAAANk/eMrzoKTa49Y/s320/CIMG4225.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160898056215545314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le p'tit déj'.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xckK7RfI/AAAAAAAAANs/lXMa2To7O4o/s1600-h/CIMG4226.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xckK7RfI/AAAAAAAAANs/lXMa2To7O4o/s320/CIMG4226.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160898064805479922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Trouvaille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xdEK7RgI/AAAAAAAAAN0/BF57_WbVbIE/s1600-h/CIMG4231.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xdEK7RgI/AAAAAAAAAN0/BF57_WbVbIE/s320/CIMG4231.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160898073395414530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, nous passons faire un tour sur la décharge où des gens s’activent à récupérer tout ce qui est récupérable. Cet amoncellement de déchets a des airs d’apocalypse lunaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Au fond, la décharge.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xfUK7RhI/AAAAAAAAAN8/lOW-8ZsdipQ/s1600-h/CIMG4233.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58xfUK7RhI/AAAAAAAAAN8/lOW-8ZsdipQ/s320/CIMG4233.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160898112050120210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sur la décharge.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_vrEK7RiI/AAAAAAAAAOE/CkxrKxk4m38/s1600-h/CIMG4234.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_vrEK7RiI/AAAAAAAAAOE/CkxrKxk4m38/s320/CIMG4234.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161107221122860578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Antoine et son air dégoûté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_vr0K7RjI/AAAAAAAAAOM/dheTwdKGr1Y/s1600-h/CIMG4238.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_vr0K7RjI/AAAAAAAAAOM/dheTwdKGr1Y/s320/CIMG4238.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161107234007762482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Samedi soir, en compagnie de Lackéna, une khmère ancienne élève à PSE, Charles, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt;, Clémence, Clotilde et moi dînons au "Thaï &amp; Khmer", un resto un peu guindé où il fait un froid de gueux, du fait, comme bien souvent sous ces latitudes, d’une climatisation trop généreuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Au "Thaï &amp; Khmer", avec ma serviette en guise d'écharpe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_vtUK7RkI/AAAAAAAAAOU/69Y0Byv-3lY/s1600-h/CIMG4249.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_vtUK7RkI/AAAAAAAAAOU/69Y0Byv-3lY/s320/CIMG4249.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161107259777566274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sortie de resto. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_vt0K7RlI/AAAAAAAAAOc/9aILONdb70U/s1600-h/CIMG4250.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_vt0K7RlI/AAAAAAAAAOc/9aILONdb70U/s320/CIMG4250.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161107268367500882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, retour à la maison des coopérants pour une partie de tarot, avec saucisson et comté apportés par les parents d’Antoine et Bourgogne apporté par les parents de Philibert. C’est super. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Dimanche matin, Clémence et Clothilde quittent Phnom Penh pour Siem Reap. L’après-midi, passage avec &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; à la piscine de l’hôtel Plazza. Vue l’heure, je ne rentrerai à Kompong Cham que demain matin, de quoi profiter encore un peu de ce super week-end.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’arrête là. &lt;br /&gt;Et bien sûr : la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les hommes ne servent à rien, si ce n’est, à l’heure actuelle, à reproduire l’espèce.&lt;/span&gt;" (Michel Houellebecq). A la semaine prochaine ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Retour en arrière:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Sat.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58sF0K7RVI/AAAAAAAAAMc/y8SzmFGOurk/s1600-h/DSC02048.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58sF0K7RVI/AAAAAAAAAMc/y8SzmFGOurk/s320/DSC02048.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160892176405316946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Baignade dans le Mékong. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58sG0K7RWI/AAAAAAAAAMk/AQM3ksA-fbk/s1600-h/DSC02033.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58sG0K7RWI/AAAAAAAAAMk/AQM3ksA-fbk/s320/DSC02033.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160892193585186146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans mon bateau de fortune...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58sHUK7RXI/AAAAAAAAAMs/1Oe-EBG2j84/s1600-h/DSC02034.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58sHUK7RXI/AAAAAAAAAMs/1Oe-EBG2j84/s320/DSC02034.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160892202175120754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mon bureau: &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La porte d'entrée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t6EK7RYI/AAAAAAAAAM0/gaaM1WQZuKE/s1600-h/PICT0016.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t6EK7RYI/AAAAAAAAAM0/gaaM1WQZuKE/s320/PICT0016.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160894173565109634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mon bureau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t6kK7RZI/AAAAAAAAAM8/d-FvW57G_oM/s1600-h/PICT0019.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t6kK7RZI/AAAAAAAAAM8/d-FvW57G_oM/s320/PICT0019.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160894182155044242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le carrelage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t7EK7RaI/AAAAAAAAANE/FzObbYtuFig/s1600-h/PICT0018.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t7EK7RaI/AAAAAAAAANE/FzObbYtuFig/s320/PICT0018.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160894190744978850" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Compter les sous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t7kK7RbI/AAAAAAAAANM/7JudiDgqBK0/s1600-h/PICT0048.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t7kK7RbI/AAAAAAAAANM/7JudiDgqBK0/s320/PICT0048.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160894199334913458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hoouuuuu...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t8kK7RcI/AAAAAAAAANU/P3jDCKbi0t0/s1600-h/PICT0064.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R58t8kK7RcI/AAAAAAAAANU/P3jDCKbi0t0/s320/PICT0064.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160894216514782658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-7992112633663590588?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/7992112633663590588/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=7992112633663590588' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7992112633663590588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7992112633663590588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaines-23-24-cest-super.html' title='Semaines 23 &amp; 24 : c’est super.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R5_yEkK7RmI/AAAAAAAAAOk/z_l7agWWCvU/s72-c/DSCN3994.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-7486954606068580020</id><published>2008-01-17T05:20:00.001-08:00</published><updated>2011-09-15T06:53:45.140-07:00</updated><title type='text'>Semaine 22 : la mâchoire qui tombe.</title><content type='html'>« Bonjour à tous, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 semaines. Plein la tête. Plein les yeux. Plein le coeur : me voilà plein. Et me voilà tout court. Je me réattelle à mon clavier, en rapporteur d’aventures, poussé par le vent des souvenirs. Je m’envole quelque part sur la Terre. De haut, c’est beau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, le calme des grèves me porte. Et je poursuis ma route, sans trop d’embûches. Mon cours d’Anglais quotidien continue d’animer ma vie de bureau. Cette semaine, c’est décidé, je rétrograde ; exit les Beatles et leur "Let it be" intraduisible (ou alors ça donnerait quelque chose comme "Tok aoï avaï avaï teu tam dom’naeu" -mais pas sûr-) : je passe à la vitesse comptine pour enfants. Apparemment, c’est plus simple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; débarque à Kompong Cham. Après le déjeuner, nous voilà partis avec Primprey (avec qui je partage mon bureau), Sat (bientôt séminariste) et la fille d’une des cuisinières sur l’île d’en face, pour un après-midi plage. C’est plutôt réussi : nous tentons de nager jusqu’au pont de Kompong Cham (le seul à enjamber le Mékong cambodgien), à 1500 mètres de là, mais le courant rend nos efforts vains : le Mékong continue de se vide et ça pousse fort. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En haut du pont.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XnjPfznI/AAAAAAAAAMU/_g2g8o9JWgQ/s1600-h/DSC01985.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XnjPfznI/AAAAAAAAAMU/_g2g8o9JWgQ/s320/DSC01985.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5156436435349261938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 6 heures, nous voilà tous partis pour le dîner annuel du staff de Kompong Cham, direction un resto plutôt confortable à deux kilomètres au delà du Mékong. Chacun était chargé d’apporter un cadeau et de le déposer sur une table. À la fin du dîner (expédié en à peine une heure : les Cambodgiens n’ont pas le goût de la table, c’est le moins que l’on puisse dire), on tire un numéro et on prend le cadeau correspondant. Pour ma part, ce sera une lampe de poche, qui m’a du reste déjà été utile : l’électricité saute de temps en temps dans ces contrées. Après le dîner, nous allons prendre un pot chez l’Anglais du front de fleuve où nous retrouvons deux kinés françaises venues prendre la relève du docteur franco-nivernais dont je vous ai parlé en décembre (lire &lt;a href=" http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/12/semaine-18-au-fin-fond-des-rizires.html"&gt;ici&lt;/a&gt;). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, je réitère l’expérience &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cinéma paradiso&lt;/span&gt;, mais cette fois, c’est moi qui choisis le film en faisant fi des influences extérieures : ce sera Charlie Chaplin, qui a ce mérite de ne demander aucune traduction (du moins pour les films muets au programme) et d’être, avec ses airs de clown triste, un personnage attachant, moral et clairvoyant. Tout le monde est plié et une des spectatrices s’écrie même en avoir la mâchoire qui se décroche. Merci Monsieur Chaplin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Chaplin et Jackie Coogan, dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Kid&lt;/span&gt; (1921).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XmjPfzkI/AAAAAAAAAL8/Amy6ZS72Rp4/s1600-h/Chaplin_The_Kid.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XmjPfzkI/AAAAAAAAAL8/Amy6ZS72Rp4/s320/Chaplin_The_Kid.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5156436418169392706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà pour la semaine. C’est passé vite, comme d’habitude. Pardonnez-moi, mais je ne m’étale pas plus ce soir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’en n’oublie pas pour autant la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.&lt;/span&gt;" (Antoine de Saint-Exupéry, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Terre des hommes&lt;/span&gt;). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(autres photos)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Devant la résidence royale de Siem Reap.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XnDPfzlI/AAAAAAAAAME/-nDCHVQr4jw/s1600-h/DSC01808.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XnDPfzlI/AAAAAAAAAME/-nDCHVQr4jw/s320/DSC01808.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5156436426759327314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le petit plus : la photo transite... (toujours devant la résidence royale de Siem Reap) [&lt;span style="font-style:italic;"&gt;merci de rire&lt;/span&gt;].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XnTPfzmI/AAAAAAAAAMM/TeTEXZGR1yQ/s1600-h/DSC01811.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XnTPfzmI/AAAAAAAAAMM/TeTEXZGR1yQ/s320/DSC01811.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5156436431054294626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-7486954606068580020?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/7486954606068580020/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=7486954606068580020' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7486954606068580020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7486954606068580020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaine-22-la-mchoire-qui-tombe.html' title='Semaine 22 : la mâchoire qui tombe.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R49XnjPfznI/AAAAAAAAAMU/_g2g8o9JWgQ/s72-c/DSC01985.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-5928987957005618602</id><published>2008-01-17T05:20:00.000-08:00</published><updated>2008-02-11T19:52:35.989-08:00</updated><title type='text'>Partir avec les MEP: en voilà une idée qu’elle est bonne !</title><content type='html'>Avec déjà quelques mois de Kompong Cham dans les pattes, je m’autorise à condenser en quatre points ce qu’est &lt;a href="http://mission.mepasie.org/volontariat/partir.php"&gt;partir en mission avec les MEP&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;1) servir à quelque chose.&lt;br /&gt;2) aider les autres et l’Eglise.&lt;br /&gt;3) devenir.&lt;br /&gt;4) découvrir que le bonheur est plus simple que prévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela, deux options :&lt;br /&gt;1) Volontariat &lt;a href="http://mission.mepasie.org/volontariat/partir_courte_duree.php"&gt;courte durée&lt;/a&gt; (moins d’un an).&lt;br /&gt;2) Volontatariat &lt;a href="http://mission.mepasie.org/volontariat/partir_longue_duree.php"&gt;longue durée&lt;/a&gt; (de un à deux ans), avec le statut propre au VSI (&lt;a href=" http://www.clong-volontariat.org/php/vsi_qu_est_ce_vsi.php"&gt;Volontariat de Solidarité Internationale&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sachez-le : le volontariat, fût-ce avec les &lt;a href="http://www.mepasie.org/"&gt;MEP&lt;/a&gt;, n'a rien d'exclusif, et n'est pas réservé à une catégorie d'individus. Et si vous pensez que c'n'est pas fait pour vous, détrompez-vous : il suffit de se bouger un peu l'c.. ! Et je vous assure: ça fait du bien !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-5928987957005618602?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/5928987957005618602/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=5928987957005618602' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/5928987957005618602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/5928987957005618602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/partir-avec-les-mep-en-voil-une-ide.html' title='Partir avec les MEP: en voilà une idée qu’elle est bonne !'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-795870627590435056</id><published>2008-01-11T05:14:00.000-08:00</published><updated>2008-12-11T14:19:08.977-08:00</updated><title type='text'>Semaine 21: Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum.</title><content type='html'>« Bonjour à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais bref : le temps presse. Ma première semaine de l’année aura été assez agitée. Mardi 1er janvier, retour de Phnom Penh. Mercredi matin, je raccompagne &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; en moto à Prey Veng, à 80km au sud de Kompong Cham. C’est curieux, mais il fait un froid de gueux : 22ºC... Au guidon, face au vent, je grelotte. Le paysage défile à toute berzingue, et le Cambodge, allongé de chaque côté de la route, se repose de ses années de tourmente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Jusqu’à vendredi, vie de bureau, et cours d’Anglais à Phum Thmey, comme d’habitude. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quelques uns de mes élèves .&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;© Père François Hemelsdael.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dsdzPfzSI/AAAAAAAAAJs/n_zUmRC51lA/s1600-h/PB290001.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dsdzPfzSI/AAAAAAAAAJs/n_zUmRC51lA/s320/PB290001.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154207557776035106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dseDPfzTI/AAAAAAAAAJ0/CmcYcjDN1Uk/s1600-h/PB290002.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dseDPfzTI/AAAAAAAAAJ0/CmcYcjDN1Uk/s320/PB290002.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154207562071002418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dseTPfzUI/AAAAAAAAAJ8/JhWc6CiSuV8/s1600-h/PB290003.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dseTPfzUI/AAAAAAAAAJ8/JhWc6CiSuV8/s320/PB290003.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154207566365969730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dseTPfzVI/AAAAAAAAAKE/_fzPdufeUEQ/s1600-h/PB290004.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dseTPfzVI/AAAAAAAAAKE/_fzPdufeUEQ/s320/PB290004.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154207566365969746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dsejPfzWI/AAAAAAAAAKM/AmTqyFEwlEQ/s1600-h/PB290005.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dsejPfzWI/AAAAAAAAAKM/AmTqyFEwlEQ/s320/PB290005.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154207570660937058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtETPfzXI/AAAAAAAAAKU/okCfeKqoY0A/s1600-h/PB290006.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtETPfzXI/AAAAAAAAAKU/okCfeKqoY0A/s320/PB290006.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208219200998770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtETPfzYI/AAAAAAAAAKc/COjnJrQwXgY/s1600-h/PB290007.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtETPfzYI/AAAAAAAAAKc/COjnJrQwXgY/s320/PB290007.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208219200998786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtEjPfzZI/AAAAAAAAAKk/ZA3cXdwAjW0/s1600-h/PB290008.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtEjPfzZI/AAAAAAAAAKk/ZA3cXdwAjW0/s320/PB290008.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208223495966098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtFDPfzaI/AAAAAAAAAKs/0M_bf7bj_L4/s1600-h/PB290010.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtFDPfzaI/AAAAAAAAAKs/0M_bf7bj_L4/s320/PB290010.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208232085900706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtFDPfzbI/AAAAAAAAAK0/2FBi88FQIps/s1600-h/PB290009.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtFDPfzbI/AAAAAAAAAK0/2FBi88FQIps/s320/PB290009.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208232085900722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Jeudi, Mgr part à Phnom Penh accueillir le Cardinal Martino, venu notamment présenter le Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise (dont il est l’instigateur). Je suis pour ma part prié de venir dimanche matin à Phnom Penh pour la dédicace de la nouvelle église paroissiale de Bang Tang Poung ( ?), sous la présidence dudit cardinal. &lt;br /&gt;    En attendant, samedi, le Père François et moi avions prévu d’emmener les gamins de Phum Thmey se promener sur l’île en face de Kompong Cham, accessible ces temps-ci via un pont de bambou, et pour laquelle je vous renvoie à &lt;a href=" http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaine-20-le-chant-des-sicles.html"&gt;ma dernière chronique&lt;/a&gt;. La sortie avait des airs de bord de mer. A cette époque de l’année, le Mékong est au plus bas ou presque, et ses fonds sablonneux offrent aux badauds de pouvoir s’y sentir à la plage. Baignade pour tout le monde. Et tout le monde est ravi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le pont de bambou depuis Kompong Cham.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtmDPfzcI/AAAAAAAAAK8/x7NsI1pUj64/s1600-h/PC060021.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtmDPfzcI/AAAAAAAAAK8/x7NsI1pUj64/s320/PC060021.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208799021583810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sur le pont de bambou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtmjPfzeI/AAAAAAAAALM/s20LJl5t0nI/s1600-h/PC060043.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtmjPfzeI/AAAAAAAAALM/s20LJl5t0nI/s320/PC060043.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208807611518434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une partie de la bande.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtmjPfzfI/AAAAAAAAALU/Q-TPT-rg3y8/s1600-h/PC060023.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtmjPfzfI/AAAAAAAAALU/Q-TPT-rg3y8/s320/PC060023.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208807611518450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Seul au monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtmTPfzdI/AAAAAAAAALE/mxWw787TAIU/s1600-h/PC060037.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dtmTPfzdI/AAAAAAAAALE/mxWw787TAIU/s320/PC060037.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154208803316551122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16h : retour à l’évêché, pour, entre autres, préparer la salle de cinéma. Ce soir, je tente un truc : projeter sur un mur un film pour les jeunes des deux centres que l’Eglise tient à Kompong Cham (11 garçons et 11 filles y logent à l’année pour y poursuivre leur scolarité). J’avais mes idées pour le film, mais des influences extérieures m’ont finalement fait choisir un film qui ne casse pas des briques : « Joyeux Noël », de Christian Carion. Bon. Si l’histoire racontant le Noël partagé entre Allemands et Français sur les champs de bataille de la Marne en 1914 n’a en soi rien d’effrayant, globalement, le film n’est pas envoûtant, loin de là. Bref. N’en parlons plus. Quoiqu’il en soit, je pense retenter cette expérience aux airs de Cinema Paradiso. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Dimanche matin : départ à 5h pour Phnom Penh, avec le minibus à peu près rempli. Je conduis une bonne partie du trajet, et me tape même le boulevard Monivong, l’artère principale de la capitale cambodgienne, surchargée à cette heure-ci. Passage à la maison des coopérants où je retrouve une bonne partie de la bande, dont Antoine, Charles, Philibert et &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt;, puis direction Bang Tang Poung, à un quart d’heure à pied. Il y a foule. Pensez-vous : un cardinal... Le nonce apostolique, le vicaire apostolique, et les deux préfets apostoliques du Cambodge. Le gratin. Le Royaume a même mis à disposition de Son Eminence une voiture officielle, avec motard de tête. La veille, le Ministre des cultes l’avait reçu dans ses ors. Voilà des signes qui ne trompent pas sur la bienveillance des autorités cambodgiennes à l’endroit de l’Eglise catholique, dont la générosité n’est ici un secret pour personne. Après la messe, un déjeuner assis est servi à qui veut ou presque. Les petits plats dans les grands. Rien à redire : c’est bon. &lt;br /&gt;    Epiphanie oblige, le soir, un dîner est offert, mais cette fois-ci à l’évêché, sur Monivong boulevard. Que c’est bon ! Etrangement, rien de cambodgien dans nos assiettes. Y a-t-il eu des consignes pour le cardinal ? Bref. Ce boeuf à couper à la fourchette sur un Haut-Brion 1993 est à se lécher les babines. La galette des rois de circonstance avalée, Son Eminence fait le  tour des tables pour distribuer des images de Benoît XVI, rappelant Hubert Bonisseur de La Bath et ses images du Président Coty. Diplomate de carrière, ancien Représentant permanent du Saint-Siège à l’ONU, le Président du Conseil Pontifical Justice et Paix est fort sympathique. Sa carrure de prélat romain lui va à ravir, et sa bonhomie lui offre d’être étrangement accessible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Pardonnez-moi d’empiéter sur ma 22e semaine, mais je préfère boucler mon week-end prolongé maintenant ; le 7 janvier est ici chômé, en souvenir de la chute des Khmers Rouges en 1979, et a fortiori de l’installation des Vietnamiens dans le pays... Petit tour au marché russe, avant d’aller grignoter au Sorya, avec vue magnifique sur Phnom Penh, qui fut parait-il « la perle de l’Asie » dans les années 20. Après le déjeuner, retour en province. Et voilà. A la semaine prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce n’est point dans l’objet que réside le sens des choses, mais dans la démarche&lt;/span&gt;", Antoine de Saint-Exupéry, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Citadelle&lt;/span&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Eing, l'homme à tout faire à l'évêché.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dvqjPfzgI/AAAAAAAAALc/ORTIdRyWqXY/s1600-h/Eing.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dvqjPfzgI/AAAAAAAAALc/ORTIdRyWqXY/s320/Eing.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154211075354250754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Tieu, Tié, Tâ, Pol: les enfants des cuisinières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dvrDPfzhI/AAAAAAAAALk/94MsbkyFaO0/s1600-h/PICT0049.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dvrDPfzhI/AAAAAAAAALk/94MsbkyFaO0/s320/PICT0049.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154211083944185362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Sokheng et Sokcheat, deux des trois cuisinières de l'évêché.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dvsTPfziI/AAAAAAAAALs/dD15ffL9lIM/s1600-h/sokheng+et+sokcheat.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dvsTPfziI/AAAAAAAAALs/dD15ffL9lIM/s320/sokheng+et+sokcheat.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154211105419021858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A gauche, la porte de mon bureau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dvszPfzjI/AAAAAAAAAL0/GzMzUwmS0QY/s1600-h/PICT0053.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dvszPfzjI/AAAAAAAAAL0/GzMzUwmS0QY/s320/PICT0053.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154211114008956466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-795870627590435056?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/795870627590435056/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=795870627590435056' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/795870627590435056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/795870627590435056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaine-21-eminentissimum-ac.html' title='Semaine 21: Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R4dsdzPfzSI/AAAAAAAAAJs/n_zUmRC51lA/s72-c/PB290001.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-1903432958035542983</id><published>2008-01-04T17:34:00.000-08:00</published><updated>2011-09-15T07:03:54.002-07:00</updated><title type='text'>Semaine 20 : le chant des siècles.</title><content type='html'>« Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est minuit moins dix et je suis ici mercredi soir. Mon lit m’appelle. Il hurle dans la nuit silencieuse. Je l’envoie paître. Pour sauver mes aventures, je me laisse une fois encore porter par les mots et leur force narrative. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    J’ai beau me rappeler vous avoir dit que le Petit Jésus avait été prématuré cette année, je ne sais plus très bien où j’en étais resté. Peu importe. Si mon Noël 2007 n’aura pas eu la couleur habituelle, il aura été beau. Étrangement calme aussi. Mardi soir à Kompong Cham, la lune était pleine. Elle était belle. J’ai dîné avec Sokhim, les cuisinières et leurs enfants. Et j’ai aimé ce réveillon, loin des artifices. Je l’ai aimé : il n’avait rien d’un réveillon. Pour marquer le coup, faillant tout gâcher, j’ai distribué quelques cadeaux, avant d’aller voir le reflet de la lune dans le Mékong et de cracher au passage un Merry Christmas à l’Anglais qui tient un pub en front de fleuve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Mercredi 25, jour de Noël, cours d’Anglais à Phum Thmey, avec une chanson de circonstance et pour mes élèves un petit cadeau pour les remercier. Chaque jour, je les remercie d’être ma cure de jouvence. Je les remercie d’être mon étoile du berger. De me montrer ce chemin sur lequel je me sens un peu mieux chaque jour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 26, dans l’après-midi, l'ami &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; est arrivé de sa province voisine, et nous voilà partis visiter l’île en face de Kompong Cham. Comme chaque année à la saison sèche, ce drôle de navire est amarré à la ville par un pont de bambou épatant, démonté à la saison des pluies. Avec ses airs de Mongolie et ses champs qui rappellent la Beauce, l’île donne cette impression étrange d’être ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans les steppes insulaires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37g3DPfy9I/AAAAAAAAAHE/EpOacvroJyQ/s1600-h/DSC01791.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37g3DPfy9I/AAAAAAAAAHE/EpOacvroJyQ/s320/DSC01791.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151802260126157778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Vendredi matin, départ en bus pour Siem Reap, la ville jouxtant Angkor, à 350 km au nord-ouest de Kompong Cham. Panique : sur la route, des chiées d’autocars remplis de touristes ne nous annoncent rien qui vaille. Une halte forcée dans un bouiboui de bord de route hors de prix aura failli nous achevés. Voir tous ces ventripotents se précipiter sur tout ce qui se vend est assez déconcertant. Advienne que pourra, nous poursuivons notre route. Siem Reap, id est « Siamois vaincus », est une ville agréable, au bord d’une petite rivière et aux infrastructures touristiques hypertrophiées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La rivière à Siem Reap.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37iITPfy_I/AAAAAAAAAHU/C75eImowD4Y/s1600-h/DSC01806.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37iITPfy_I/AAAAAAAAAHU/C75eImowD4Y/s320/DSC01806.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151803655990529010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Siem Reap : le centre-ville.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jtTPfzAI/AAAAAAAAAHc/X3jnIEoYbv0/s1600-h/DSC01816.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jtTPfzAI/AAAAAAAAAHc/X3jnIEoYbv0/s320/DSC01816.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151805391157316610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le centre, à l’architecture coloniale très marquée, est bourré d’hôtels guindés et de bars branchés. Bref. C’est décidé : nous louerons un vélo pour nous déplacer et échapper ainsi à tous ces « Sir ! Sir ! Touk-touk ? » qui prennent la tête, qu’on se le dise. Du coup, après un passage trop long sur Internet (et vous saurez bientôt pourquoi), nous décidons d’aller voir le soleil se coucher dans le &lt;a href="http://gilkergu.club.fr/Asie/Cambodge/Mekong_Tonle_Sap/Mekong_Tonle_Sap1.htm"&gt;Tonlé Sap&lt;/a&gt;, le lac immense, sorte de mer intérieure, qui se remplit puis se vide chaque année avec les eaux du Mékong et dont j’ai déjà parlé. Ceci dit, je viens de le dire, nous sommes restés trop longtemps sur Internet. Du coup, le temps d’avaler les sept kilomètres qui séparent la ville du lac, nous arrivons là-bas à la nuit noire. Mais ça ne fait rien. Bien au contraire. Tous les touristes se sont barrés, et nous nous mettons à faire les troubadours dans le village étalé de part et d’autre d’une sorte de digue qui s’enfonce dans la nuit. Nous chantons sous les yeux étonnés des villageois qui vivent ici dans des conditions plutôt spartiates. Sur la route du retour, une guinguette endormie nous tend les bras. Nous nous avachissons dans des hamacs et y buvons quelques binouzes. Ô que c’est simple quand on y pense ! Bref. Il est l’heure de repartir, retrouver Siem Reap et ses vacanciers en escale. Vers minuit, nous nous trouvons une guest house où un vieux lourd éméché nous offre à boire de l’infâme alcool de riz. Au dodo : le nuit sera courte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Samedi matin : lever 5 h, direction Angkor. 6 km de vélo dans la nuit finissante, le long d’une route luxueuse, déjà presque bondée : bus, touk-touks et autres taxis foncent vers Angkor. C’est vraiment pas terrible. Enfin bref. Après un passage au péage digne de Saint-Arnoult où le dollar est plus cher que partout ailleurs, nous arrivons à Angkor Vat, le grand temple d’Angkor. Rassurez-vous, je ne vous ferai ni l’historique d’Angkor (dont je ne sais d’ailleurs à peu près rien) ni la longue liste des rois qui l’ont bâtie, de Jayarvaman II qui régna de 802 à 850 pour le plus premier, à Jayavarman Paramesvara qui régna au milieu du XIVe siècle pour le dernier. Quoiqu’il en soit, sachez qu’Angkor Vat doit être un des sites unesciens où les touristes arrivent le plus tôt. Dès six heures moins dix, des troupeaux entiers de bipèdes appareillés attendent l'astre du jour. Affolés, nous nous sommes engouffrés dans le temple lui-même, alors que tous attendaient, au loin, de voir Monsieur Soleil s’étirer sur ce spectre de pierres vieux de près de 900 ans. Dans ces antres de grès et de latérite, la magie du lieu a repris sa place. Le temple pour nous seuls. Sous les derniers rayons de lune, la pierre grisonnante nous a donné tout ce qu’elle avait : le poids de âges, le silence, et la mélancolie. Angkor a ça dans le bide : abandonnée après son apogée, elle s’est laissée envahir par le temps, loin des Hommes et de leur vaine volonté. Éparpillés sur un territoire de plusieurs milliers d’hectares, les temples d’Angkor (Angkor Vat n’en est que le plus connu) ont l’air d’avoir fait bon ménage avec les siècles. Ils se sont embellis même, et les fromagers eux-mêmes n’ont pas résisté à leur charme. Au plus près, ils les enlacent, glissant leurs racines dans leurs formes affriolantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sous toutes les coutures, dans les ruines angkoriennes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jwTPfzBI/AAAAAAAAAHk/WZeqZ2tCslE/s1600-h/DSC01832.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jwTPfzBI/AAAAAAAAAHk/WZeqZ2tCslE/s320/DSC01832.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151805442696924178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jwzPfzCI/AAAAAAAAAHs/CDuD6XXeMME/s1600-h/DSC01833.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jwzPfzCI/AAAAAAAAAHs/CDuD6XXeMME/s320/DSC01833.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151805451286858786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jyTPfzDI/AAAAAAAAAH0/0ZT94c5Ax6g/s1600-h/DSC01839.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jyTPfzDI/AAAAAAAAAH0/0ZT94c5Ax6g/s320/DSC01839.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151805477056662578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jzDPfzEI/AAAAAAAAAH8/IHFmXphOwIs/s1600-h/DSC01847.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37jzDPfzEI/AAAAAAAAAH8/IHFmXphOwIs/s320/DSC01847.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151805489941564482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lPTPfzFI/AAAAAAAAAIE/3wx70uwB9Hw/s1600-h/DSC01853.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lPTPfzFI/AAAAAAAAAIE/3wx70uwB9Hw/s320/DSC01853.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151807074784496722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lPzPfzGI/AAAAAAAAAIM/yd3LVDOGmo8/s1600-h/DSC01848.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lPzPfzGI/AAAAAAAAAIM/yd3LVDOGmo8/s320/DSC01848.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151807083374431330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lQTPfzHI/AAAAAAAAAIU/M8rm7lBj3cQ/s1600-h/DSC01899.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lQTPfzHI/AAAAAAAAAIU/M8rm7lBj3cQ/s320/DSC01899.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151807091964365938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lRDPfzII/AAAAAAAAAIc/Drfi4MdUBaE/s1600-h/DSC01907.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lRDPfzII/AAAAAAAAAIc/Drfi4MdUBaE/s320/DSC01907.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151807104849267842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lRTPfzJI/AAAAAAAAAIk/Rf1N0HBh770/s1600-h/DSC01947.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37lRTPfzJI/AAAAAAAAAIk/Rf1N0HBh770/s320/DSC01947.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151807109144235154" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mNzPfzKI/AAAAAAAAAIs/GXQit9QSMOQ/s1600-h/DSC01927.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mNzPfzKI/AAAAAAAAAIs/GXQit9QSMOQ/s320/DSC01927.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151808148526320802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mOTPfzLI/AAAAAAAAAI0/bfm2dtqJaIs/s1600-h/DSC01929.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mOTPfzLI/AAAAAAAAAI0/bfm2dtqJaIs/s320/DSC01929.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151808157116255410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un palmier angkorien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mOjPfzMI/AAAAAAAAAI8/dYOavYd3xkY/s1600-h/DSC01855.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mOjPfzMI/AAAAAAAAAI8/dYOavYd3xkY/s320/DSC01855.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151808161411222722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans le ventre d'un fromager.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mPDPfzNI/AAAAAAAAAJE/n8GrGYcm0Lc/s1600-h/DSC01891.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mPDPfzNI/AAAAAAAAAJE/n8GrGYcm0Lc/s320/DSC01891.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151808170001157330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     À vélo, on profite autrement du lieu. On s’enfonce dans la jungle à son gré. Le Lonely Planet a beau dire que faire Angkor en une journée est un sacrilège, je conseillerais bien à tous de faire comme nous : se laisser porter par le site plutôt que par les guides, ne fût-ce qu’une journée, est délicieux. Redécouverte en 1860, Angkor n’a pas depuis livré tous ses secrets. Dans ces conditions, on ne me fera pas croire que trois jours suffiront à des touristes ignares pour digérer le site. Et si la baignade dans le Srah Srang et la sieste à l’ombre du Banteay Kdey  sont des sacrilèges, alors vive les sacrilèges !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Baignade.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mPTPfzOI/AAAAAAAAAJM/n0cCVRX7Blc/s1600-h/DSC01939.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37mPTPfzOI/AAAAAAAAAJM/n0cCVRX7Blc/s320/DSC01939.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151808174296124642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À trois heures de l’après-midi, c’en est assez. Nous voilà sur le retour, via la route de l’aéroport, bordée de lampadaires dernier cri. Assoiffés, nous nous attablons dans une gargote où l’on ne tarde pas à nous proposer filles et autre fumerie. « Les Cambodgiens sont absolument charmants ». Le soir, nous nous posons dans un bar d’Occidentaux, avant d’aller faire dodo dans une guest house: demain, départ pour Phnom Penh. &lt;br /&gt;[temps qui passe]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon cette fois-ci, il est 23h20, et nous sommes jeudi soir. Je reprends donc où j’en étais resté hier. Dimanche, Madame Penh nous reçoit une fois encore comme des princes. Un petit tour au Sorya, le centre commercial hypermoderne, l’histoire de se mettre quelque chose sous la dent et de grimper à son dernier étage pour y voir la ville de haut. D’ici, le Psar Thmey est encore plus délirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Psar Thmey de haut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37oSzPfzPI/AAAAAAAAAJU/FXgSXRKXnGU/s1600-h/DSC01979.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37oSzPfzPI/AAAAAAAAAJU/FXgSXRKXnGU/s320/DSC01979.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151810433448922354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voilà bientôt de retour à la maison des coopérants, où nous retrouvons notre bon Charles, séminariste à Issy-les-Moulineaux et resté seul ce week-end. Pas pour longtemps. Voilà Antoine qui débarque avec toute sa famille, venue passer quelques jours au Cambodge. Après une visite à la maison des PIME (Pontificio Istituto Missioni Estere) et une incruste chez Rémi et Marie, direction les quais du Tonlé Sap et sa vie nocturne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi matin : visite du Vat Ounalom, le siège du patriarcat bouddhiste du Cambodge, à deux pas du Palais Royal, et où est conservé un cil du Bouddha. Nous nous y faisons ouvrir une porte conduisant à la précieuse relique dont on ne voit en fait rien : une statue du Bouddha a été coulée autour. L’achar (sorte de gardien du temple) ne tarde pas à venir nous asperger d’eau bénite et à nous gratter le creux de la main en psalmodiant je ne sais quoi. Une vraie expérience, aussi transite fût-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La statue-reliquaire du cil du Bouddha.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37oXzPfzRI/AAAAAAAAAJk/TxXrlSfEBIM/s1600-h/DSC01971.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37oXzPfzRI/AAAAAAAAAJk/TxXrlSfEBIM/s320/DSC01971.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151810519348268306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour enterrer 2007, réveillon au foie gras avec la famille d’Antoine et deux amies khmères à la maison des coopérants. Pour le passage à 2008, une descente de volontaires MEP s’opère au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Elsewhere&lt;/span&gt;, un repère de noctambules à l’allure de villa d’expat’, avec jardin, piscine et tout le tralala. Three. Two. One. Happy new year ; puis passage sur les quais du Tonlé Sap. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, 2008 me fout un léger coup de blues. Mais puisqu’il faut se prêter au jeu tourmentant des voeux, je vous souhaite à tous justice, tempérance, prudence, et force pour cette année, qui n’est jamais que la dernière de la prochaine. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Dimitri. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37oWTPfzQI/AAAAAAAAAJc/F27Fv8UJhFY/s1600-h/DSC01980.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37oWTPfzQI/AAAAAAAAAJc/F27Fv8UJhFY/s320/DSC01980.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151810493578464514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrête là mes élucubrations, de peur de m’y perdre.  &lt;br /&gt;La pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les enfants doivent être indulgents envers les grandes personnes&lt;/span&gt;", Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-1903432958035542983?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/1903432958035542983/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=1903432958035542983' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/1903432958035542983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/1903432958035542983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2008/01/semaine-20-le-chant-des-sicles.html' title='Semaine 20 : le chant des siècles.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R37g3DPfy9I/AAAAAAAAAHE/EpOacvroJyQ/s72-c/DSC01791.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-4700949354850373042</id><published>2007-12-21T23:58:00.001-08:00</published><updated>2008-12-11T14:19:16.447-08:00</updated><title type='text'>Semaine 18 : au fin fond des rizières.</title><content type='html'>« Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà samedi ! Joyeux Noël à tous ! Ici, c’est Noël avant l’heure. Pays bouddhiste oblige, le 25 décembre est à peu près inconnu au bataillon. Du coup, chacun s’adapte comme il peut, et les messes de la nativité commencent aujourd’hui. Je dis "les messes" parce qu’il y a plusieurs villages à couvrir, et donc plusieurs messes. Mgr est parti dans ses provinces habituelles, et ne reviendra qu’en fin de semaine prochaine. Une semaine sur les routes cambodgiennes à fêter Noël avec différentes communautés. Le Père Vogin, vicaire général, prend en charge Kompong Cham (dont il est d’ailleurs curé), pendant que le Père François Hemelsdael et moi allons à Phum Thmey cet après-midi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’église de Phum Thmey, à la saison des pluies, et avant la construction de la salle paroissiale (où je donne mes cours d’Anglais).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2zEMjPfy7I/AAAAAAAAAG0/a-tciZkK8Ak/s1600-h/HPIM0077.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2zEMjPfy7I/AAAAAAAAAG0/a-tciZkK8Ak/s320/HPIM0077.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146704194075347890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’église de Phum Thmey aujourd’hui.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2zEMzPfy8I/AAAAAAAAAG8/Hj76ccbl86M/s1600-h/PB231078.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2zEMzPfy8I/AAAAAAAAAG8/Hj76ccbl86M/s320/PB231078.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146704198370315202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Mon premier Noël extra-familial. Mon premier Noël à l’étranger. Mon premier Noël sous 30°C. Combien sont loin les vitrines du Boulevard Haussmann ! Si quelques églises évangéliques (il y en a 17, rien qu’à Kompong Cham !) ont bariolé leur portail de guirlandes clignotantes, ça ne va guère plus loin. Au siège de la préfecture apostolique, nous avons décoré le jardin, et décalé la messe d’une journée pour cause de mariage juste à côté qui risquait de déclencher une guerre sonore. Bref : un Noël intertropical, à la khmère chez les Khmers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;    Mais que vous dire de ma dix-huitième semaine, puisque je suis là pour ça ? Le climat cambodgien nous offre ces temps-ci de profiter des plus belles journées de l’année : soleil généreux, température idéale, peu de vent. Le Cambodge en est à son apogée climatique. Le Cambodge est un beau pays. Et Kompong Cham me dévoile peu à peu des charmes insoupçonnés. A force de la parcourir, je finis presque par m’y croire en ville. Construite par les Français, elle dessine un hémicycle au bord du Mékong, avec au perchoir la résidence du Gouverneur, maison de style Louis XVI, aujourd’hui siège du conseil provincial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    J’empiète sur ma chronique de la semaine prochaine, mais je dois vous raconter combien le monde est petit. La semaine dernière déjà j’avais essayé de trouver quelque part dans Kompong Cham un médecin français sur lequel un article était paru dans le Journal du Centre d’il y a quinze jours (suis-je clair ?). Peut-être vous demandez-vous si je lis régulièrement sous mes latitudes ce journal régional français ? Il n’en est rien. Simplement, j’ai mes informateurs, à savoir mes parents, qui lisent ce canard quand ils sont dans la Nièvre. Quid de cet article ? Il y était dit que ce médecin venait pour un mois former des kinés à l’hôpital de Kompong Cham ; de quoi me donner l’envie de le rencontrer. J’ai donc fini par le trouver, en compagnie de sa femme. Non seulement il sont très sympas, mais en plus il habitent Donzy, charmante bourgade nivernaise d’où est originaire mon grand-père maternel, et où j’ai passé et continue de passer une partie de mes vacances ! Vous auriez vu sa tête quand, cash, je lui est sorti quelque chose du genre : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour docteur. Ravi de vous trouver enfin, je me présente patati patata, et j’ai vu un article sur vous dans le Journal du Centre de la semaine dernière&lt;/span&gt;". Bref. Je ne sais plus si c’est le monde qui est petit, la France qui est grande, ou Donzy qui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vous avez raison : revenons à la dix-huitième semaine. Les jours ouvrables, hormis un concert promotionnel au stade municipal financé par Honda, rien de particulier. En revanche, je m’étalerais volontiers davantage sur samedi, journée un peu plus agitée. &lt;br /&gt;Avec d’autres, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; et Antoine ont débarqué à Kompong Cham ; l’après-midi, nous avions prévu d'aller visiter les missions du Père Ponchaud, à une quarantaine de kilomètres de là. Le Père Ponchaud est un sacré bonhomme. Arrivé au Cambodge en 1965, il est des étrangers qui connaissent le mieux l’Histoire et la langue khmères (il y a peu, lorsque Hun Sen rendit visite à Chirac, c’était lui l’interprète). Hormis un travail de titan sur le terrain, le Père Ponchaud est reconnu comme celui qui a révélé au monde le génocide des Khmers Rouges. Et pour cause : dès l’été 1976, il se prit à écrire "Cambodge année zéro", ouvrage dans lequel il décrit, à partir de témoignages de réfugiés et de radio Phnom Penh, ce qu’il en est réellement de la vie au Cambodge sous le nouveau régime, jusque là plutôt bien accueilli par une partie de l’intelligentsia occidentale. Le livre, paru en 1977, est encore en vente aujourd’hui sur la plupart des marchés cambodgiens ; nombreux sont les vendeurs à la sauvette qui le proposent parmi de rares autres, dont celui, à succès également, de François Bizot, "Le Portail".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Les missions du Père Ponchaud sont au bout du monde. Des kilomètres de pistes. Des nids-de-poule par centaines. De la poussière à couper au couteau. Des paysages à couper le souffle. Au garde-à-vous dans les rizières, les palmiers à sucre y dressent leurs silhouettes élancées et chevelues. Là, au milieu de nulle part, surgit un village et sa mission. Soutien scolaire, construction d’écoles ou de salles de classe, travaux d’irrigation et d’agriculture, creusement de réserves d’eau : autant d’ingrédients, en plus de l’animation spirituelle, qui montrent que l’Eglise a bien les pieds sur terre, et met le paquet sur l’éducation et le développement. Les missionnaires se mettent ici au service des autres, dans des coins dont tout le monde se fout ; c’est précisément cela qui me fait dire que même en dehors de considérations religieuses, l’Eglise est une institution valeureuse. Elle est une Internationale qui tient la route. Son modèle organisationnel a beau agacer certains ou susciter la méfiance et la suspicion, il lui offre une grande marge de liberté et ainsi de pouvoir oeuvrer partout, au service des autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"[...] &lt;span style="font-style:italic;"&gt;au terme de mon propos, et à quelques jours de cette fête de Noël qui est toujours un moment où l’on se recentre sur ce qui est le plus cher dans sa vie, je voudrais me tourner vers ceux d’entre vous qui sont engagés dans les congrégations, auprès de la Curie, dans le sacerdoce et l’épiscopat ou qui suivent actuellement leur formation de séminariste. Je voudrais vous dire très simplement les sentiments que m’inspirent vos choix de vie. Je mesure les sacrifices que représente une vie toute entière consacrée au service de Dieu et des autres. Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves. &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce que je veux vous dire ce soir,&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style:italic;"&gt;c’est l’importance que j’attache à ce que vous faites et à ce que vous êtes. Votre contribution à l’action caritative, à la défense des droits de l’homme et de la dignité humaine, au dialogue inter-religieux, à la formation des intelligences et des cœurs, à la réflexion éthique et philosophique, est majeure. Elle est enracinée dans&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style:italic;"&gt;une diversité souvent insoupçonnée, tout comme elle se déploie à travers le monde. Je veux saluer notamment nos congrégations, les Pères du Saint-Esprit, les Pères Blancs et les Sœurs Blanches, les fils et filles de la charité, les franciscains missionnaires, les jésuites, les dominicains,&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style:italic;"&gt;toutes ces communautés, qui, dans le monde entier, soutiennent, soignent, forment, accompagnent, consolent leur prochain dans la détresse morale ou matérielle. En donnant &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-style:italic;"&gt;dans le monde le témoignage d’une vie donnée aux autres et comblée par l’expérience de Dieu, vous créez de l’espérance et vous faites grandir des sentiments nobles.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Vous l’aurez compris, ces mots ne sont pas les miens. Ils sont ceux de Nicolas Sarkozy, jeudi dernier, au Palais du Latran, lors de son entrée dans le chapitre de la cathédrale romaine. Comme je n’en pense pas moins, je rends hommage à notre loulou national d’avoir eu l’audace de les sortir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Je m’arrête là. Une précision : je ne garantis pas de vous rejoindre la semaine prochaine: je pars vendredi matin, direction Angkor et 2008 ! Ceci dit, vous en savez déjà pas mal sur ma dix-neuvième semaine qui est presque finie. Quoiqu'il en soit, je ne vous oublie pas, et tâche de m’y remettre dès janvier. D’ici là, je vous souhaite un bon Noël, en famille ou ailleurs ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quand il y a du riz qui moisit dans la cuisine, il y a un pauvre qui meurt de faim à la porte&lt;/span&gt;" (proverbe chinois).  »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-4700949354850373042?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/4700949354850373042/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=4700949354850373042' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/4700949354850373042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/4700949354850373042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/12/semaine-18-au-fin-fond-des-rizires.html' title='Semaine 18 : au fin fond des rizières.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2zEMjPfy7I/AAAAAAAAAG0/a-tciZkK8Ak/s72-c/HPIM0077.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-1191059182414321907</id><published>2007-12-14T05:33:00.000-08:00</published><updated>2008-12-11T14:19:17.248-08:00</updated><title type='text'>Semaine 17 : j’ai passé la cinquième.</title><content type='html'>(blabla)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix-sept semaines. Cent dix-neuf jours. En comptant mon premier week-end, jusque là oublié, on arrive à cent vingt-et-un jours, soit un tiers d’année. Un tiers d’année passé entre le 10°30 et le 12° de latitude Nord, quelque part, aux alentours du 105° Est. Si loin. Si différent. Si enrichissant aussi. Me croira-t-on si je dis que je me suis enrichi ? Et pourtant, il faut me croire : la khméritude est une expérience enrichissante. Dix-sept semaines passées quelque part sur la Terre, sur notre belle planète. Quatre mois au bord du Mékong, le fleuve nourricier de l’Asie. Cent vingt-et-un jours au Cambodge, un pays qui se réveille peu à peu de son Histoire meurtrie par les caprices des Hommes. &lt;br /&gt;Et voilà que ce soir, je me prends une fois encore au jeu des doigts qui courent. Nous sommes mercredi soir, et il règne un calme plat à Kompong Cham, presque inhabituel. Les touches s’enfoncent une à une, perçant la nuit de leur bruit sec et court. C’est le bruit de mon aventure qui galope. Au loin, elle se rapproche. Au loin, elle prend forme. Les mots s’y accrochent peu à peu, et plus elle avance, plus je me la rappelle. À l’instar de beaucoup d’autres, cette dix-septième semaine fut en somme plutôt calme. En grande partie, je l’ai passée entre mon bureau partagé de Kompong Cham et l’église de Phum Thmey, où je continue de faire le prof d’Anglais tous les jours à 4 heures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     J’aime ce cours d’Anglais. J’aime la piste qui m’y mène et ses paysages quasi-spirituels. J’aime ces moutards de villages avachis par terre à essayer d’écrire, de répéter, et de comprendre. J’aime ce cours d’Anglais : c’est ma cure de jouvence quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Pendant ce temps, tel un Mékong se vidant de ses eaux estivales, le temps continue de couler à vive allure, emportant dans ses eaux déchaînées les heures dont j’aurais parfois tant besoin. Aussi, sans même s’arrêter un instant, ce temps qui passe me conduit à samedi, journée qu’il me faut vous raconter un peu plus en détails. Première chose : aller au marché, acheter de quoi dîner ; ce soir, je suis de cuisine: "&lt;em&gt;kniom tfeu mohob baraing&lt;/em&gt;". Légumes, fruits, viandes, lait, oeufs, et j’en passe. D’emblée, je mets la main à la pâte à crêpes, qu’il convient parait-il de faire reposer. Ensuite, le Père François (le nouveau) et moi avions prévu de courte date d’emmener les gamins de Phum Thmey à Chup, la plantation d’hévéas dont je vous ai presque maintes fois déjà parlé. Croirez-vous que je fais tout le temps la même chose ? Chup, chup et rechup ? S’il est vrai que Chup a effectivement des airs de ter repetita, j’y reviens, les plantations d’hévéas sont comme le pain à table : on ne s’en lasse pas. Ces forêts dessinées par les hommes ont beau être rectilignes à perte de vue, elles n’en demeurent pas moins envoûtantes et sublimes. Pour ce qui est de la sortie, rendez-vous fixé à 11 h devant l’église, après avoir embarqué la novice de Kompong Cham, et Lokta, le gardien de l’évêché qui a travaillé longtemps à Chup, ravi de jouer le guide le temps d’une journée. &lt;br /&gt;Avec seize enfants d’attaque, nous voilà vingt dans le van du diocèse, direction l’usine de caoutchouc, à une trentaine de kilomètres au-delà du Mékong; en chemin, nous nous arrêtons déjeuner dans un bouiboui de bord de route (voir ci-dessous).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La grande tablée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2KK8zPfy3I/AAAAAAAAAGU/0YcigH1xlBM/s1600-h/PB080070.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2KK8zPfy3I/AAAAAAAAAGU/0YcigH1xlBM/s320/PB080070.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143826501562518386" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lokta, notre guide, en plein exercice.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2KK9DPfy5I/AAAAAAAAAGk/lDvWMJ3Y9B0/s1600-h/PB080097.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2KK9DPfy5I/AAAAAAAAAGk/lDvWMJ3Y9B0/s320/PB080097.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143826505857485714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu habitués aux sorties culturelles, les gamins semblent avoir apprécié la visite. En fin de chaîne de production, nous avons fait la connaissance de Monsieur Yeung, le directeur, qui parle un Français excellent. C’est ainsi que j’ai pu en apprendre un peu plus sur Chup, qui n’a décidément pas fini de me dévoiler ses secrets. Contrairement à ce qu’un premier informateur m’avait dit (et dont je m’étais fait le rapporteur dans je ne sais quelle chronique précédente), Chup totalise non pas 6000 hectares, mais 22735, dont environ 40% sont en permanence exploités. Elle n’en demeure pas moins la plus grande plantation du Royaume. Aujourd’hui propriété de l’Etat, elle a été fondée en 1922 par les Français. Si tout ou partie des machines a été changée depuis, la moitié de l’usine et de ses installations date de cette époque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Après la visite, nous voilà repartis, direction les abîmes forestiers, où nous nous immergeons un peu avant de repartir. Cette fois-ci, je prends le volant, et, après quelques hésitations, passe bientôt la cinquième. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En voiture Simone !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2KK9DPfy4I/AAAAAAAAAGc/GxiGLPOQjh8/s1600-h/PB080081.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2KK9DPfy4I/AAAAAAAAAGc/GxiGLPOQjh8/s320/PB080081.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143826505857485698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joies simples ou non, je redécouvre avec plaisir les sensations presque oubliées de la conduite. Je roule à la cambodgienne, doublant sur coups de klaxon et de voitures en face. Avec ses enfants qui traversent, ses chiens avachis, ses vaches qui surgissent, ses poules affolées, ses nuages de poussières et ses cabosses tape-cul, la piste de Phum Thmey a des airs de piste noire. Je plane au bout du monde, au volant d’un vaisseau qui crache une fumée de poussière. Retour finalement sans encombre, avant de me mettre aux fourneaux. Ah les joies de la popote ! Au menu : poêlée paysanne, crêpes, salades et bananes frites. Riz y es-tu ? M’entends-tu ? Que fais-tu ? "Je suis au placard". Ah ça non jamais ! Un Khmer mange du riz à tous les repas ! Et voilà Sokchear la cuisinière, à l’affût, qui fait cuire du riz, monopolisant un feu au passage. La guerre des fourneaux a éclaté. La voilà qui point son nez au milieu des épluchures et des crêpes en couveuse. Il n'empêche: vu la plâtrée en composition, le riz sera ajourné (ou alors mangé en cachette dans un coin). Au dodo tout le monde, la digestion ne sera pas facile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche matin, après la messe de 7 h (trop tôt j’en conviens), direction un village de brousse, pour y distraire quelques bambins hilares, et leur couper les ongles (pas hilares du tout). &lt;br /&gt;Et voilà : à peu de choses près la semaine s’achève. Avant de m'arrêter là, j'aimerais reprendre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Soleils couchants&lt;/span&gt;, un poème tombé entre mes mains un peu par hasard ; Verlaine y parle d'un paysage qui ressemble étrangement à celui que je traverse tous les soirs, au guidon de ma bécane:&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Une aube affaiblie&lt;br /&gt;Verse par les champs&lt;br /&gt;La mélancolie&lt;br /&gt;Des soleils couchants.&lt;br /&gt;La mélancolie&lt;br /&gt;Berce des doux chants&lt;br /&gt;Mon coeur qui s’oublie&lt;br /&gt;Aux soleils couchants,&lt;br /&gt;Et d’étranges rêves, &lt;br /&gt;Comme des soleils&lt;br /&gt;Couchants sur les grèves,&lt;br /&gt;Fantômes vermeils,&lt;br /&gt;Défilent sans trêves,&lt;br /&gt;Défilent, pareils, &lt;br /&gt;À des grands soleils&lt;br /&gt;Couchants sur les grèves.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien sûr, la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est joli, la poussière, c’est la poudre de riz des choses&lt;/span&gt;" (Natalie Clifford Barney). A la semaine prochaine ! »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-1191059182414321907?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/1191059182414321907/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=1191059182414321907' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/1191059182414321907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/1191059182414321907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/12/semaine-17-jai-pass-la-cinquime.html' title='Semaine 17 : j’ai passé la cinquième.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R2KK8zPfy3I/AAAAAAAAAGU/0YcigH1xlBM/s72-c/PB080070.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-8632936519256528075</id><published>2007-12-06T05:35:00.000-08:00</published><updated>2011-09-14T08:31:49.622-07:00</updated><title type='text'>Semaine 16 : le charnier et la fleur.</title><content type='html'>« Bonsoir à tous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je dis "bonsoir" car précisément, ici, nous sommes mercredi soir, et je réponds une fois encore à l’appel de mon clavier. Que de bruit ce soir ! Il y a un mariage ou je ne sais quoi à côté, et ça hurle. Visiblement, les gens qui reçoivent ont de l’argent car jamais de mémoire d’homme il n’y avait eu autant de bruit dans la rue. Jamais aussi il n’y avait eu autant de voitures garées. Et quelles voitures ! Des Chevrolet, des grosses cylindrées, des coupées, des pick-up dernier cri. Peut-être est-ce la suite du mariage de la nièce du gouverneur de la province qui a eu lieu le mois dernier dans les mêmes conditions et au même endroit. Et comme le gouverneur se trouve être le frère de Hun Sen, Premier ministre depuis 1985 (ce qui, vous vous en doutez, lui a laissé le temps d’enrichir son clan), ça tombe plutôt bien pour sa nièce; on comprend dès lors pourquoi la police et l’armée ont été appelées à la rescousse. Ainsi, il y a peu, ce mariage donnait à la rue de l’évêché des airs de Boulevard Malesherbes au passage de Poutine. Bref. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Malgré les basses qui me cassent les oreilles, je vais tâcher de vous raconter ma semaine dernière, la seizième de ma vie cambodgienne. Lundi, mardi, mercredi, jeudi : rien de spécial. Comme d’habitude, je n’ai pas pris le temps de voir passer le temps. A noter, simplement, le passage de deux frères de la communauté de Taizé, à l’occasion d’une grande prière à la mode de Bourgogne organisée à Koh Roka mercredi, et poursuivie à Phnom Penh jeudi. Je suis surpris de l’aura qu’a Taizé ici-bas : certains s’étonnent même que je ne connaisse pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Vendredi, &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; est arrivé pour prendre le petit-déjeuner, après avoir passé une partie de la nuit à l’hôpital de Kompong Cham où il avait accompagné en catastrophe une soeur de Prey Veng (le bled où il est basé) prise de maux de ventre inquiétants vers trois heures du matin (pas de panique : il s’agissait d’une simple colique, fût-elle néphrétique !). Beurre Président et pain frais de la table de Monseigneur avalés, et nous voilà partis pour Phnom Penh en bus. Arrivés là-bas, nous passons grignoter au &lt;a href="http://www.phnom-penh.biz/web/pp/annuaire.nsf/webpages/sorya.html"&gt;Sorya&lt;/a&gt;, le centre commercial façon occidentale dont je vous ai déjà parlé et où l’on peut manger autre chose que du riz. Ensuite, installation pour deux jours à la maison des coopérants où nous retrouvons une bonne partie de nos compères MEP. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     17 heures : partage d’Evangile mensuel, suivi de la messe. L’exercice du partage d’Evangile, grande nouveauté pour moi, est l’occasion d’aller un peu en profondeur dans cette petite flamme qui nous anime ou nous interroge tous plus ou moins, et que l’on appelle la foi. Après la messe : pizzas party, avant que Dimitri et moi décidions d’aller nous rendre compte sur le terrain d’une autre réalité cambodgienne : la prostitution. &lt;br /&gt;     Je sens d’ici le petit effet que cette aventure d’un soir vous cause. Je vous sens saisi par la stupeur et la consternation (à moins, bien sûr, qu’il ne vous en faille plus !). Mais rassurez-vous : l’adresse est dans le Guide du Routard (pardon si ça ne vous dit rien qui vaille). Il s’agit d’un bar à ciel ouvert, à deux pas de Mao Tsé Tong boulevard, qui se la joue simili-chic, et répond au doux nom de &lt;em&gt;Martini club&lt;/em&gt;. Là, sur fond d’ambiance à peine calfeutrée et de film grand public projeté en 4x3 sur un mur, c’est assez pathétique : une tripotée de Blancs vient acheter de pauvres filles qui n’ont à vendre que leur corps. Mon Dieu que le monde est triste quand il s’y met ! Rassurez-vous toujours : les charmes aguicheurs des maîtresses de maisons n’auront pas eu raison de notre conscience avant que nous ne quittions les lieux, direction le &lt;em&gt;Memphis&lt;/em&gt;, un club-bar d’expats autrement plus bon enfant situé à deux pas du Palais royal. Au programme : années 80 à la sono, et quelques binouzes à la main. Voilà de quoi bien dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Samedi matin, le fidèle &lt;a href="http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; et moi partons à moto, direction Choeng Ek, mémorial du génocide Khmer Rouge, situé à douze kilomètres au sud de Phnom Penh. C’est là que bon nombre de prisonniers ont été massacrés entre 1975 et 1979. Ou plutôt : c’est là qu’une bande de barbares écervelés s’est adonnée au pire pendant les quatre années qu’elle a eu le pouvoir. Je vous passe les détails, mais l’image de ces fosses à peine vidées des centaines de cadavres qu’elles contenaient ou de cet arbre contre lequel les bourreaux s’amusaient à éclater la tête des enfants tenus par les pieds donnent une réelle consistance à un crime jusque là lu sur le papier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Représentation de la scène de l’arbre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jtOOd_ELI/AAAAAAAAAE0/sYB7Fba8M7g/s1600-h/tete.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jtOOd_ELI/AAAAAAAAAE0/sYB7Fba8M7g/s320/tete.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141119803301236914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En méditation devant l’arbre (qui a bien changé je vous l’accorde !).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gDOud_EFI/AAAAAAAAAEE/mLEK25Wtzac/s1600-h/arbre.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gDOud_EFI/AAAAAAAAAEE/mLEK25Wtzac/s320/arbre.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140862526170271826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scène de torture à Choeng Ek.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gAWud_EAI/AAAAAAAAADc/t-0DJ97WSuo/s1600-h/fosse.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gAWud_EAI/AAAAAAAAADc/t-0DJ97WSuo/s320/fosse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140859365074341890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     A l’époque, les installations de ce camp de la mort étaient à peu près réduites à rien : les prisonniers n’y passaient pas plus d’une nuit vivants, et ne nécessitaient donc aucun aménagement particulier...  Autant vous dire qu’aujourd’hui il ne reste pour ainsi dire rien du peu qu’il y avait. Seuls quelques maigres panneaux donnent une idée de ce que furent les derniers instants de ces milliers de martyrs. Je me permets d’ailleurs de vous en raconter un, un peu à part sous une sorte de kiosque, et qui montre combien l’historiographie cambodgienne, pour l’heure en plein chantier, a encore besoin de temps et de travail sur soi. Il s’agit d’un texte assez long, présentant avec des mots bien à lui le génocide. Aussi y apprend-on que, je cite, le crime des Khmers Rouges fut "plus cruel que celui orchestré en Europe par les Fascistes de Hitler" (sic). Plus bas, l’auteur semble s’étonner que ces bourreaux aient pu avoir un visage humain, et qui plus est khmer : "ils avaient des visages de Khmers, mais c’étaient des monstres". Enfin, dans un élan nationaliste à peine camouflé, et relevant à juste titre le fait que ce génocide est d’autant plus absurde qu’il a été celui des Khmers par les Khmers eux-mêmes, le texte expire sur une phrase du genre : "ils ont même voulu détruire Angkor qui est la plus belle vitrine de la belle, grande et puissante nation khmère". &lt;span style="font-style:italic;"&gt;No comment&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un panneau à Choeng Ek.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gDPOd_EHI/AAAAAAAAAEU/8RurMXTXYes/s1600-h/panneau.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gDPOd_EHI/AAAAAAAAAEU/8RurMXTXYes/s320/panneau.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140862534760206450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu du mémorial a été construit un stupa où est entreposée une partie des crânes retrouvés dans les fosses alentour : cet amoncellement de plus de huit mille crânes est plutôt macabre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le stupa de Choeng Ek&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;- contenant :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gAW-d_EDI/AAAAAAAAAD0/oeW5nBcD4F8/s1600-h/stupa.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gAW-d_EDI/AAAAAAAAAD0/oeW5nBcD4F8/s320/stupa.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140859369369309234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;- contenu :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jrROd_EKI/AAAAAAAAAEs/bVSA8FoMaIY/s1600-h/cranes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jrROd_EKI/AAAAAAAAAEs/bVSA8FoMaIY/s320/cranes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141117655817588898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, si Choeng Ek est naturellement un site horrible en soi, où le tragique a eu sa part belle, j’y ai curieusement senti un certain apaisement d’esprit. Il est vrai que le site est agréable : deux hectares de campagne où la nature a repris ses droits, sorte d’hymne à la vie. Autant je n’avais pas tellement aimé &lt;a href=" http://www.tuolsleng.com/"&gt;Tuol Sleng&lt;/a&gt; (dit aussi S-21), l’ancienne école au centre de Phnom Penh, reconvertie une première fois en prison par les Khmers Rouges, et une seconde fois en musée par les Vietnamiens, autant j’ai aimé Choeng Ek. Pour le premier, où les pires barbaries ont également été commises et aujourd’hui dans un état de délabrement tel qu'une interdiction d’accès se justifierait presque, point de vie : le glauque y a remplacé la mort, nous enfermant au passage dans l’asthénie qui semble décidément propre à la nature humaine. Pour le second, visité par une belle journée ensoleillée, la végétation luxuriante, au moins, laisse une place à l’espérance. J’y ai vu la fleur qui pousse au milieu du charnier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tuol Sleng : règlement intérieur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxWOd_ENI/AAAAAAAAAFE/uDJ2ycp_JLM/s1600-h/reglement.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxWOd_ENI/AAAAAAAAAFE/uDJ2ycp_JLM/s320/reglement.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141124338786701522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une salle à Tuol Sleng au temps des Khmers Rouges.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gDO-d_EGI/AAAAAAAAAEM/7E8hDKKwvfw/s1600-h/sallepleine+tuol+sleng.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gDO-d_EGI/AAAAAAAAAEM/7E8hDKKwvfw/s320/sallepleine+tuol+sleng.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140862530465239138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un lit à Tuol Sleng.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;- Avant :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1f9eed_D-I/AAAAAAAAADM/nhieBl_j4iU/s1600-h/litavec.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1f9eed_D-I/AAAAAAAAADM/nhieBl_j4iU/s320/litavec.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140856199683444706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;- Après :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1f9eed_D_I/AAAAAAAAADU/2S8-uC63WB4/s1600-h/litsans2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1f9eed_D_I/AAAAAAAAADU/2S8-uC63WB4/s320/litsans2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140856199683444722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les âmes innocentes (photos affichées à Tuol Sleng)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxt-d_ESI/AAAAAAAAAFs/oy3rbXVhAzY/s1600-h/martyrs.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxt-d_ESI/AAAAAAAAAFs/oy3rbXVhAzY/s320/martyrs.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141124746808594722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gDPed_EII/AAAAAAAAAEc/MAbQvipF1vY/s1600-h/tuolslengenfants.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gDPed_EII/AAAAAAAAAEc/MAbQvipF1vY/s320/tuolslengenfants.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140862539055173762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1f9d-d_D8I/AAAAAAAAAC8/efNKxXeCQKg/s1600-h/deuxenfants.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1f9d-d_D8I/AAAAAAAAAC8/efNKxXeCQKg/s320/deuxenfants.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140856191093510082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyre n°19&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxtOd_EOI/AAAAAAAAAFM/Jdb96Sg5t2k/s1600-h/martyre19.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxtOd_EOI/AAAAAAAAAFM/Jdb96Sg5t2k/s320/martyre19.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141124733923692770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyr n°50&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jz_Od_EVI/AAAAAAAAAGE/1VLhgHQxtVY/s1600-h/martyr50.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jz_Od_EVI/AAAAAAAAAGE/1VLhgHQxtVY/s320/martyr50.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141127242184593746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyre n°73&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxted_EPI/AAAAAAAAAFU/voxfoyj5VXM/s1600-h/martyre73.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxted_EPI/AAAAAAAAAFU/voxfoyj5VXM/s320/martyre73.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141124738218660082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyr n°78&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jz--d_EUI/AAAAAAAAAF8/ZOUEUmeu9DI/s1600-h/martyr78.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jz--d_EUI/AAAAAAAAAF8/ZOUEUmeu9DI/s320/martyr78.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141127237889626434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyre n°85&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxtud_EQI/AAAAAAAAAFc/KnAN0Ihlpr0/s1600-h/martyre85.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxtud_EQI/AAAAAAAAAFc/KnAN0Ihlpr0/s320/martyre85.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141124742513627394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyr n°152&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxt-d_ERI/AAAAAAAAAFk/mV5-w2wfpOc/s1600-h/martyr152.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jxt-d_ERI/AAAAAAAAAFk/mV5-w2wfpOc/s320/martyr152.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141124746808594706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyr n°374&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jz_Od_EWI/AAAAAAAAAGM/Ys6SOKiyK9A/s1600-h/martur374.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jz_Od_EWI/AAAAAAAAAGM/Ys6SOKiyK9A/s320/martur374.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141127242184593762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyr n°399&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jz--d_ETI/AAAAAAAAAF0/N-mUGo6ero4/s1600-h/martyr399.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jz--d_ETI/AAAAAAAAAF0/N-mUGo6ero4/s320/martyr399.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141127237889626418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyre n°408&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gAW-d_ECI/AAAAAAAAADs/6wHi-dh4A7k/s1600-h/martyre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gAW-d_ECI/AAAAAAAAADs/6wHi-dh4A7k/s320/martyre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140859369369309218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyr n°438&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gAWud_EBI/AAAAAAAAADk/ew04pKBRfrM/s1600-h/martyr.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1gAWud_EBI/AAAAAAAAADk/ew04pKBRfrM/s320/martyr.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140859365074341906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Retour pour le déjeuner à la maison des coopérants où Philibert et Antoine s’activent aux fourneaux. Et nous de mettre la main à la pâte puis les pieds sous la table. Après le déjeuner, détour à l’Internet café d’à-côté du Palais royal, en front de Tonlé Sap, et d’où je vous ai envoyé ma dernière chronique. Le soir, petit tour au Burger King local, avant un film bien beauf à la maison. Une petite causerie, et au dodo : la messe est à 9h demain matin. Messe dans la toute nouvelle église paroissiale, encore en travaux d’ailleurs, et qui sera consacrée le 6 janvier par le Cardinal Martino, Président du Conseil pontifical Justice et Paix. Après le passage à la tondeuse de ma tignasse et un déjeuner bien sympathique chez Rémi et Marie, deux coopérants mariés de l’été dernier et arrivés récemment, il est temps de repartir dans nos provinces respectives et ainsi d’achever un week-end phnom penhois une fois de plus excellent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je pourrais m’arrêter là, et passer à la traditionnelle pensée de la semaine qui clôt généralement ma chronique. Mais je voudrais d’abord vous rapporter quelques mots de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Norodom_Sihanouk"&gt;Norodom Sihanouk&lt;/a&gt;, père de l’actuel roi du Cambodge, qui fut lui-même roi à plusieurs reprises entre 1941 et 2004. Ces mots, ô combien éloquents !, remontent à août 2002 et sont adressés (je cite) "à mes bien-aimés compatriotes" ; je les ai trouvés dans une sélection d’articles du journal francophone "Cambodge soir" qui m’est tombée sous la main par hasard. Ainsi Sa Majesté dresse-t-elle un portrait peu flatteur de son royaume : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dans les années 1990-2000, nous devenons une nation de mendiants et ne survivons, d’ailleurs très mal, que grâce au riz et d’autres aides de l’étranger et des gros capitalistes. Nous avons d’innombrables mendiants (y compris des agriculteurs) et une bonne partie du 'petit-peuple' fait face à la famine.&lt;/span&gt; [...] &lt;span style="font-style:italic;"&gt;On connaît les conséquences ultradésastreuses pour notre pays, notre agriculture, nos paysans et nos paysannes, notre 'petit-peuple', nos lacs, nos étangs, nos cours d’eau, nos ressources piscicoles, d’une déforestation continue, extensive, sans frein et sans remède véritable. Je ne me permettrai pas de m’étendre là-dessus. Je dois mentionner seulement le fait qu’une telle déforestation est l’une des causes majeures des cas de sécheresses et d’inondations catastrophiques, ruinant littéralement le pays, notre agriculture, nos paysans et nos paysannes. &lt;/span&gt;» A bon entendeur ?  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LL.MM. Norodom, père et fils. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1f9eOd_D9I/AAAAAAAAADE/xv307TiydmQ/s1600-h/les+deux+rois.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1f9eOd_D9I/AAAAAAAAADE/xv307TiydmQ/s320/les+deux+rois.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140856195388477394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour conclure : la pensée de la semaine ; "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le chagrin est comme le riz dans le grenier : chaque jour il diminue un peu.&lt;/span&gt;" (proverbe malgache). A la semaine prochaine ! »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-8632936519256528075?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/8632936519256528075/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=8632936519256528075' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/8632936519256528075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/8632936519256528075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/12/semaine-16-le-charnier-et-la-fleur.html' title='Semaine 16 : le charnier et la fleur.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1jtOOd_ELI/AAAAAAAAAE0/sYB7Fba8M7g/s72-c/tete.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-7913958131648541888</id><published>2007-12-01T02:57:00.001-08:00</published><updated>2011-09-14T08:14:27.057-07:00</updated><title type='text'>Semaine 15 : rizem et circenses.</title><content type='html'>(blabla)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais tâcher de faire bref. Le temps presse. Que vous dire de cette quinzième semaine, déjà loin derrière ? Non pas qu’il n’y ait rien à en dire, bien au contraire, mais plutôt que je ne sais par quel bout commencer. En fait voilà. C’est décidé, pour éviter les longueurs, je commence par vendredi. Vendredi, justement, Philibert et Antoine, coopérants MEP respectivement en poste à Phnom Penh et Kampot, ont la bonne idée de venir me voir. Et pour cause : certes, ça vaut l'coup, mais c’est aussi Bon Om Tuk (nous y reviendrons plus bas), jour chômé ici-bas. La veille, Francois, un prêtre MEP du diocèse de Lille, ordonné en 2005, et tout juste arrivé au Cambodge, est venu s’installer à Kompong Cham pour un an et demi. Du coup, nous voilà partis tous les quatre, à deux motos, direction Han Chey, la montagne-sanctuaire dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois, à une bonne vingtaine de kilomètres de piste d’ici, et d'où sort de terre un bouddha de 56 mètres de haut. Saison sèche oblige, en chemin, la moindre voiture nous offre de rouler dans un nuage de poussière et de repeindre nos habits. Je n'vous raconte pas quand c'est un camion. Là-haut, nous avons profité du parc animalier en béton pour jouer aux touristes (voir ci-dessous).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ4FHg_HI/AAAAAAAAACU/DFagac822OE/s1600-R/dino.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ4FHg_HI/AAAAAAAAACU/tVFqlXXYWeY/s320/dino.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138969877601647730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Père François, Antoine et moi avons attrapé un dinosaure: merci à Philibert, qui, derrière son appareil, a eu le bon réflexe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour samedi, Antoine nous avait mis en tête de trouver une chariote et son cheval pour une balade atypique le long du Mékong. Du coup, nous voilà partis à sa recherche. En chemin, nous grimpons la « tour cham », qui fait face à Kompong Cham, de l’autre coté du fleuve. Avec ses airs de minaret, construite dans les années 30, elle est un reste de l’administration française et ne sert à rien d’autre qu'à satisfaire le désir de perspective du gouverneur d’alors (elle est pile dans l'axe de la rue au bout de laquelle se trouve la maison du gouverneur). Soucieux de lui donner un genre cham (les chams sont les musulmans du Cambodge et Kompong Cham est leur port d'attache), feu Son Excellence la fit faire dans un pur style arabisant, ce qui est finalement assez curieux pour le coin (voir ci-dessous).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FBBlHg-_I/AAAAAAAAABU/epDvodr6b44/s1600-R/New+Image.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FBBlHg-_I/AAAAAAAAABU/inY5wvdJh5E/s320/New+Image.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138960145205754866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La tour cham&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette ascension et une vue magnifique sur la région, nous avons crapahuté aux alentours, et fini par trouver un autochtone partant pour nous promener dans sa chariote, moyennant finance. Hue dada. C’est parti. Vu l'attelage, nous ne sommes pas allés très loin ; deux ou trois kilomètres aller-retour tout au plus. Visiblement, nous étions drôles: les gens riaient sur notre passage. Si le pauvre cheval en a pris pour son grade, la balade était extra (voir ci-dessous).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FBClHg_BI/AAAAAAAAABk/-F69DwI4828/s1600-R/PB241190.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FBClHg_BI/AAAAAAAAABk/eCALp9YPHEk/s320/PB241190.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138960162385624082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A dada mon gros bidet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, nous sommes repassés à l’évêché pour prendre deux motos, direction Chup, dont je vous ai déjà parlé, et qui reste la plus grande plantation d’hévéas du Cambodge (6000 hectares). Là, nous avons pénétré cette forêt bicolore, mystérieuse source d’inspiration, et exploré quelques allées forestières aux airs de corridors. A travers les arbres, au loin, le soleil rougeoyant se couche: c'est beau !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FBC1Hg_CI/AAAAAAAAABs/DHZUjqpvdSw/s1600-R/PB241213.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FBC1Hg_CI/AAAAAAAAABs/TnD9hVkyI8w/s320/PB241213.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138960166680591394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A moto avec Antoine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ5FHg_II/AAAAAAAAACc/ocpjF19-lU4/s1600-R/PB241215.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ5FHg_II/AAAAAAAAACc/yMh_O8AfkdE/s320/PB241215.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138969894781516930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En pénétrant dans la plantation Chup&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ6VHg_JI/AAAAAAAAACk/tMmctLk61Zc/s1600-R/New+Image+2.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ6VHg_JI/AAAAAAAAACk/NWYL6EZsnIw/s320/New+Image+2.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138969916256353426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans la plantation Chup&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi soir, &lt;a href=" http://dimitri.neumann.free.fr/accueil/index.html"&gt;Dimitri&lt;/a&gt; nous a rejoints. Le temps d’enfiler un dîner, quelques bières locales dans un bar de l'autre coté du Mékong, et une courte nuit, nous voilà partis aux aurores dominicales pour Phnom Penh où Bon Om Tuk (la fête des eaux) bat son plein et fait se tripler le temps d'un week-end la population phnom penhoise. Là, Sihamoni, sa cour et son peuple fêtent l’inversion des eaux du &lt;a href="http://gilkergu.club.fr/Asie/Cambodge/Mekong_Tonle_Sap/Mekong_Tonle_Sap1.htm"&gt;Tonlé Sap&lt;/a&gt;, et assistent côte à côte à une course de pirogues peinturlurées. Chaque embarcation représente une province, un village, une profession, une ONG, et que sais-je encore. On imagine le plaisir de &lt;a href="http://www.norodomsihamoni.org/"&gt;Sa Très Gracieuse Majesté&lt;/a&gt;, perchée sur sa loge de roi et pétant dans la soie, savourant de son auguste coeur le bonheur de voir ses sujets s’amuser dans une liesse asphyxiante. "Du riz et des jeux. Donnez-leur du riz et des jeux". Parallèlement, depuis le loft &lt;em&gt;open space &lt;/em&gt;des expatriés dont je vous ai déjà parlé il y a quelque temps (lui est directeur de l'aéroport de Phnom Penh), nous avions sans aucun doute une des plus belles vues de toute la ville; j'ose le dire: c'était royal (voir la photo ci-dessous, prise de là-haut. Voir aussi &lt;a href="http://saphalhos.free.fr/article.php3?id_article=20"&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ9FHg_KI/AAAAAAAAACs/HhyEWcxtonM/s1600-R/IMG_1375.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ9FHg_KI/AAAAAAAAACs/VCmMN3zMbDk/s320/IMG_1375.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138969963500993698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le feu d’artifice, nous voilà repartis dîner sur l’autre rive du Tonlé Sap, chez une certaine Vantha, une khmère qui tient le magasin de l’Eglise catholique à Phnom Penh ("Up to you"). La traversée sur le seul pont de la ville a failli se terminer en &lt;em&gt;stand by &lt;/em&gt;de deux heures. Mais nous avons eu plus de chance que Philibert qui nous suivait de dix minutes, et qui, forcé de rebrousser chemin, n’est jamais arrivé. Vantha et sa famille nous ont reçus comme des rois, et le dîner, arrosé de quelques binouzes était bien sympathique. Le plus drôle, c'est que Vantha nous a montré les photos de son périple dans le Bordelais, je ne sais chez quel expat', et que sur une des photos, j'ai reconnu une Bordelaise avec qui il m'est arrivé, plus jeune, de danser sur Bob Morane. Là encore, je ne sais pas si c'est le monde qui est petit, ou bien la France qui est grande... Notre soirée s'est soldée par un tour à la fête foraine, où manèges et autres beauferies ont fini de nous régaler. On a bien rigolé. Voilà un week-end bien chargé qui s’achève. Lundi : retour à Kompong Cham, pour entamer la seizième semaine la tête pleine d’images magnifiques. Si vous le voulez bien, nous attendrons encore quelques jours pour en parler. D’ici là, je vous laisse sur la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Un homme qui se noie cherche à s’aggriper même à une paille de riz&lt;/span&gt;" (proverbe chinois).  »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-7913958131648541888?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/7913958131648541888/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=7913958131648541888' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7913958131648541888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/7913958131648541888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/12/semaine-15-panem-et-circenses.html' title='Semaine 15 : rizem et circenses.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R1FJ4FHg_HI/AAAAAAAAACU/tVFqlXXYWeY/s72-c/dino.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-2231295897120942662</id><published>2007-11-19T04:27:00.000-08:00</published><updated>2011-09-14T08:33:54.346-07:00</updated><title type='text'>Semaine 14: je suis un bateau de fortune.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R0GT2TGiNOI/AAAAAAAAABE/guDMH69xqXo/s1600-h/bateau.GIF"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R0GT2TGiNOI/AAAAAAAAABE/guDMH69xqXo/s320/bateau.GIF" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134547611228976354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Petit texte écrit à l’occasion de mes trois premiers mois passés au Cambodge)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je suis un bateau de fortune. Arraché à la France par des vents violents, j’ai repris la mer, et les flots agités m’ont conduit sur un océan de riz, perdu entre mer et terre, entre espoir et désespoir. Les gens d’ici l’appellent leur pays. Drôle de nom. D’ailleurs, les gens d’ici ont tous de drôles de noms. Parfois même, ce ne sont que des sons ; pire : des onomatopées. Mais qu’ont-ils donc tous à m’appeler « Loï¹ » ? Mais qu’ont-ils donc tous avec leur « hello » ? Mais qu’ont-ils donc tous avec ce sourire en continu ? Ça va bien maintenant : je m’appelle Louis (« Lou-i » vous dis-je !), je ne suis pas Rosbif, et ce sourire me feinte. Ce sourire est une arme terrible. Un camouflage criard qui hurle. Un masque de tragédie grecque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Quel est donc ce pays où les gens ne sont ni Blancs, ni Noirs, ni Jaunes ? Quel est donc ce pays où seul le riz ne rit pas ? C’est bien cela, et j’y reviens : les gens d’ici l’appellent « leur pays ». Mais moi, je ne l’appelle pas. C’est lui qui m’appelle. Tous les matins, il m’appelle à me lever aux aurores (et ici elles sont tôt). Tous les jours, il m’appelle à prendre sur moi. Tous les soirs, il m’appelle à poursuivre ma route. Mais la mer est agitée, et la route est parfois difficile : j’ai du mal à passer le creux des vagues. J’ai la tête qui fait gling gling ; j’ai les yeux qui remuent ; j’ai le coeur qui s’excite. Ça secoue fort. Ça bouscule les idées reçues. Ça mélange les genres. Mais heureusement, les gens d’ici ne sont pas les seuls à être ici chez eux. Moi aussi je suis chez eux. Finalement, ici, nous sommes tous chez eux. Bien sûr, ailleurs, me direz-vous, j’ai un chez moi, rempli de confort et de sécurités. Certes. &lt;br /&gt;     Mais voilà, je suis ici, chez les gens d’ici, avec les gens d’ici, que l’on appelle des « Khmers ». Peuple ô combien tourmenté que ce peuple khmer. C’est son Histoire qui le tourmente. Bien sûr, il y a très longtemps, les Khmers avaient un très grand royaume, riche et puissant ; oui mais voilà : tout ça est révolu. Tels une cité engloutie par les caprices du temps, les derniers témoins de cette époque glorieuse surgissent aujourd’hui du milieu de la jungle : on les appelle « Angkor ». C’était l’apogée des Khmers. Mais depuis que la mélancolie a gagné la guerre, leur mer de riz, que l’on appelle « Cambodge », a pris la voie d’un lancinant déclin. Déchiré par une Histoire sans pitié, meurtri par des attaques incessantes venues de toutes parts, le Cambodge aura même été la proie malheureuse d’un des derniers grands génocides que les Hommes aient commis. Dans sa longue destinée de martyr, rien ou presque ne l’aura épargné. Le fond a été atteint, et c’est sur la cendre que les gens d’ici reprennent espoir. Ils reprennent espoir en l’Histoire ; ils reprennent espoir en eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Dans le coin où je suis, il y a une ville que les gens d’ici appellent Kompong Cham. Ça veut dire « port des Chams » ; et les Chams, précisément, ce sont les musulmans d’ici, qui sont ici depuis très longtemps. Pas très loin d’ici il y a une mosquée, et quand le vent porte, on peut entendre l’imam appeler à la prière. Qui l’eût cru ? &lt;br /&gt;     Kompong Cham, c’est là que les gens d’ici m’ont fait un lit. C’est là qu’ils m’attendaient. C’est là que je vis. Appelé par ce pays, je vis dans un coin, un coin magnifique. En arrivant à Phnom Penh, le premier jour, en août, je me souviens : ce n’était pas pareil. Ce n’était pas le même coin. C’était le coin d’une capitale bousculée par les couleurs de l’Occident. Kompong Cham, c’est une ville encore hésitante, déchirée entre tradition et consumérisme, entre archaïsme et modernité. Un coin d’Orient dans la province cambodgienne, où le temps ne s’est pas arrêté pour autant. Un coin de ville à la khmère, chez les Khmers. Les Khmers, justement, ne vivent pas comme moi. Ils vivent comme eux. Pourtant, ils disent « fromach », « beu’ », « pom’ », « pain », « chokola ». C’est ce qui leur reste de l’administration française ; c’est une partie de ce que mon pays leur a laissé. S’ils disent comme nous parfois, pourquoi ne me disent-ils pas « bonjour » ? Etranger parmi les gens d’ici, je me sens étranger. Je suis un barbare parmi les gens d’ici, ou plutôt un « baraing » comme ils disent. En langue locale, la Seine se dit « Mékong ». Et le Mékong, justement, passe tout près de là où j’habite. A vol d’oiseau, peut-être deux cents mètres. Et comme l’imam tout à l’heure, quand le vent porte, on entend les bateaux ; et comme l’imam tout à l’heure, eux aussi appellent à la prière. Ils appellent à prier Dieu, et le remercier d’être là, au bord du Mékong, à servir son Eglise. Kompong Cham est sur la colonne vertébrale de la péninsule indochinoise : un pont financé par les Japonais y enjambe le Mékong, et permet à l’axe Bangkok-Saigon de ne pas s’arrêter. Point de passage obligé. Mais point de passage seulement. Hormis passer, il n’y a en fait ici pas grand-chose à faire ; en tout cas, pas de quoi faire ce que j’attendais d’une ville importante. Au départ je me disais : « Mais c’est pas possible ! Y’a rien à faire ici ». Aujourd’hui, je me dis qu’il y a à faire ce que les gens d’ici font. Mes yeux s’y sont faits. Mon regard a changé. Même mon ventre a appris. Il a appris que ce qui est mauvais en France peut être bon ici. Il a appris à surmonter son mal de mer (pour mes papilles gustatives, c’est une autre affaire...). Bref. Les gens d’ici vivent à leur manière. Et je ne suis pas là pour qu’ils vivent à la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mais que fais-je ici au juste ?&lt;/span&gt; Combien de fois je me suis posé cette question ! Combien de fois je me la pose encore ! Grâce au temps qui passe, des réponses émergent ci et là. Par exemple, j’y fais des rapports financiers pour les organismes étrangers qui nous soutiennent. Sans ces financeurs, point de finance. Sans finance, point de projets. Ce serait bien dommage, car les projets mis en place par l’Eglise locale sont bons pour les gens d’ici. Ce sont des projets éducatifs, qui offrent l’occasion unique à de nombreux jeunes d’aller à l’école, et parfois même à l’université. Les enfants pris ici en charge sont des paysans, à qui leur campagne n’offrait jusqu’à présent que de reprendre la rizière familiale. Développeurs, relais, programmateurs, réalisateurs : les prêtres font sur le terrain un travail de titan. Jusqu’au fond des campagnes, ils vont aider des jeunes à pouvoir se choisir un avenir. Ils vont aider le Cambodge à pouvoir se choisir un avenir. Il vont l’aider à se doter de la matière grise dont il la besoin pour sortir du bourbier dans lequel il s’enlise depuis trop longtemps. Ni assistanat, ni prosélytisme, ni conquête : retenons simplement développement, d’intelligence avec les valeurs de l’Evangile. Les « lopoks », comme on les appelle, oeuvrent à développer l’éducation dans des coins dont tout le monde se fout. Ils tentent d’humaniser un pays déraciné par la longue nuit pol potienne. Ils participent à la construction d’un monde meilleur. La tâche est énorme, mais la tâche vaut le coup. D’ailleurs, les gens d’ici valent le coup. Ne sont-ils pas pour moi un repère, un phare dans la nuit ? Excessif, certes. Mais quoiqu’ils soient, ils sont l’île salvatrice sur laquelle j’ai échoué. Je suis un bateau de fortune amarré à un peuple en marche vers la Lumière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     J’y reviens : que fais-je ici au juste ? Je fais de la comptabilité avec ma collègue indigène. Quand je suis arrivé, mon prédécesseur était déjà parti. Un tuilage de courte durée avec un second coopérant ne m’aura laissé qu’un court temps pour apprendre à manier la barre. Guidé par mon instinct de survie, j’ai suivi les traces laissées par mes prédécesseurs, dans les casiers et dans mon ordinateur de bord. En cas de panne, ma collègue, forte d’avoir pris la mer avant moi, est bien souvent mon meilleur remorqueur. Et quand une tempête intertropicale éclate (je suis ici à 12° de latitude Nord), je vois toujours au loin la lueur des phares. Elle me rappelle que le port n’est pas loin. Elle me fait garder espoir. Je suis un bateau de fortune.&lt;br /&gt;Quatre fois par semaine, je mets le cap sur un village, remorqué par une moto. C’est comme au théâtre. Pendant que je me glisse entre ses nids-de-poule, la piste tape-cul longe le Mékong. À chaque fois le rideau se lève. À chaque fois mes yeux en prennent plein la vue. Là-bas, à Phum Thmey, dans l’église, je joue à l’apprenti prof d’Anglais. Des élèves assis par terre font le plus souvent semblant d’écouter. Ils font semblant de comprendre, aussi, parfois. Pas facile de me faire comprendre quand les mots me manquent. Les gens d’ici parlent leur langue, et j’apprends peu à peu à la parler avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Que fais-je d’autre ici ? Je mets parfois le cap sur des choses à voir. A plein moteur, je vogue vers des sites exceptionnels, qui surgissent des rizières, tels la queue d’une baleine. Je m’approche. Je regarde. Et mes yeux dégustent des paysages uniques. Ils se baladent sur les charmes requinquants du Cambodge. Ils s’offrent un bain moussant aux vertus thérapeutiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Que dire au final de ces premiers temps passés à Kompong Cham ? Que dire de ma mission ? Que dire de mes états-d’âme ? Oh non je ne vais pas prétendre que tout est génial. Je ne prétends pas attendre que tout soit génial : je ne suis pas là pour ça. C’est vrai, souvent, et j’y reviens, je me suis demandé : « Mais bon sang, qu’est-ce que je fous là ? Ce que je fais est-il vraiment utile ? ». D’ailleurs, aujourd’hui encore, parfois, je me pose la question. C’est une question qui peut surgir à chaque instant. C’est une question qui m’a déjà fait dire que je perdais mon temps, et le temps des gens d’ici avec. Mais la douceur des flots et la tranquillité des gens d’ici m’ont appris à prendre sur moi. Elles m’ont appris à apprécier la khméritude. Poussé par une force tranquille (sans commentaire...), j’ajuste peu à peu ma quille aux eaux cambodgiennes. Je me stabilise, et reste à l’écoute de l’océan de riz sur lequel je navigue depuis maintenant trois mois. Je m’applique à flotter. En quelque sorte, je n’oublie pas que je suis un bateau de fortune. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. C’est fini. Que vous dire brièvement d’autre pour cette quatorzième semaine ? Calme jusqu’à vendredi, elle a fini dans l’agitation. Et pour cause : alors que toute la semaine une bonne partie des missionnaires MEP, de tous les genres et de toute l’Asie, s’étaient retrouvés à Siem Reap pour un colloque sur "la religion de l’Autre", quelques uns d’entre eux sont venus passer le week-end à Kompong-Cham, dont le Père Colomb, Vicaire général de la rue du Bac, et responsable de la coopération. Ainsi, Dimitri était plus ou moins prié de venir à Kompong Cham pour le voir. Il en a profité pour me rapporter mon vélo, et s’est donc avalé en sens inverse mon trajet de la semaine dernière. Samedi après-midi, nous sommes allés à Koh Roka, un village à sept kilomètres de Kompong Cham, et dont je vous ai déjà parlé. Là, nous avons assisté à l’inauguration d’une école financée par les Salésiens de Don Bosco, en présence des autorités religieuses et civiles locales (moines bouddhistes compris).  Bref. Depuis mon arrivée, l’évêché n’avait jamais été aussi plein. Le temps d’un week-end, c’était bien sympathique. Depuis, tout le monde est reparti, et le calme a repris sa place. Voilà mes chers amis ce que je voulais vous dire cette semaine. En attendant la semaine prochaine, comme de bien entendu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien sûr : la pensée de la semaine : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Si tes projets portent à un an, plante du riz ; à vingt ans, plante un arbre ; à plus d’un siècle, développe les hommes&lt;/span&gt;" (proverbe chinois). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¹En Khmer, “loï” signifie “argent”.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2639120690494406848-2231295897120942662?l=louis-cambodge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/feeds/2231295897120942662/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2639120690494406848&amp;postID=2231295897120942662' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/2231295897120942662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2639120690494406848/posts/default/2231295897120942662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://louis-cambodge.blogspot.com/2007/11/semaine-14-je-suis-un-bateau-de-fortune.html' title='Semaine 14: je suis un bateau de fortune.'/><author><name>Louis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13864711790759912561</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/R0GT2TGiNOI/AAAAAAAAABE/guDMH69xqXo/s72-c/bateau.GIF' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2639120690494406848.post-9129632077345763320</id><published>2007-11-14T05:33:00.000-08:00</published><updated>2008-12-11T14:19:29.018-08:00</updated><title type='text'>Semaine 13 : les bouts des doigts du bout du monde.</title><content type='html'>(blabla)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Chers lecteurs assidus ou non, bonjour. Et voila que fut la treizième semaine. Et voilà qu’elle fut plus agitée que la douzième. Et voilà que je me mets à lui trouver des mots, pour la coucher sur le papier de mon écran d’ordinateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Lundi d’abord : concert promotionnel sur le stade municipal de Kompong Cham, avec LE tout Kompong Cham (dont la moitié de l’évêché). Pour les organisateurs, tenez-vous bien, il s’agissait de vendre du savon aux vertus blanchissantes. Hé oui : alors qu’en Europe on court derrière le moindre rayon de soleil pour se faire dorer la pilule, ici-bas, non seulement on le fuit, mais on cherche à devenir aussi blanc que possible. C’est le chic suprême d’être blanc. Que je me promènerais à poil, que je serais chic... Bref. Je vous raconte la scène : justement, une scène digne de ce nom, avec spots, lasers, vidéoprojections et j’en passe ; la télé locale en direct ; des centaines de Khmers ; des vendeurs à la sauvette ; des jeux forains (style une roue toute brinquebalante) ; des marchands d’savons blanchissants sous des chapiteaux bariolés à la façon Foire de Paris ; et trois blancs (dont moi). Des chanteuses sorties d’à peu près nulle part se dandinent sur scène. Chants khmers à la khmère chez les Khmers, entrecoupés de messages publicitaires ventant les mérites des savons décolorants. En fin de concert, le Pierre Palmade et la Michelle Laroque locale (pardon pour ceux qui auraient réussi à échapper à leur déferlante) font rire la foule. Si je ne comprends rien ou presque, je ris quand même : apparemment, c’est drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Les jours suivant, rien de particulier : vie de bureau jusqu’à 15 h 30, puis départ pour Phum Thmey où je continue à jouer l’apprenti prof d’Anglais, devant des élèves, sinon insupportables, du moins bien agités. Combien sont-ils à comprendre quoi que ce soit ? Pas plus de deux ou trois, peut-être moins. Mais l’espérance habite en nos coeurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Samedi matin : départ pour Prey Veng en vélo, une ville située à 80 km au sud-est de Kompong Cham, et capitale de la &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Prey_Veng_Province"&gt;province du même nom&lt;/a&gt;. Trois heures à pédaler à travers les rizières, désespéramment plates.  A Prey Veng, l’Eglise a mis en place deux centres, où des jeunes, garçons et filles séparés, sont logés à l’année, pour y poursuivre leur scolarité (voir ci-dessous). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/Rzr8CL7HX6I/AAAAAAAAAAk/oWIpMo8QweQ/s1600-h/DSCN3638.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/Rzr8CL7HX6I/AAAAAAAAAAk/oWIpMo8QweQ/s320/DSCN3638.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132691839832776610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux vous dire que ça bosse dur. Emploi du temps minuté. Etude, étude, étude. &lt;br /&gt;     C’est à Prey Veng aussi qu’est installé Dimitri, de son état le coopérant français le plus proche de Kompong Cham, et dont je vous ai déjà parlé les semaines passées. Arrivé là-bas pour déjeuner, j’ai mis les pieds sous la table, avant d’aller voir l’école où ledit Dimitri donne des cours d’Anglais : c’est la brousse au milieu de nulle part. Puis, petit tour dans Prey Veng, où, précisément, il n’y a rien à voir, hormis peut-être un musée, fermé à peu près toute l’année, et qui, d’extérieur, ressemble vaguement à quelque chose, mais pas à un musée. Au dire du Lonely Planet, il suffit de regarder par la fenêtre et l’on a vu tout ce qu’il y a à voir, c’est-à-dire rien, ou presque. Ceci dit, il y a quand même une curiosité à Prey Veng : cette ville au milieu des terres a des airs de bord de mer. Et pour cause : les eaux du Mékong y forment un &lt;a href="http://www.ohf.org.sg/images/Sunset2_200X150.jpg"&gt;lac immense&lt;/a&gt; dont on voit à peine l’autre rive. Une jetée a d’ailleurs été construite, et un vent presque marin souffle du fin fond de l’horizon. C’est assez étonnant. &lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;     Ensuite, petite visite à quelques familles pauvres, dont une, avec ses deux parents (le père est un ancien Khmer Rouge) et ses six enfants vit dans une cabane monopièce à peine construite de trois planches et deux clous, au milieu de quelques détritus en attente de décomposition. Au retour, arrêt à l’usine de glace (rares au Cambodge sont les familles équipées d’un frigo ; du coup, on achète de la glace en gros cubes qu’on met dans une glacière en attendant que ça fonde). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Dimanche, comme cela avait été prévu, nous partons à six, direction un village de brousse pour y couper les cheveux et les ongles des enfants, avant de les shampooiner à l’anti-poux. Ce village est à une heure de piste environ de Prey Veng, au bout du monde. Quand on arrive, ça court dans tous les sens, et tout ce petit monde vient s’asseoir sur une grande bâche, avant d’entonner quelques chansons (voir ci-dessous). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/Rzr8C77HX7I/AAAAAAAAAAs/prvmoQc6oFQ/s1600-h/DSC01134.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/Rzr8C77HX7I/AAAAAAAAAAs/prvmoQc6oFQ/s320/DSC01134.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132691852717678514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous de passer bientôt à l’action. Dimitri et un autre compère en coiffeurs, pendant que je joue au manucure sur dix fois plus de bouts de doigts que d’enfants qui me tendent leurs mains, en l’occurrence pleines de doigts. Question ongles, je sais pas vous, mais moi, c’est pas mon fort. Je coupe comme je peux, en en faisant jongler plus d’un. Mais mes bons amis, ne faut-il pas souffrir pour être beau ? (voir ci-dessous). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/Rzr8Db7HX8I/AAAAAAAAAA0/sMj1vCmZ_ws/s1600-h/DSCN3610.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_6VQs8cglDd4/Rzr8Db7HX8I/AAAAAAAAAA0/sMj1vCmZ_ws/s320/DSCN3610.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132691861307613122" /&gt;&lt
